L’industrie allemande de la gestion marque le pas. Au cours de l’exercice 2016, les fonds d’investissements allemands ont en effet réalisé une collecte nette de 102,8 milliards d’euros, selon des chiffres publiés ce 21 février par l’association allemande des gestionnaires d’actifs (BVI). Un résultat bien en-deçà des 192,6 milliards d’euros de souscriptions nettes enregistrés en 2015 ou des 123,4 milliards d’euros de collecte nette de l’exercice 2014. Au cours de l’année, les fonds réservés aux institutionnels (« Spezialfonds ») ont concentré l’essentiel de la collecte nette du secteur, avec 96,3 milliards d’euros de flux nets entrants. Il s’agit de la deuxième plus forte collecte annuelle pour ces véhicules d’investissement, après les 120,7 milliards d’euros engrangés en 2015, note la BVI.En parallèle, dans un contexte de fortes turbulences sur les marchés financiers liées aux surprises politiques aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, les fonds dédiés aux particuliers (« retail funds ») ont seulement collecté 6,5 milliards d’euros en net. On est bien loin des 72 milliards d’euros de souscriptions nettes enregistrées en 2015.Sur le terrain des fonds ouverts au public, les fonds diversifiés se sont taillés la part du lion avec 11,6 milliards d’euros de souscriptions nettes l’an dernier. Les fonds immobiliers ont également réussi à tirer leur épingle du jeu en captant 4,2 milliards d’euros de flux nets sur l’ensemble de l’année 2016. A l’inverse, toutes les autres catégories de fonds ont terminé l’exercice 2016 dans le rouge. Les fonds actions ont ainsi respectivement subi 1,8 milliard d’euros de décollecte nette, pénalisés par les 3 milliards d’euros de sorties nettes enregistrés sur le segment des ETF. Les fonds obligataires ne sont guère mieux lotis, avec 1,3 milliard d’euros de rachats nets en 2016. Enfin, les fonds monétaires ont accusé une décollecte nette de 1,2 milliard d’euros en 2016.Malgré ce ralentissement de la collecte nette, les actifs gérés dans les fonds allemands ont atteint, en 2016, le niveau record 2.801 milliards d’euros, contre 2.601 milliards d’euros à fin 2015. « Au cours des dix dernières années, les actifs sous gestion ont augmenté de 84% », soulignent ainsi l’association professionnelle dans un communiqué. Les encours des « Spezialfonds » s’établissent à 1.482 milliards d’euros à fin 2016 contre 1.339 milliards d’euros à fin 2015. Pour leur part, les encours gérés pour le compte des fonds « retail » ressortent à 915 milliards d’euros à fin 2016, contre 883 milliards d’euros à fin 2015. Enfin, les actifs gérés pour le compte de mandats discrétionnaires atteignent 403 milliards d’euros en 2016 contre 378 milliards d’euros en 2015.
L’Association italienne de la banque privée (associazione italiana private banking ou AIPB) vient de nommer Maria Antonella Massari en tant que secrétaire général. L’intéressée est membre du conseil d’administration de Vittoria Assicurazioni et du comité des nominations et rémunérations. Entre juillet 2015 et mars 2016, elle a été administratrice indépendante d’Amber Capital. Elle a travaillé 28 ans au sein d’UniCredit. Maria Antonella Massari prendra ses fonctions à l’AIPB le 1er mars 2017, et succédera à Bruno Zanaboni. L’association, présidée par Fabio Innocenzi, représente 116 membres.
ABB a annoncé qu’il devrait probablement inscrire une charge de 100 millions de dollars (95,2 millions d’euros) avant impôts dans ses résultats 2016 à la suite de la découverte de malversations et de détournements de fonds dans sa filiale sud-coréenne. « ABB a découvert un système criminel sophistiqué lié à des malversations et des détournements de fonds significatifs dans sa filiale sud-coréenne », indique le groupe industriel suisse dans un communiqué. « Le trésorier de la filiale sud-coréenne est soupçonné d’avoir falsifié des documents et d’avoir collaboré avec des tiers pour soustraire de l’argent de l’entreprise », ajoute-t-il.
Le fonds West Street Capital Partners VII, géré par Goldman Sachs, a bouclé la prise de contrôle de Finizy/Meilleurtaux.com à l’occasion de la sortie de Equistone Partners Europe et d’un ré-investissement des dirigeants actionnaires. La transaction avait été annoncée fin décembre. Equistone, qui avait repris le courtier en crédit et en assurance en 2013 pour un valorisation comprise entre 20 et 30 millions d’euros, réalise une excellente affaire: le prix de vente tournerait autour de 265 millions d’euros, pour un Ebitda attendu au-dessus de 20 millions en 2016, indiquaient à l'époque à L’Agefi des sources proches du dossier.
