La guerre déclenchée par la Russie en Ukraine alimente l’inflation et justifie donc la décision de la Banque centrale européenne (BCE) d’accélérer la fin de ses mesures de soutien exceptionnelles, a déclaré mardi Olli Rehn, l’un des membres du conseil des gouverneurs de l’institution. Si l’impact de l’envolée des prix de l'énergie est appelé à se dissiper au fil du temps, l’inflation a commencé à se propager à d’autres catégories de biens et aux services, ce qui fait craindre son ancrage durable à un niveau élevé. «Les retombées de la guerre brutale de la Russie se font sentir dans le monde entier et les populations doivent payer des prix plus élevés pour l'énergie et l’alimentation», a ajouté Olli Rehn.
L’adoption d’un nouveau standard dans le calcul des marges sur la compensation prépare l’extension des activités de clearing d’Euronext sur tous ses marchés en 2024.
En repli pour le quatrième mois d’affilée, les reventes de logements aux Etats-Unis ont baissé de 3,4% en mai en raison de la hausse des prix et des taux d’intérêt, montrent les chiffres publiés mardi par la National Association of Realtors (NAR), principale fédération d’agents immobiliers du pays.
La Suisse a de nouveau importé de l’or de Russie, pour la première fois depuis l’invasion de l’Ukraine en février, démontrant que la position de l’industrie sur le sujet du commerce de métaux précieux pourrait s’assouplir.
Si le marché du capital-investissements’est refroidi, quelques pépites tricolores prometteuses parviennent encore à lever des fonds. Platform.sh, une solution d’hébergement des flottes de sites et applications web sur le cloud, a bouclé mardi une levée de fonds de 133 millions d’euros (140 millions de dollars). Platform.sh a développé une solution qui permet aux équipes digitales de créer des sites et des applications mobiles sans avoir à gérer l’infrastructure cloud (maintenance, etc).
Les actions n’ont pas encore pleinement intégré le risque de récession et devraient encore baisser afin de refléter la contraction économique, selon les stratégistes de Morgan Stanley et de Goldman Sachs.
Wendel a annoncé avoir signé une promesse de vente en vue de céder son siège social rue Taitbout. Generali Vie s’est porté acquéreur de l’ensemble immobilier. Le montant de la vente extériorise une valeur supérieure de 1,5 europar action par rapport à l’actif net réévalué de Wendel, précise la société. La clôture de cette transaction est attendue au deuxième semestre 2022. Après cette opération, Wendel prendra ses quartiers dans son nouveau siège social rue Paul Cézanne dans le 8e arrondissement deParis.
Les obligations souveraines sont des titres de dette émis par des Etats pour se financer sur les marchés. Les taux d’intérêt auxquels ils sont émis puis échangés sont surveillés comme le lait sur le feu par les investisseurs.
Le groupe industriel italien se valorise autour de 3 milliards d’euros. Une augmentation de capital de 222 millions d’euros accompagnera la cession des titres en Bourse.
Le syndicat le plus influent d’Allemagne a réclamé lundi des hausses de salaires de 7% à 8% en vue des négociations qui s’apprêtent à commencer dans les secteurs de la métallurgie et de l’industrie mécanique, et qui concernent quelque 3,9 millions de salariés. IG Metall justifie sa demande par l’accélération de l’inflation outre-Rhin à des niveaux inconnus depuis 40 ans, mais aussi par le niveau élevé des bénéfices des constructeurs automobiles Mercedes-Benz et BMW. La revendication doit être soumise aux représentants syndicaux des différentes filières concernées le 11 juillet. Son niveau ne manquera pas d’alimenter les craintes des banquiers centraux quant au risque de mise en oeuvre d’une boucle prix-salaires.
Les banques ont laissé lundi les taux directeurs pour les prêts aux entreprises et aux ménages inchangés. Le taux à un an (loan prime rate) reste à 3,7% et celui à cinq ans à 4,45%. «Les banques chinoises n’ont pas réduit les taux de prêt à un an et à cinq ans, même si l'économie est toujours confrontée à de nombreux défis», relève Iris Pang, chef économiste Chine chez ING qui avait anticipé, à contre-courant du marché, une baisse de 5 points de base (pb) des taux à 5 ans (ceux utilisés pour les prêts dans les projets d’infrastructures et l’immobilier) malgré le maintien par la banque centrale (PBoC) du taux MLF.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a confirmé lundi la trajectoire de hausse des taux d’intérêt présentée par le conseil des gouverneurs à l’issue de sa dernière réunion, le 9 juin. S’exprimant devant la Commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen, Christine Lagarde a indiqué que la BCE comptait relever ses taux de 25 points de base en juillet et d’au moins autant en septembre. Au-delà de septembre, des relèvements de taux «progressifs mais soutenus» devraient être appropriés, a-t-elle ajouté. La responsable a par ailleurs répété que la BCE était déterminée à agir contre la résurgence du risque de fragmentation des conditions de financement dans la zone euro. A cette fin, la BCE se montrera flexible lors du réinvestissement des actifs acquis dans le cadre du Programme d’achats d’urgence pandémique (PEPP) et arrivant à échéance, afin de préserver le fonctionnement du mécanisme de transmission de la politique monétaire.
