A défaut de créer de véritable fonds de pension en France, Bercy va proposer un transfert des produits d’épargne retraite professionnelle vers une nouvelle entité juridique qui ne sera plus soumise à la directive Solvabilité 2. Ce changement permettra aux nouvelles structures de mettre en place une allocation d’actifs de long terme.
Emetteur récurrent sur l’Euro PP, Soufflet se lance sur le marché de la dette privée allemande. Le groupe céréalier français a émis son premier Schuldschein pour un montant de 100 millions d’euros, divisés en trois tranches de maturité différentes (5, 6 et 7 ans). La société visait initialement un montant de 75 millions d’euros. L’opération a été sursouscrite 3 fois. Les titres ont été placés à un coupon inférieur de plus de 50 points de base par rapport au dernier Euro PP émis par Soufflet. L'émission était dirigée par BNP Paribas et Raiffeisen.
Bruno Bézard, le directeur général du Trésor, a annoncé ce matin lors des deuxièmes Rencontres Euro PP qu’une disposition de la prochaine loi Sapin 2 prévoit de réformer le marché des titres de créances négociables. L’objectif est de fusionner les instruments de court terme, certificats de dépôts et billets de trésorerie, et développer l’usage d’une documentation en anglais afin « d’établir Paris comme une référence en Europe » pour ce type de financement, a indiqué Bruno Bézard. Par ailleurs, la loi prévoit des ordonnances permettant visant à réformer le cadre juridique obligataire français. Les modifications concernent la représentation de la masse, dont le rôle n’a quasiment pas évolué depuis sa création entre les deux guerres, et l’agent des sûretés.
Interrogé par L’Agefi, Frédéric Jamet, directeur de la gestion chez State Street, justifie sa forte sous-pondération aux actions par une anticipation de croissance très moyenne d’une part, et de nombreux risques d’autre part. «La croissance mondiale attendue est de l’ordre de 3%, légèrement inférieure à la croissance historique», indique le responsable qui détaille par ailleurs des risques sur la croissance chinoise, le risque du Brexit, la Fed et les élections américaines, la situation au Moyen Orient et le prix du pétrole. «Ces différents éléments ne sont pas des facteurs négatifs en soi, mais risquent d’alimenter la volatilité en 2016", a relevé Frédéric Jamet. Certes, la BCE agit significativement sur tous les leviers dont elle dispose mais les annonces étaient globalement anticipées par les investisseurs, a-t-il également rappelé ainsi que le contexte d’aversion au risque qui règne aujourd’hui rend malheureusement les banques et les entreprises très prudentes.
La société de services d’investissement en ligne Wealthsimple, basée au Canada, propose des portefeuilles d’investissement responsables basés sur des ETF. Wealthsimple sera ainsi l’une des seules plateformes offrant des portefeuilles socialement responsables sur le marché canadien.Les ETF sélectionnés afin de constituer un portefeuille diversifié et best-in-class mettent l’accent sur les émissions bas carbone, l’innovation favorisant les technologies propres et la promotion de la croissance durable sur les marchés émergents. Parmi les options retenues figurent iShares MSCI ACWI Low Carbon Target ETF; iShares Jantzi Social Index ETF; Vident International Equity Fund; PowerShares Cleantech Portfolio; et BMO Mid Federal Bond Index ETF.
BlackRock et deux sociétés de hedge funds, Samlyn Capital et Emerging Sovereign Group, ont cessé de parier contre l’action d’Aberdeen Asset Management, les investisseurs retrouvant confiance dans les perspectives de la société de gestion écossaise. Les analystes pensent que le rebond des marchés émergents explique en partie la réduction du nombre d’investisseurs pariant contre Aberdeen. La taille des positions courtes contre la société de gestion a chuté de 5,69 % de ses actions en février à 3,29 % aujourd’hui.
La décision de la Réserve fédérale américaine de ne pas relever ses taux dans l’immédiat a incité les investisseurs à reprendre du risque, mais plutôt sur les actifs les plus risqués comme le high yield ou les marchés émergents que sur les actions européennes ou américaines. Les fonds monétaires ont ainsi affiché des sorties nettes massives de 29 milliards de dollars durant la semaine au 23 mars, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux EPFR Global. Les fonds dédiés aux actions n’ont pas particulièrement profité de ces dégagements, à l’exception des fonds spécialisés sur les actions émergentes qui ont enregistré des souscriptions nettes pour la deuxième semaine consécutive, pour un montant de 300 millions de dollars. En revanche, les fonds d’actions européennes ont encore subi des sorties nettes durant la semaine sous revue, à hauteur de 1,6 milliard de dollars tandis que les fonds d’actions américaines affichaient pour 2,6 milliards de dollars de dégagements. Les fonds d’actions japonaises, qui semblaient ces dernières semaines bénéficier d’un regain d’intérêt ont subi des sorties nettes de 200 millions de dollars. Toutes catégories confondues, les fonds d’actions ont ainsi terminé la semaine sur des sorties nettes de 1,1 milliard de dollars. Côté obligataire, la semaine s’est soldée toutes catégories confondues par une collecte nette de 5,9 milliards de dollars. Les fonds obligataires à haut rendement ont attiré 2,6 milliards de dollars et les fonds dédiés à la dette émergente 1,4 milliard de dollars. On observe aussi un regain d’intérêt pour les stratégies susceptibles de protéger contre un retour de l’inflation. Les fonds adossés à l’or ont ainsi attiré 1,4 milliard de dollars et les fonds d’obligations indexées sur l’inflation 400 millions de dollars.
