La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a exhorté ses homologues des principaux pays industrialisés à soutenir la création d’un nouveau fonds de la Banque mondiale destiné à prévenir et à se préparer aux futures crises sanitaires mondiales. Un tel nouveau «fonds d’intermédiaire financier» aiderait à combler les lacunes en matière de préparation, en particulier parmi les pays à faible revenu, compte expliquer Janet Yellen dans sa déclaration jeudi à la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales des pays du G20 à Jakarta. L’an dernier, un comité créé par le G20 avait appelé les gouvernements à engager au moins 75 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.
Le fabricant allemand de semi-conducteurs Infineon Technologies a annoncé jeudi des investissements de 2 milliards d’euros pour augmenter sa capacité de production dans le domaine des semi-conducteurs à large bande. Le groupe va construire un troisième module sur son site de Kulim, en Malaisie, afin de renforcer sa capacité de manière significative. Une fois terminé, le nouveau module générera 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel supplémentaire. La construction commencera en juin et les premiers produits devraient quitter le module au second semestre de 2024.
Les bénéfices de la Banque centrale européenne (BCE) ont fondu à 0,2 milliard d’euros en 2021 (contre 1,6 milliard en 2020), selon les états financiers publiés jeudi. Cette diminution est principalement due à la baisse du produit tiré des avoirs de réserve en devises et des titres détenus à des fins de politique monétaire, ainsi qu’à la dotation de 610 millions à la provision pour risques financiers, en réaction à une hausse des expositions liées principalement à la poursuite des achats d’actifs.
La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a exhorté ses homologues des principaux pays industrialisés à soutenir la création d’un nouveau fonds de la Banque mondiale destiné à prévenir et à se préparer aux futures crises sanitaires mondiales.
La banque centrale turque (BCT) a maintenu jeudi son principal taux directeur à 14%. Il s’agit de la deuxième réunion au cours de laquelle l’institution laisse ses taux inchangés, sans surprise pour le marché. La livre turque a réduit son repli face au dollar après cette annonce et ne recule plus que de 0,1% à 13,61. La BCT a réduit son taux repo à 7 jours de 500 points de base ces derniers mois malgré la chute de la devise et le bond de l’inflation. Cette dernière a grimpé de près de 50% en janvier en Turquie. Les économistes craignent que la période actuelle d’accalmie ne soit pas durable sauf à ce que la banque centrale n’inverse sa politique.
Le déficit commercial du Japon a fortement bondi à 2.191 milliards de yens en rythme annuel en janvier, contre 327 milliards de yens le même mois un an plus tôt, selon les chiffres publiés jeudi par le Ministère des finances. Il s’agit du sixième mois consécutif de déficit commercial, et du chiffre le plus élevé depuis janvier 2014, bien au-dessus des prévisions.
Axa IM Alts, une division de gestion de l’assureur français Axa, et le groupe énergétique Engie ont investi un montant non divulgué pour lever des fonds pour The Shared Wood Company,écrit l’agence Reuters. L’objectif de cette association est de protéger les forêts et l’environnement. The Shared Wood Company se spécialise dans la préservation et la restauration des écosystèmes naturels afin de capturer le carbone à long terme, principalement en Amérique latine, en Afrique et en Europe. La société, fondée en juin 2021, a pour objectif de réaliser plus de 500 millions de dollars d’investissements d’ici 2028.
Eurazeo a acquis un portefeuille de six complexes commerciaux à usage mixte à Berlin auprès de Gewerbesiedlungs-Gesellschaft mbH (GSG Berlin), filiale de CPI Property Group. Le portefeuille comprend environ 34 000 m2 d’espaces locatifs dans des immeubles de style loft, et dans le cadre d’une stratégie de rénovation / (re)-développement. Le groupe a engagé 74 millions d’euros de fonds propres dans le cadre de cette stratégie et prévoit d’entreprendre un programme d’investissement sélectif visant à moderniser les actifs pour améliorer leurs profils de durabilité. Cette transaction constitue le premier investissement de l’équipe Real Estate d’Eurazeo en Allemagne dans le cadre de son programme d’investissement immobilier opportuniste paneuropéen, Eurazeo European Real Estate (« EERE II »). Depuis son lancement en 2020, EERE II a réalisé sept acquisitions, parmi lesquelles un parc industriel multi-locataires au Royaume-Uni à Londres et dans sa périphérie, un portefeuille d’hôtels en Espagne principalement situés à Madrid et à Barcelone ainsi qu’un campus de bureaux à Farringdon, quartier d’affaires londonien.
