Le marché des fonds durables a connu «un excellent cru» en 2021. Novethic publie sa dernière étude annuelle sur les fonds durables proposés sur le marché français. Selon le panel de Novethic, le marché a presque doublé (+94%) pour atteindre 896 milliards d’euros d’encours pour 1 186 fonds, à fin 2021. Dans ce panel, l'étude distingue 58% de fonds classifiés article 8 (objectif large) au sens de la règlementation SFDR, 31% de fonds article 9 (objectif de durabilité assortis d’indicateurs d’impact), et 11% non classifiés. «Les acteurs devront mettre en œuvre courant 2022 les recommandations fournies par l’ensemble des textes publiés jusqu’à présent sur la finance durable. Ils disposent désormais d’une base solide pour construire leur reporting ESG. 2022 devrait être l’année de la transparence et de l’évaluation de la double matérialité par les sociétés de gestion», souligne le rapport. Du côté des labels, le marché est dominé par l’ISR avec quatre sociétés de gestion (en nombre de fonds et en volume d’encours), à savoir Natixis IM, La Banque Postale, BNP Paribas AM et Amundi. Novethic a passé en revue 749 fonds ISR qui représentent 693 milliards d’euros d’encours. La collecte sur le panel a grimpé de 81 milliards d’euros en 2021. Les encours des fonds ISR sont gérés de façon active à 89%. «Malgré le succès des fonds indiciels durables et la labellisation de gammes entières (Amundi, BNP Paribas AM, BlackRock et Lyxor), la gestion passive reste très minoritaire, en nombre comme en encours parmi les fonds arborant le sigle « Label ISR ». Un seul d’entre eux dispose d’un indice PAB (Paris Aligned Benchmark), le fonds BNPP Easy Low Carbon 100 Europe PAB», relève Novethic. En gestion active, les critères ESG et le Best-In-Class font référence. «En termes d’approche de gestion, le label n’est désormais plus un défi pour les sociétés ayant développé des gestions durables rigoureuses», souligne l’étude. Un marché dominé par le label ISR La loi Pacte a permis d’introduire systématiquement des fonds ISR ou Greenfin ou Finansol. Mais ces deux derniers restent encore très minoritaires avec une trentaine de fonds cotés analysés par Novethic. Les fonds verts analysés par Novethic représentent un encours de 20 milliards d’euros pour 29 fonds. Tous les fonds Greenfin (fonds de green bonds et les fonds à thématiques environnementale) sont classés article 9. Les fonds verts et solidaires vont continuer à croître. Depuis le 1er janvier 2022, les contrats d’assurance-vie multisupports doivent intégrer au moins trois supports venant de chacun des trois labels. Les acteurs de l’épargne solidaire attendent du prochain gouvernement un coup de pouce pour faciliter le développement de l’offre. Enfin, les fonds thématiques représentent un quart des fonds et des encours du panel, une proportion stable depuis 2019. La thématique environnementale inclut désormais d’autres thèmes que le climat, comme la protection de la biodiversité, la restauration des écosystèmes terrestres ou marins ou encore l’économie circulaire. En attendant la taxonomie sociale, les fonds à thématique sociale se font une place. «La santé fut le thème fort de 2021, présent dans plus de la moitié des fonds incluant une thématique sociale ajoutés cette année, et de plus en plus souvent thématique « bonus » de fonds environnementaux», observe Novethic.
La banque centrale suédoise a laissé jeudi son programme d’achat d’actifs et ses taux inchangés affirmant que le bond de l’inflation était transitoire et qu’il était trop tôt pour retirer le soutien à l’économie. La Réserve fédérale américaine, la Banque d’Angleterre et désormais la Banque centrale européenne sont engagées dans la normalisation de leur politique monétaire. Le conseil de la Riksbank est toutefois divisé, trois des sept membres souhaitant une réduction du programme d’achat d’actifs. L’inflation a atteint 4,1% en Suède et décembre alors que l’économie s’est totalement reprise de la pandémie. La couronne suédoise s’est nettement dépréciée après cette annonce à 10,50 face à l’euro (-1%).
