Préoccupant. Les inquiétudes sur la demande en pétrole pourraient bientôt faire place à des tensions sur l’offre. De fait, l’Opep+* échoue à atteindre ses objectifs de production depuis 7 mois. Une partie de ses membres, en Afrique ou en Asie, n’arrivent pas à extraire suffisamment de pétrole pour atteindre leurs objectifs fixés par l’organisation. Le sous-investissement chronique et les fuites répétées, en particulier au Nigeria, érodent les volumes de production, ce qui pèse aussi sur les volumes produits par l’Angola, la Guinée équatoriale ou le Congo. D’autres pays, telle la Russie, ont pu se voir attribuer des objectifs trop élevés. S’y ajoutent des problèmes idiosyncrasiques : problèmes politiques au Koweït ou travaux de maintenance imprévus sur les terminaux malaisiens. Certes, les grands producteurs de pétrole que sont l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis ou l’Irak pourraient compenser le manque, mais les règles de l’Opep les en empêchent. Le déficit continuera de se creuser : l’Opep prévoit de relever de 400.000 barils/jour les objectifs de production chaque mois. En parallèle, les stocks se vident : fin octobre, les volumes stockés par les économies de l’Organisation de coopération et de développement économiques étaient inférieurs de 6 % à leur niveau moyen de 2015-2019.