L’idée que les investisseurs doivent plutôt mettre leur argent dans des fonds indiciels que dans d’autres fonds onéreux gérés par des sélectionneurs de valeurs n’est pas nouvelle, relève le Financial Times fund management. Les professeurs de finance et les groupes de défense des consommateurs clament depuis longtemps que les gérants actifs se font payer trop cher pour des rendements trop faibles. Les gérants actifs ne réfutent pas les résultats des études montrant qu’ils sont peu nombreux à battre leur indice, mais insistent sur le fait que de telles statistiques ne discréditent pas le concept de gestion active. Nombre d’entre eux pensent qu’il revient aux investisseurs de faire des recherches plus poussées afin d’éviter les fonds peu performants.
Van Eck Global a récemment annoncé que toutes les activités et produits du groupe allaient passer sous la marque «VanEck». C’est ainsi que les ETP Market Vectors, bien connus des investisseurs, seront désormais distribués sous la dénomination VanEck Vectors ETF. A compter du 1er mai, la nouvelle marque sera progressivement introduite dans toutes les activités du groupe au niveau mondial.A fin janvier 2016, VanEck gérait environ 24,7 milliards de dollars d’actifs.
Federal Finance a annoncé le 25 mars le lancement d’un nouveau produit structuré qui propose le versement potentiel d’un gain de 8% par année écoulée, en cas de remboursement anticipé et à l’échéance si le niveau de clôture de l’indice est supérieur ou égal à son niveau initial, en contrepartie d’un risque de perte en capital en cours de vie et à l’échéance. Il offre également une opportunité de remboursement automatique tous les ans en fonction de l’évolution de l’indice, ainsi qu’un remboursement du capital initial à l’échéance si l’indice n’enregistre pas de baisse de plus de 40% par rapport à son niveau initial au terme des 8 ans (ou une perte partielle ou totale du capital en cas de baisse de plus de 40%).Disponible en contrats d’assurance-vie ou de capitalisation en unités de compte et en compte-titres, ‘Alcanterra Mai 2016’ est un titre de créance qui offre aux investisseurs un accès au marché actions européen via l’indice de référence EURO STOXX 50, dividendes non réinvestis. Ce nouveau produit est commercialisé par Federal Finance et Arkéa Banque Privée jusqu’au 4 mai 2016 en assurance-vie et en compte-titres.
Comme au cours du mois précédent, les indices immobiliers ont suivi en février la chute généralisée des marchés financiers. Toutefois, les indices français affirment une nouvelle fois leur résistance à cette spirale baissière. En effet, l’indice de performance globale Euronext IEIF REIT Europe a perdu 5,6% sur le mois de février, tandis que l’indice Dow Jones Stoxx 50 a reculé de 3,1%. L’indice Euronext IEIF SIIC France a une performance négative de 0,5%, alors que l’indice CAC 40 a chuté de 1,3% en février. Sur un an, les indices français, immobiliers et de référence, affichent de meilleures performances que celles des indices européen ou américain. Les indices Euronext IEIF REIT Europe et Dow Jones Stoxx 50 perdent respectivement 12,5% et 14,9%, alors que l’indice Euronext IEIF SIIC France enregistre un recul de 6,2% et que l’indice CAC 40 ne baisse que de 9,2%.
Les flux de capitaux vers les émergents ont atteint en mars 36,8 milliards de dollars (32,9 milliards d’euros), d’après les chiffres publiés par l’Institut international de la finance mardi. Si les quatre régions surveillées par l’organsiation ont enregistré des flux positifs, l’Asie arrive nettement en tête avec 20,6 milliards de dollars de flux vers ses marchés et obligations. Le montant global est le plus élevé depuis juin 2014, et fait suite à des flux positifs de 5,4 milliards de dollars en février. La moyenne sur 2010-2014 s’établit à 22 milliards par mois. Les obligations ont devancé les actions, à 18,9 milliards de dollars contre 17,9 milliards.
Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, a annoncé mardi un relèvement des plafonds d’investissements des plates-formes de crowdfunding, à l’occasion de la troisième édition des Assises du financement participatif. Les plates-formes ayant le statut de conseiller en investissement participatif (CIP) ou de prestataire en services d’investissement (PSI) pourront miser 2,5 millions d’euros en fonds propres sur 12 mois dans un projet, au lieu d’un million d’euros à l’heure actuelle.
La société de capital-investissement annonce aujourd’hui la signature d’un accord pour l’acquisition de la participation majoritaire d’Equistone dans Coventya, pour un montant non communiqué. Coventya, dont le siège est situé en région parisienne, développe, fabrique et distribue des spécialités chimiques pour l’industrie du traitement de surfaces. Sur l’exercice clos à fin septembre 2015, le groupe a réalisé 124 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 85% à l’international. «Avec l’appui de Silverfleet, Coventya compte poursuivre son développement à l’international, notamment dans les pays émergents et aux Etats-Unis», selon un communiqué, qui évoque de la croissance externe.