La Reserve Bank of India (RBI) a laissé son taux d’intérêt de référence (le taux de mise en pension, repo) à 4% lors de sa réunion de février. Elle compte maintenir une politique monétaire accommodante aussi longtemps que nécessaire pour soutenir la reprise économique et aider à atténuer l’impact négatif du Covid-19. La banque centrale a également maintenu inchangés le taux de prise en pension inversée (reverse repo) à 3,35% et le taux de dépôt (bank rate) à 4,25%. La RBI avait abaissé ses taux directeurs le 22 mai 2020 aux niveaux actuels et record. Selon les analystes, elle devrait remonter ses taux de 25 points de base (pb) assez rapidement, pour tendre vers un taux de référence autour de 5,50% en 2023. Les décideurs de la RBI s’attendent désormais à ce que l’inflation indienne atteigne 5,3% sur l’exercice 2021-2022.
La Commission européenne a revu à la baisse jeudi sa prévision de croissance économique pour la zone euro cette année en raison notamment de la pandémie de Covid-19, des prix élevés de l’énergie et des perturbations continues de l’offre. L’exécutif européen table désormais sur une croissance de 4,0% du PIB en 2022 dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique, au lieu de 4,3% prévus en novembre. Pour 2023, la Commission se montre plus optimiste que précédemment et relève sa prévision de croissance de 2,4% à 2,7%. L’inflation devrait, elle, atteindre 3,5% cette année d’après la Commission, un chiffre bien supérieur à l’objectif de 2% de la Banque centrale européenne (BCE) et bien plus élevé que sa précédente estimation de 2,2%.
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 5 février, à 223.000 contre 239.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 230.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 29 janvier ont de leur côté été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 238.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 253.250 contre 255.250 (révisé) la semaine précédente.
La croissance du crédit a dépassé les attentes en janvier en Chine alors quela banque centrale (PBoC) cherche à soutenir l’économiequi est affectée par la baisse de l’immobilier et de la consommation. L’encours total du financement social (TSF) de la Chine s'élevait à 320.050 milliards de yuans (50.340 milliards de dollars) fin janvier, en hausse de 10,5 % par rapport à l’année précédente, a annoncé jeudi la banque centrale. En janvier, il est passé à 6.170 milliards de yuans contre 2.370 milliards de yuans en décembre. Les nouveaux prêts bancaires en Chine ont plus que triplé par rapport au mois précédent, dépassant également les prévisions et atteignant un niveau record de 3.980 milliards de yuans, contre 1.130 milliards de yuans en décembre.
Après une année faste en 2021, les fonds actions commercialisés en Suède ont mal commencé 2022. Ils ont affiché des rachats nets de 13,7 milliards de couronnes suédoises en janvier, soit environ 1,2 milliard d’euros, selon les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. Les investisseurs sont notamment sortis des fonds investis en actions suédoises, à hauteur de 6,7 milliards de couronnes. Les fonds Europe du Nord et les fonds Suède et monde ont aussi décollecté. Les autres catégories de fonds ont connu un mois assez morne. Seuls les fonds monétaires se sont illustrés avec une collecte nette de 4 milliards de couronnes. «La hausse de l’inflation et les anticipations de hausse des taux d’intérêt inquiètent et incitent les épargnants à se serrer la ceinture. Les épargnants actifs ont choisi d’abandonner les fonds d’actions plus risqués au profit de fonds obligataires. Il est toutefois intéressant de noter que les fonds actions monde ont continué à collecter», commente Johanna Englundh, économiste au sein de l’association suédoise des fonds d’investissement. Au total, les fonds suédois affichent une décollecte de 8,5 milliards de couronnes sur le mois. Leurs encours ont baissé de 319 milliards de couronnes à 6.632 milliards.
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 5 février, à 223.000 contre 239.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 230.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 29 janvier ont de leur côté été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 238.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 253.250 contre 255.250 (révisé) la semaine précédente.
La croissance du crédit a dépassé les attentes en janvier en Chine alors quela banque centrale (PBoC) cherche à soutenir l’économiequi est affectée par la baisse de l’immobilier et de la consommation.
Le rendement des Treasuries à 10 ans a atteint 2% tandis que les anticipations d’une hausse de 50 points de base (pb) des taux Fed Funds en mars augmentent après l’annonce d’un chiffre d’inflation supérieur aux attentes en janvier aux Etats-Unis.