Vendre au son du clairon et acheter au son du canon. S’il suffisait de s’en tenir à ce vieil adage boursier, la vie des investisseurs serait simple. Mais les bruits de bottes à la frontière russo-ukrainienne montrent combien l’appréciation des risques géopolitiques s’avère complexe pour les opérateurs de marché. Non pas que ces foyers de tensions échappent à leurs radars. Dans les traditionnels sondages réalisés en fin d’année sur les perspectives d’allocation d’actifs, la géopolitique figurait en bonne place dans la liste des menaces pour 2022, au même rang que la pandémie, et un cran derrière les perspectives de resserrement monétaire. Une mention pour la forme : en pratique, bien peu d’investisseurs estimaient que la situation de l’Ukraine pourrait déstabiliser les marchés financiers et avaient jugé utile de s’en prémunir. C’est plutôt du côté de Taïwan et des positions toujours plus bellicistes de Pékin en mer de Chine que se tournaient leurs regards.
La Bourse américaine de cryptomonnaies Coinbase a fait sensation pendant le Super Bowl. Elle a diffusé pour la première fois une publicité à la mi-temps de la finale du championnat de football américain. Un simple QR code rebondissant était diffusé à l’écran, renvoyant vers son site Internet. Victime de son succès, le site était inaccessible immédiatement après, empêchant les téléspectateurs d’obtenir les 15 dollars de bitcoin promis à ceux qui téléchargeraient l’application. Edward Snowden a le mieux résumé la situation du Twitter : « Coinbase qui dépense 16 millions de dollars de pub au Superbowl pour diriger les gens sur son site et 0 dollar pour s’assurer que son site ne plante pas 10 secondes après le début de la pub, c’est tellement Internet ».
Le Chips Act, vaste plan pour soutenir la production de semi-conducteurs sur le Vieux Continent, tout le monde ne peut qu’y souscrire. Seul souci, comment croire à l’efficacité d’un déploiement de près de 50 milliards d’euros d’ici à 2030 alors qu’il vient si tard ? Les puces sont partout, dans les transports, l’énergie, l’environnement et même l’agriculture mais, on ne sait comment, l’Europe s’est enlisée dans des problèmes d’approvisionnement, comme si elle n’avait pas vu venir la concentration de l’activité à Taïwan et en Corée. Déjà en 2014, un plan pour l’indépendance européenne en semi-conducteurs avait été lancé mais depuis, la part européenne dans la production mondiale est… tombée de 20 % à 10 % selon plusieurs estimations. Voilà qu’il faut rebâtir tout un écosystème, s’agissant d’un secteur qui mélange matériel et logiciel. Il ne suffit plus d’y consacrer des milliards d’euros…
Déport. Une coalescence de facteurs provoque une ruée vers les matières premières, les investisseurs cherchant à sécuriser leur approvisionnement en intrants. Sur les marchés à terme, un nombre important de produits de base sont en situation de déport (backwardation), une structure de prix où les opérations au comptant valent davantage que les contrats à terme. Les opérateurs sont en effet prêts à payer des primes importantes pour s’assurer un approvisionnement immédiat. Neuf des 23 contrats à terme qui composent l’indice Bloomberg Commodity Spot, un indicateur clé des matières premières, sont ainsi en situation de déport. La demande élevée pour l’ensemble de ces matières premières et des stocks faibles expliquent pour une partie cette envolée des prix, particulièrement aiguë pour les métaux. Les stocks de cuivre sur les principales Bourses de matières premières dépassent à peine une semaine de consommation mondiale. Les stocks d’aluminium sont également faibles, les fonderies ayant été contraintes de réduire leur capacité en raison des prix élevés de l’énergie. Parmi les autres facteurs de pénurie figurent le manque d’investissements dans de nouvelles mines et de nouveaux champs pétrolifères, le mauvais temps et les contraintes de la chaîne d’approvisionnement. Les tensions géopolitiques et la menace de nouvelles sanctions imposées à la Russie, qui pourraient limiter la production, font aussi pression sur les prix.
Les ventes au détail, aux Etats-Unis, ont fortement rebondi dans tous les domaines en janvier, montrent les chiffres du département américain du Commerce. Ces ventes ont progressé de 3,8% le mois dernier après un recul de 2,5% en décembre. Ce niveau se révèle bien supérieur au consensus des économistes, qui attendait un chiffre un peu inférieur à 2%. Hors automobile, elles ont augmenté de 3,3%, après une baisse de 2,8% en décembre.
La production industrielle de la zone euro a progressé nettement plus que prévu en décembre, en dépit des restrictions dues au variant Omicron, qui ont ralenti la croissance mondiale au quatrième trimestre, montrent des données publiées mercredi par Eurostat. Elle a augmenté de 1,2% en glissement mensuel en décembre, et de 1,6% en rythme annuel. Selon Eurostat, la hausse de 2,6% sur un mois des biens d’équipement a permis de compenser la baisse de la production d’énergie et de biens de consommation durables. En rythme annuel, la production de biens de consommation durables a progressé de 2,7%, et celle de biens non durables de 7,7%. La production des biens d’équipement a reculé de 1%.