Après l’Espagne, la Belgique et le Canada, le sidérurgiste ArcelorMittal va verdir son acier en France, en investissant, avec l’aide de l’Etat, 1,7 milliard d’euros dans ses usines de Dunkerque (Nord) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Sur ces deux sites, qui représentent à eux seuls, 25% des émissions industrielles de gaz à effet de serre en France, ArcelorMittal va fermer trois hauts fourneaux au charbon, pour les remplacer par des fours électriques et des techniques de réduction du fer à base d’hydrogène à partir de 2027. Le groupe prévoit aussi de « faire évoluer» les compétences des salariés employés sur les outils qui vont s’arrêter vers les techniques des fours électriques et les techniques du gaz notamment.
L’indice DXY qui indique le cours du dollar face à un panier de devises s’est affaibli pour une 5ème session consécutive au-dessous de 95,4 vendredi, sur le point de perdre environ 2% pour sa pire baisse hebdomadaire depuis mars 2020, alors que les traders réévaluaient les perspectives de politique monétaire à la suite du changement de restrictifs des principales banques centrales. La Banque d’Angleterre (BOE) a relevé jeudi son taux de 25 points de base (pb), mais à 1 voix près de le remonter de 50 pb comme le souhaitaient 4 des 9 membres du comité de politique monétaire (MPC) pour lutter contre l’inflation britannique. Pendant ce temps, la Banque centrale européenne (BCE) a maintenu son taux inchangé, mais sa présidente Christine Lagarde a clairement ouvert la porte à une hausse de taux cette année face aux risques d’inflation croissants.
Le taux de l’obligation à 10 ans de l’Etat américain évolue en forte hausse à la suite de la publication des bons chiffres de l’emploi aux Etats-Unis pour le mois de janvier. Le rendement des Treasuries a atteint 1,902% contre 1,813% peu avant la publication de ce rapport.
Le cours du brut WTI américain (contrat Mars 2022) a gagné 1,85% et atteint vendredi 92 dollars/baril pour la première fois depuis mi-2014, après qu’une énorme tempête hivernale a balayé les Etats-Unis et perturbé une partie de la production de pétrole dans la région du bassin permien. Dans son sillage, le cours du Brent européen (contrat Avril 2022) a gagné encore 1,65% à 92,65 dollars/baril.
Le norvégien Vår Energi a fixé vendredi une fourchette de prix comprise entre 28 couronnes et 31 couronnes pour son introduction en Bourse (IPO) prévue le 16 février à Oslo, ce qui valorise la filiale de l’énergéticien italien Eni entre 70 milliards et 79 milliards de couronnes (entre 7 milliards et 7,9 milliards d’euros). En termes de capitalisation boursière, l’opération ferait ainsi de Vår Energi la troisième plus importante IPO sur le marché norvégien derrière celle du pétrolier Equinor en 2001 et du spécialiste du stockage robotisé AutoStore à l’automne 2021.
Tirant parti d’une demande intérieure plus soutenue, les commandes à l’industrie allemandes ont augmenté de 2,8% en données ajustées des variations saisonnières après une progression de 3,6% en novembre, selon les données de l’Office fédéral de la statistique (Destatis). Le consensus prévoyait en moyenne une hausse de 0,5% sur le mois. Par rapport à décembre 2020, les commandes ont progressé de 5,5%, en données corrigées de l’inflation et des effets calendaires, a ajouté Destatis. Elles s’inscrivent en hausse de 9,8% par rapport à février 2020, le mois qui a précédé l’instauration de mesures de confinement en Allemagne pour endiguer la propagation du coronavirus.
Les ventes au détail dans la zone euro ont chuté de 3% sur un mois en décembre 2021. Cette donnée, nettement inférieure aux attentes des économistes (-0,5%), est la plus forte baisse en huit mois, alors que les restrictions face à la nouvelle vague de Covid provoquée par le variant Omicron a pesé sur la consommation. Les ventes au détail de produits non alimentaires ont diminué de 5,2 % tandis que les ventes de produits alimentaires, boissons et tabac ont baissé de 0,3 %. En revanche, les ventes de carburants automobiles ont légèrement augmenté de 0,1 %. Parmi les plus grandes économies du bloc, les ventes ont diminué de 5,5 % en Allemagne, de 0,2 % en France et de 5,7 % en Espagne.