Unibail-Rodamco-Westfield (URW) a dégagé un résultat net récurrent ajusté par action de 6,91 euros, au-delà de ses attentes « grâce à un meilleur recouvrement des loyers et à une croissance des loyers variables », précise le communiqué de la foncière. Pour 2022, Unibail table sur un résultat net récurrent ajusté par action compris entre 8,20 et 8,40 euros.
La Reserve Bank of India (RBI) a laissé son taux d’intérêt de référence (le taux de mise en pension, repo) à 4% lors de sa réunion de février. Elle compte maintenir une politique monétaire accommodante aussi longtemps que nécessaire pour soutenir la reprise économique et aider à atténuer l’impact négatif du Covid-19, tout en garantissant que l’inflation reste dans la cible à l’avenir. La banque centrale a également maintenu inchangés le taux de prise en pension inversée (reverse repo) à 3,35% et le taux de dépôt (bank rate) à 4,25%.
La Commission européenne a revu à la baisse jeudi sa prévision de croissance économique pour la zone euro cette année en raison notamment de la pandémie de Covid-19, des prix élevés de l’énergie et des perturbations continues de l’offre. L’exécutif européen table désormais sur une croissance de 4,0% du PIB en 2022 dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique, au lieu de 4,3% prévus en novembre.
A l’opposé des autres banques centrales, la Riksbank a maintenu jeudi lors de sa politique monétaire son biais accommodant malgré la hausse de l’inflation.
Ce duplex de 650 m² qui plonge sur la baie de Biscayne de Miami vient d’être vendu en 24 heures 7 millions de dollars (6,3 millions d’euros). Rien de très original dans ce quartier situé en plein cœur du très huppé Marquis Residence si ce n’est que la transaction s’est faite en Tether, une crypto devise adossée au dollar. Il aura fallu moins de 15 jours pour que la cession soit officiellement enregistrée. La ville veut avoir un temps d’avance dans la sphère crypto, et son maire, Francis Suarez, aspire à ce que ses administrés puissent, à court terme, percevoir leur salaire ou payer leurs impôts en monnaies digitales. En août dernier, Miami lançait même sa propre cryptomonnaie, par le biais du projet CityCoins. Et c’est certain, il y urgence à se presser ! D’ici à la fin du siècle, Miami pourrait être sous les eaux...
En maintenant inchangé son taux directeur, la Banque centrale d’Australie affirme sa vision d’une inflation transitoire. Les négociations salariales ont lieu tous les deux ou trois ans, ce qui limite les risques qu’une spirale prix/salaires se mette en place. Mais la décision ressemble de plus en plus à un pari, à mesure que le reste des banques centrales se préparent à durcir les conditions monétaires.
Si les résultats des valeurs pétrolières tutoient les records, leur performance de long terme sera affectée par le financement de la transition énergétique. Investisseurs engagés et ONG promettent d’y veiller.
La Banque d’Angleterre inaugure un nouveau type de forward guidance. Lors d’un entretien à la BBC la semaine dernière, le gouverneur Andrew Bailey a appelé les britanniques à éviter un ancrage de l’inflation en ne « réclamant pas de hausses de salaires trop importantes ». Les mauvaises langues remarquent qu’avec une paie de 500.000 livres par an, Andrew Bailey pourra s’appliquer sans mal son conseil. Mais son commentaire éclaire aussi le désarroi de la banque centrale, qui peine à contrôler un phénomène obstiné à ne pas rester transitoire. Si seulement l’institution disposait d’un outil éprouvé et efficace pour juguler l’inflation.
Les équipes d’ingénierie financière de Credit Suisse se sont encore surpassées. La banque a titrisé un portefeuille de 2 milliards de dollars de prêts adossés aux actifs qu’ils ont servi à financer : « des outils de travail pour dirigeants » (des jets privés, donc) et « des jouets de luxe » (des yachts). Ces prêts accordés aux « clients à la fortune ultra-élevée » de la banque (des oligarques russes) ne sont pas sans risques : les sanctions américaines, mais aussi un « changement dans la situation personnelle des clients », comme un divorce, ont provoqué 12 défauts entre 2017 et 2018. De quoi expliquer le coupon de 11 % offert sur la première tranche. Pas si cher payé pour libérer le bilan de Credit Suisse... et transférer au marché une partie du risque judiciaire auquel est abonnée la banque.