Les marchés de swaps évaluent désormais à plus de 50% de chances la probabilité que la Banque centrale australienne (RBA) suive la Réserve fédérale avec une hausse des taux d’intérêt de 75 points de base (pb) lors de ses réunions du 5 juillet ou du 2 août. La RBA avait surpris les investisseurs avec une augmentation de 50 pb le 7 juin, après avoir été elle-même surprise pour avoir sous-estimé l’inflation. Elle semble plus en retard sur la courbe que d’autres banques centrales, et les marchés monétaires indiquent qu’il y aura des hausses chaque mois pour le reste de l’année. Les comptes-rendus (minutes) de la dernière réunion attendus mardi juste avant un discours du gouverneur Philip Lowe intitulé «Inflation et politique monétaire» devraient confirmer cette probabilité.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a confirmé lundi la trajectoire de hausse des taux d’intérêt présentée par le conseil des gouverneurs à l’issue de sa dernière réunion, le 9 juin.
Les marchés de swaps évaluent désormais à plus de 50% de chances la probabilité que la Banque centrale australienne (RBA) suive la Réserve fédérale avec une hausse des taux d’intérêt de 75 points de base (pb) lors de ses réunions du 5 juillet ou du 2 août.
Les banques ont laissé lundi les taux directeurs pour les prêts aux entreprises et aux ménages inchangés. Le taux à un an (loan prime rate) reste à 3,7% et celui à cinq ans à 4,45%. «Les banques chinoises n’ont pas réduit les taux de prêt à un an et à cinq ans, même si l'économie est toujours confrontée à de nombreux défis», relève Iris Pang, chef économiste Chine chez ING qui avait anticipé, à contre-courant du marché, une baisse de 5 points de base (pb) des taux à 5 ans (ceux utilisés pour les prêts dans les projets d’infrastructures et l’immobilier) malgré le maintien par la banque centrale (PBoC) du taux MLF.
L’inflation dans la zone euro a atteint en mai son plus haut niveau historique, l’envolée des prix de l'énergie et des produits alimentaires se propageant progressivement aux autres secteurs, ont confirmé vendredi les chiffres définitifs publiés par Eurostat. La hausse des prix à la consommation a bondi à 8,1% en rythme annuel, après +7,4% en avril. Par rapport à avril, elle ressort à 0,8%. L’inflation ‘core’, hors prix de l'énergie et des produits alimentaires non-transformés, s’est elle aussi accélérée à 4,4% après 3,9% en avril.
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a scellé vendredi à l’aube une série d’accords comprenant des engagements sur la pêche, la santé ou encore la sécurité alimentaire après plus de cinq jours de dures négociations. Les ministres du Commerce de plus de 100 Etats membres de l’organisation ont adopté à Genève un ensemble de six accords dans le cadre de la 12ème Conférence ministérielle. Le texte sur la pêche, bien que considérablement édulcoré, va permettre de réduire des subventions dans ce secteur pouvant contribuer à la surpêche et favoriser la pêche illicite. La levée temporaire des brevets sur les vaccins anti-Covid, pour permettre aux pays en développement d’en produire et d’en exporter, a divisé l’OMC depuis le début de la pandémie et suscité de virulentes critiques de lobbies mais a finalement été adoptée.
Alors que les fonds d’actions ont enregistré des entrées de 16,6 milliards de dollars (15,8 milliards d’euros) sur la semaine à mercredi, les fonds obligataires ont subi des sorties de 18,5 milliards de dollars, les plus importantes depuis avril 2020, selon l’analyse publiée vendredi par Bank of America des données d’EPFR. Ces sorties sont intervenues juste avant que la banque centrale américaine annonce un relèvement de 75 points de base de ses taux directeurs. Au sein du compartiment des actions, les valeurs américaines affichent six semaines consécutives d’entrées alors que les japonaises accusent quatre semaines consécutives de sorties nettes et que les européennes ont enchaîné 18 semaines de sorties d’affilée.