Malgré des conditions financières attractives, les collectivités locales ont coupé dans leurs investissements pour compenser la baisse des dotations de l’Etat.
Les grands entreprises américaines ont généré plus de 1.330 milliards de dollars de cash-flows en 2015, dont 620 milliards ont servi à financer des investissements.
La croissance économique américaine a ralenti au quatrième trimestre 2015, mais pas autant qu’annoncé lors d’une précédente estimation. Le PIB a augmenté de 1,4% annualisé, en troisième et dernière estimation, alors que la précédente estimation donnait une croissance de 1%, a annoncé le département du Commerce. La toute première estimation ne donnait qu’une croissance de 0,7%. Les dépenses de consommation, qui représentent plus des deux tiers de l’activité économique des Etats-Unis, ont augmenté de 2,4%, au lieu des 2% annoncés le mois dernier, grâce aux services.
La firme de capital-investissement cherche à collecter 9 milliards de dollars pour son troisième fonds consacré à l’Asie, affirme Bloomberg, citant des sources proches. Il s’agirait d’un montant record, KKR ayant levé six milliards pour son précédent millésime en 2013. La société de gestion alternative serait en discussions préliminaires avec des investisseurs, avec l’intention de boucler cette levée en 2017. Elle estime que la région devrait regorger d’opportunités dans les cinq ans à venir, notamment provoquée par la volatilité observée actuellement sur les marchés.
Le déficit public de la France a baissé plus que prévu en 2015, grâce à une croissance économique plus soutenue, des taux faibles qui ont allégé la charge de la dette, mais aussi à la chute des dépenses d’investissement des collectivités locales (lire par ailleurs). Selon des chiffres publiées vendredi par l’Insee, le déficit s’est élevé à 77,4 milliards d’euros, soit 7,4 milliards de moins qu’en 2014 ; ce montant représente 3,5% du PIB, contre 4% un an plus tôt, alors qu’il avait été prévu à 3,8% à l’origine. Michel Sapin, le ministre des Finances, juge «parfaitement crédible» l’objectif d’un déficit ramené à 3,3% du PIB en 2016. La dette publique 2.096,9 milliards d’euros à fin décembre, soit 95,7% du PIB, contre 95,3% un an plus tôt.
La banque centrale chinoise (PBOC) a annoncé la création d’une association professionnelle des sociétés de finance en ligne. Ce groupe doit permettre d’autoréguler cette industrie naissante et porteuse de risques croissants, selon une retranscription du discours d’un responsable de la PBOC lors de la cérémonie de lancement. La création de cette association intervient après la révélation début février de la gigantesque fraude impliquant la société financière chinoise Ezubao, soupçonnée d’avoir extorqué 50 milliards de yuans (7 milliards d’euros) à 900.000 investisseurs par système pyramidal. L’association, basée à Shanghai, regroupe des fournisseurs de solutions de paiement en ligne, des sociétés de prêts peer to peer et d’autres entreprises financières présentes sur internet, a déclaré Pan Gongsheng, le vice-gouverneur de la PBOC.
LBO France a annoncé la mise en vente le groupe Consolis, spécialisé dans les produits en béton préfabriqués pour le BTP. LBO France avait investi dans Consolis en 2007. « Les importants efforts de productivité et de structuration menés ces dernières années permettent actuellement à la société d’entrer dans une nouvelle phase de développement, illustrée par la progression récente de ses résultats et un carnet de commandes historiquement élevé, en particulier en Scandinavie », explique LBO France. Consolis a réalisé un chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’euros en 2015. Les offres indicatives sont attendues en juin.
Abengoa, au bord de la faillite, a obtenu le soutien de 75% de ses créanciers à un moratoire de sept mois sur sa dette. Le compromis doit encore être approuvé par un tribunal de Séville. Le groupe espagnol d’ingénierie et d'énergies renouvelables espère que le juge lui accordera aussi plus de temps pour sceller avec ses créanciers un accord définitif sur sa dette, qui atteint 9,4 milliards d’euros. Abengoa avait jusqu'à ce lundi 28 mars pour obtenir l’aval d’au moins 60% de ses créanciers à un tel moratoire. « D’autres créanciers pourraient endosser ce moratoire jusqu'à ce que le juge rende son jugement à ce sujet », a déclaré Abengoa. Le projet du groupe vise à réduire sa dette à un peu moins de cinq milliards d’euros contre une prise de contrôle de 95% de son capital par ses créanciers. Antonio Fornieles, le président d’Abengoa, espère terminer la restructuration d’ici la fin avril.
L’Argus de l’assurance a pu prendre connaissance de l’article 37 du projet de loi relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, dite loi Sapin 2. Ce texte, qui sera adopté en conseil des ministres le 30 mars prochain, réforme notamment le régime prudentiel des activités de retraite professionnelle supplémentaire.