La banque centrale de Russie a accordé à Atomyze Russia, une plateforme blockchain, une licence pour émettre et échanger des actifs financiers numériques (crypto-actifs), devenant ainsi la première entreprise à pouvoir le faire légalement en Russie, rapporte l’agence Reuters. La banque centrale a déjà préconisé une interdiction totale du commerce et de l’exploitation minière des crypto-monnaies, invoquant des menaces pour la stabilité financière, le bien-être des citoyens et sa souveraineté en matière de politique monétaire. Le président Vladimir Poutine a toutefois appelé à une approche équilibrée, demandant aux ministères des finances, de l'économie, du numérique et de l’intérieur, au service de sécurité FSB et à la banque centrale de travailler sur un plan spécial pour le secteur.
Le taux d’inflation annuel en Turquie s’est accéléré jeudi pour le huitième mois consécutif, à 48,7% en rythme annuel en janvier, le taux le plus élevé depuis avril 2002, et au-delà des prévisions du marché de 46,7%. La Turquie avait connu une inflation beaucoup plus faible de 14,9% en janvier 2021. Les prix des transports ont enregistré la plus forte hausse (68,9%), suivis des aliments et boissons non alcoolisées (55,6%) et de l’ameublement-équipement de la maison (54,5%). D’un mois sur l’autre, les prix à la consommation ont bondi de 11,1%, indique aussi Institut statistique turc.
La croissance de l’activité du secteur des services aux Etats-Unis a ralenti en janvier, à un creux de 11 mois, en raison de la résurgence de l'épidémie de COVID-19, montre l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM). L’indice ISM des services est ressorti le mois dernier à 59,9, le rythme le plus faible depuis février 2021, contre 62,3 en décembre, et 59,5 attendus par le consensus Reuters. Le sous-indice des nouvelles commandes reçues par les entreprises du secteur a fléchi à 61,7 en janvier, contre 62,1 en décembre. Le sous-indice de l’emploi a reculé à 52,3, après 54,7 le mois précédent.
L’encours total géré par Tikehau Capital a crû de 6,4 milliards d’euros l’an dernier pour atteindre 34,3 milliards d’euros à fin 2021, a annoncé jeudi la société d’investissement qui boucle une année de forte levée. Le volume des encours totaux a donc progressé de 20,1% sur douze mois et de 28,0% par an en moyenne depuis 2016, précise Tikehau Capital dans un communiqué. L’activité de dette privée reste la principale du groupe, représentant à elle seule la moitié des levées et les deux tiers des distributions l’an dernier. En 2021, les fonds gérés par Tikehau Capital ont investi un total de 5,5 milliards d’euros, détaille la société d’investissement, soit le double de l’année précédente. Tikehau a notamment investi dans le groupe de logistique et de services urgents de transport Sterne et lancé deux véhicules d’investissement cotés (Spac, special purpose acquisition company), dont Pégasus Entrepreneurs au côté de Financière Agache, la holding de la famille de Bernard Arnault..
Les permis dont bénéficient certaines industries les plus polluantes divisent les groupes politiques. Les eurodéputés vont néanmoins devoir trouver une formule de compromis.
La croissance de l’activité du secteur des services aux Etats-Unis a ralenti en janvier, à un creux de 11 mois, en raison de la résurgence de l'épidémie de COVID-19, montre l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) publiée jeudi. L’indice ISM des services est ressorti le mois dernier à 59,9, le rythme le plus faible depuis février 2021, contre 62,3 en décembre. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un chiffre à 59,5.
Les rendements des emprunts d’Etat en zone euro se sont fortement tendus jeudi, après que la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a reconnu que l’inflation devrait rester élevée plus longtemps que prévu. Les marchés d’actions européens accentuent également leur recul.
Shell a annoncé jeudi un relèvement de son dividende et de ses rachats d’actions, après avoir enregistré des résultats supérieurs aux attentes au quatrième trimestre 2021, grâce au bond des prix du pétrole et du gaz. Son bénéfice ajusté a augmenté de 55% par rapport au trimestre précédent, à 6,4 milliards de dollars (5,67 milliards d’euros), et il a été multiplié par plus de 16 d’un an sur l’autre. Le groupe s’attend à augmenter son dividende de 4% au premier trimestre 2022.
La croissance de l’activité du secteur privé dans la zone euro a encore ralenti en janvier, le secteur des services, le plus important, souffrant de l’impact de la vague Omicron. L’indice PMI composite a reculé à 52,3 en janvier, après 53,3 en décembre, revenant à son plus bas niveau depuis février 2021, montre jeudi l’enquête IHS Markit. Le PMI des services a reculé plus nettement encore, à 51,1 après 53,1, au plus bas depuis neuf mois.