La croissance de l'économie britannique s’est accélérée fin 2016 mais celle de l’ensemble de l’année est inférieure à l’estimation initiale et le détail des chiffres du produit intérieur brut (PIB) publiés mercredi montre des signes de faiblesse, liés à la perspective du Brexit et susceptibles de peser sur la tendance des mois à venir. Le PIB britannique a augmenté de 0,7% au quatrième trimestre par rapport au troisième, alors que l’estimation initiale publiée fin janvier le donnait en hausse de 0,6% seulement. Mais si les chiffres d’octobre-décembre ont profité d’un rebond du commerce extérieur, l’investissement des entreprises s’est orienté à la baisse et les dépenses de consommation des ménages ont ralenti, ce qui augure mal de 2017.
A l’approche des échéances électorales aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, voire en Italie, la Commission européenne a préféré temporiser ce mercredi en publiant son analyse annuelle de la situation économique et sociale dans les États membres. Exemple avec l’Italie: Bruxelles considère que le pays ne respecte pas le critère de la dette énoncé dans le pacte de stabilité et de croissance. «Toutefois, une décision sur l’opportunité de recommander l’ouverture d’une procédure pour déficit excessif serait prise uniquement sur la base des prévisions du printemps 2017 de la Commission, en tenant compte des résultats enregistrés pour 2016 et de la mise en œuvre des engagements budgétaires pris par les autorités italiennes en février 2017», précise la Commission.
Les prix à la consommation ont augmenté de 1,8% en janvier en variation annuelle dans la zone euro, montre la statistique définitive publiée mercredi par Eurostat, soit son taux annuel le plus élevé depuis janvier 2013. D’un mois sur l’autre, les prix à la consommation dans les 19 pays de la zone euro ont baissé de 0,8%, conformément aux anticipations des économistes interrogés par Reuters.
Avec un indice PMI au plus haut depuis six ans, la croissance se renforce et pourrait ouvrir la porte à une remise en cause de la politique accommodante de la BCE.
Le coût d’une garantie contre un risque de défaut de l’Etat français sur sa dette a atteint hier son plus haut niveau depuis plus de trois ans, reflétant l’incertitude sur l’issue de l'élection présidentielle d’avril-mai. Les swaps de défaut de crédit (CDS) sur la dette française, des instruments financiers utilisés comme une assurance contre un risque de non-remboursement des obligations d’Etat, ont atteint environ 67 points de base selon les données de la société d’information financière Markit. La probabilité d’un défaut français dans un délai de cinq ans est estimée à 5,5%, contre 3% au début du mois.
La taxe européenne sur les transactions financières (TTFE) semble plus que jamais compromise. La demande belge d’exemption de ses fonds de pension pourrait bien fournir le prétexte d’un enterrement définitif du projet.La France a de surcroît avancé sa propre demande d’exemption en demandant de «trouver un moyen de faire en sorte que cela n’impacte pas l’économie réelle», selon un diplomate. Le lancement d’une campagne en France pour récupérer des activités financières susceptibles de quitter la City pour cause de Brexit a retiré beaucoup d’attrait au projet de taxe.
L’excédent budgétaire britannique s’est élevé à 9,4 milliards de livres (11,07 milliards d’euros) en janvier, contre un consensus à 13,8 milliards. Mais cet indicateur a été faussé par un changement de méthodologie de l’institut national de la statistique dans la comptabilisation des recettes de l’impôt sur les sociétés. Selon la méthode précédente, l’excédent aurait atteint le record de 15,2 milliards de livres. Sur les dix premiers mois de l’exercice budgétaire 2016-2017, le déficit ressort à 49,3 milliards, en repli de 21,6% sur un an. Londres entend ramener le déficit annuel à 68,2 milliards, soit 3,5% du produit intérieur brut (PIB), ce qui semble désormais réalisable.
Le président de la Réserve fédérale de San Francisco, John Williams, a averti hier que la baisse des taux d’intérêt constatée depuis la crise financière à l’échelle mondiale devrait se prolonger et compliquer la tâche des banques centrales. Ces dernières ont en effet moins de marge de manœuvre pour abaisser les taux en cas de choc négatif ou de récession. Cela les forcera à recourir à des politiques alternatives telles que les rachats d’actifs qui, voici encore dix ans, étaient considérées comme exceptionnelles. «Ce qui a été perçu comme des politiques ‘extraordinaires’ - telles que les taux zéro ou négatifs, le pilotage des anticipations («forward guidance») et la politique d’expansion du bilan - devrait devenir la norme pour les banques centrales qui s’efforcent d’atteindre leurs objectifs macroéconomiques», en conclut-il.
Euronext a annoncé hier le lancement d’«Euronext Family Business», premier indice européen dédié aux sociétés familiales, destiné à mettre en valeur les performances de 90 entreprises de ce type cotées sur les marchés des quatre pays couverts par l’opérateur boursier. Un tiers des entreprises composant cet indice sont cotées sur le compartiment A, un tiers sur le compartiment B et le dernier tiers sur le compartiment C ou sur Alternext. Les critères de sélection reposent sur la liquidité (80 % des valeurs les plus liquides dans chaque catégorie) et la capitalisation boursière.