Résilience. La situation en Ukraine fait s’interroger les pays occidentaux sur les mesures de rétorsion économiques à mettre en place. De fait, la Russie est dans une bien meilleure position qu’en 2014. La dépendance aux financements extérieurs est ainsi bien plus faible (voir le graphique). Les sanctions commerciales ont aussi provoqué un basculement vers la Chine : entre 2013 et 2019, la part de l’Europe dans les exportations de la Russie a diminué de 11 % et celle de l’Ukraine de 6 %, tandis que la part de la Chine gagnait 8 %. Du côté des importations, le constat est similaire, la part des importations en provenance de l’empire du Milieu ayant augmenté au détriment de l’Europe et de l’Ukraine. Des efforts pour limiter le recours au dollar ont également été entrepris : la monnaie représentait 15 % des réserves de la banque centrale en 2021, contre 45 % en 2013, tandis que le volume des dettes en dollars a baissé de 55 % sur cette période. En parallèle, l’importance de la Russie comme producteur de matières premières réduit la marge de manœuvre des occidentaux : le pays produit 37 % du palladium mondial, 17 % du gaz et 10 % de l’or, du platine, et du pétrole. Un levier permettant au pays de répliquer à d’éventuelles sanctions, qui peuvent avoir des conséquences imprévues : en 2018, les mesures prises à l’encontre de la société minière russe Rusal avaient fait grimper de 25 % les cours de l’aluminium. Imposer un nouvel ensemble de sanctions sera un exercice d’équilibriste.
Dérivés. L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) préconise que les fonds de pension soient soumis à l’obligation de compenser les dérivés de gré à gré. Ils étaient exemptés de l’obligation de se soumettre à la réglementation Emir de 2014 mais cette exemption ne serait plus justifiée. Considérant l’avancement de leur préparation opérationnelle, l’Esma propose un alignement de ces institutions sur le reste du buy-side à partir de juin 2023. Cette évolution pourrait servir à alimenter le marché européen de la compensation des dérivés, celle des produits de taux étant concentrée à Londres auprès de LCH et Ice. Leur rapatriement a été jugé souhaitable par l’Esma même si elle a, en décembre dernier, recommandé à la Commission européenne de prolonger la reconnaissance des chambres britanniques considérées comme systémiques. Cette solution permet, à court terme, de ne pas pénaliser les banques européennes.
La Banque centrale d’Islande (CBI) a relevé son taux directeur de 75 points de base (pb) à 2,75% mercredi, pour une quatrième fois consécutive, et à un plus haut de deux ans alors que la pression inflationniste alimentée par la hausse des prix de l’immobilier persiste. Le taux d’inflation annuel s’est accéléré à 5,7% en janvier, bien au-dessus de l’objectif de 2,5% de la banque centrale. Le Comité de politique monétaire espère que l’inflation globale diminuera lorsque la hausse des prix de l’immobilier ralentira, et que la hausse des prix importé s’amenuisera également. La banque centrale s’attend à ce que l’économie enregistre une croissance d’environ 4,8% cette année, après 5,1% annoncés en novembre.
Pour sa première interview depuis sa prise de fonction à la tête de la Bundesbank, Joachim Nagel donne le ton. Dans un entretien à Die Zeit, le président de la banque centrale allemande a évoqué une hausse de taux en 2022 et appelé en parallèle l’Europe à resserrer sa politique budgétaire après deux ans de soutien exceptionnel en raison de la pandémie. En Allemagne, l’inflation devrait rester «nettement supérieure» à 4% cette année, a précisé le banquier central. Pour le responsable, la Banque centrale européenne pourra donc décider, lors de sa prochaine réunion le 10 mars, de resserrer sa politique si la situation reste en l’état. «La première étape est d’arrêter les achats d’actifs courant 2022», estime celui qui a succédé en décembre dernier à Jens Weidmann. «Puis les taux d’intérêt pourraient remonter cette année», ajoute-t-il. «Si nous attendons trop longtemps, nous devrons agir de manière plus agressive, ce qui pourrait entraîner des plus fortes fluctuations sur les marchés», a justifié Joachim Nagel.