La Banque d’Angleterre (BoE) a relevé son taux d’intérêt directeur de 25 points de base (pb) à 0,5 % jeudi tandis que près de la moitié de ses membres souhaitaient une augmentation plus importante pour contenir les pressions inflationnistes.
Le taux d’inflation annuel en Turquie s’est accéléré pour le huitième mois consécutif, à 48,7% en rythme annuel en janvier, le taux le plus élevé depuis avril 2002, un chiffre légèrement supérieur aux prévisions du marché de 46,7%.
La catégorie de dette la plus risquée du refinancement du rachat de la chaîne de supermarchés britannique WM Morrison a été placée auprès de fonds crédit dans le cadre d’un placement privé. Goldman Sachs., BNP Paribas, Bank of America et Mizuho ont vendu 1,2 milliard de livres d’obligations (1,4 milliard d’euros) d’obligations junior, selon Bloomberg. Cette opération ouvre la voie au reste du financement, soit 6,6 milliards de livres, sur le marché obligataire. Les banques prévoient d’entamer les discussions avec les investisseurs la semaine prochaine et de lancer la vente sur le marché d’ici la fin février. Ils prévoient également de libeller une plus grande partie de la dette senior en euros (2 milliards d’euros), qui aurait été en livres sterling, pour rendre la vente plus attrayante, la tranche en livre étant ramenée à 2,4 milliards de livres.
L’Italie a reçu mercredi près de 19 milliards d’euros de demande pour une nouvelle obligation syndiquée à 10 ans indexée sur l’inflation européenne. Ce fort intérêt, le jour où le pays annonce une inflation record de 5,3%, a permis au Trésor italien de lever 5 milliards d’euros (au lieu de 4 ciblés), et à ses banques-conseils (BofA, Citi, HSBC, SG CIB, Unicredit) de fixer le rendement de ce BTP€i à échéance en mai 2033 à 34 points de base (pb) au-dessus du titre de référence (mai 2030). 110 investisseurs ont participé à l’émission, dont 53% d’investisseurs domestiques. Un tiers du montant est revenu aux investisseurs à long terme : assurances, fonds de pension, banques centrales... «Cette opération représente la plus grande émission obligataire indexée sur l’inflation européenne de l’Italie depuis plus de 15 ans», précise Michele Cortese, responsable Marchés de Capitaux Italie pour Société Générale CIB. Après l'émission à 30 ans de début janvier, une nouvelle syndicatiuon à long terme était attendue pour profiter du sentiment positif lié à la réélection de Sergio Mattarella à la présidence de la République.
L’Organisation des pays producteurs de pétrole et ses alliés de l’Opep+ ont comme prévu décidé mercredi de continuer à relever leur production globale de 400.000 barils par jour en mars. Cette nouvelle augmentation de la production est conforme aux décisions prises l’an dernier pour que la production retrouve progressivement ses niveaux d’avant la pandémie. L’Opep+ confirme son plan d’ajustement mensuel de la production approuvé en juillet dernier, portant sur une augmentation de la production de 400.000 barils par jour chaque mois à compter d’août 2021. Sachant qu’un certain nombre de ces pays ont toujours du mal à rejoindre l’objectif de remonter leur production mensuelle.
Le déficit budgétaire de l’Etat français s’est réduit de 4,1% à 170,7 milliards d’euros au 31 décembre 2021, contre 178,1 milliards à la même date de 2020, a annoncé mercredi le ministère chargé des Comptes Publics. Les dépenses hors prélèvement sur recettes s'établissaient à 426,7 milliards d’euros à la fin décembre, contre 389,7 milliards un an plus tôt. «Cette augmentation tient principalement aux dépenses engagées par le gouvernement pour répondre à la crise sanitaire et soutenir l'économie», a indiqué le ministère. A fin décembre 2021, les recettes du budget général, nettes des remboursements et dégrèvements, s'établissaient à 317 milliards d’euros, contre 270,7 milliards un an plus tôt.
Aelis Farma, spécialisée dans le développement de traitements pour les maladies du cerveau, a annoncé mercredi le lancement de son introduction en Bourse sur Euronext Paris via une augmentation de capital d’environ 25 millions d’euros, qui pourra être portée à 33 millions en cas d’exercice intégrale de la clause d’extension et de l’option de surallocation. Le prix des actions offertes se situera dans une fourchette comprise entre 14,02 euros et 16,82 euros et leur première cotation est attendue le 18 février. Le produit de l’opération servira à financer le développement de ses deux candidats-médicaments, AEF0117 et AEF0217.