Le secteur manufacturier japonais a connu en février sa plus forte croissance en près de trois ans, montre une enquête préliminaire publiée hier, signe d’une amélioration de la demande intérieure et extérieure. L’indice PMI Markit/Nikkei des directeurs d’achat «flash» en données corrigées des variations saisonnières s’est établi en février à 53,5, contre 52,7 en lecture définitive en janvier. Pour le sixième mois consécutif, cet indice reste ainsi au-dessus de la barre des 50 séparant croissance et contraction de l’activité et se retrouve à son niveau le plus haut depuis mars 2014.
Les pays de l’Opep veulent améliorer la mise en œuvre de leur accord sur une baisse de la production de pétrole, même s’il a déjà été respecté à plus de 90% en janvier, a déclaré hier le secrétaire général de l’organisation. «Tous les pays concernés restent déterminés à atteindre un plus haut niveau de conformité», a déclaré Mohammad Barkindo selon la version écrite d’un discours prononcé à Londres. Onze producteurs extérieurs à l’Opep, dont la Russie, ont prévu de participer à cet effort en réduisant leurs propres extractions.
Le Livret A et le Livret de développement durable (LDD) ont enregistré en janvier leur collecte la plus élevée depuis avril 2013, selon les données publiées hier par la Caisse des dépôts. Les souscriptions pour ces deux produits d'épargne défiscalisés ont été supérieures aux retraits de 3,27 milliards d’euros le mois dernier, après l’avoir été de 1,27 milliard en décembre, quand elles avaient renoué avec une évolution positive après trois mois dans le rouge. Avec les intérêts capitalisés, leur encours global s'élève à 364,2 milliards à fin janvier (262,4 milliards pour le Livret A et 101,7 milliards pour le LDD), contre 356,1 milliards un an plus tôt.
Le deuxième groupe immobilier allemand a annoncé hier soir qu’il émettrait prochainement pour 800 millions d’euros d’obligations convertibles et procéderait à une augmentation de capital de 500 millions d’euros via un placement accéléré auprès d’investisseurs institutionnels. Les 1,3 milliard d’euros ainsi levés doivent refinancer un emprunt convertible à échéance 2020, financer son portefeuille immobilier Pegasus et des acquisitions réalisées et à venir. Les obligations émises autour du 27 février seront à échéance juillet 2024 et convertibles en actions nouvelles ou actions existantes au porteur.
Le groupe immobilier a publié hier soir un bénéfice opérationnel courant annuel de 266 millions d’euros, en hausse de 21% et supérieur à son objectif d’au moins 245 millions. Le chiffre d’affaires a progressé de 0,5% à 3,07 milliards, alors qu’il tablait sur une stabilité. Il prévoit un résultat opérationnel d’au moins 300 millions dès 2017, avec un an d’avance par rapport à son plan de marche, avant d’atteindre 325 millions en 2018. Il anticipe aussi des prises de commandes en immobilier d’entreprise supérieures à 350 millions cette année et une progression du chiffre d’affaires d’environ 10%.
Le Livret A et le Livret de développement durable (LDD) ont enregistré en janvier leur collecte la plus élevée depuis avril 2013, selon les données publiées mardi par la Caisse des dépôts. Les souscriptions pour ces deux produits d'épargne défiscalisés ont été supérieures aux retraits de 3,27 milliards d’euros le mois dernier, après l’avoir été de 1,27 milliard en décembre, quand elles avaient renoué avec une évolution positive après trois mois dans le rouge.
Les pays de l’Opep veulent améliorer la mise en oeuvre de leur accord sur une baisse de la production de pétrole, même s’il a déjà été respecté à plus de 90% en janvier, a déclaré mardi le secrétaire général de l’organisation. «Tous les pays concernés restent déterminés à atteindre un plus haut niveau de conformité», a déclaré Mohammad Barkindo selon la version écrite d’un discours prononcé à Londres.
La taxe européenne sur les transactions financières (TTFE) semble plus que jamais compromise. « Quand il n’y a plus que des trous dans le fromage suisse, il n’y a plus de fromage », a déclaré Wolfgang Schäuble mardi à Bruxelles, à l’issue d’une réunion des ministres des Finances européens.
Les 28 pays de l’UE se sont entendus mardi lors d’une réunion à Bruxelles sur une nouvelle mesure contre l’optimisation fiscale des entreprises. Ce nouveau projet de directive vise à empêcher les entreprises de tirer parti des disparités existant entre les systèmes d’imposition des pays de l’UE et des pays hors de l’Union, afin de réduire leur charge fiscale globale. Ces dispositifs, que l’on appelle «dispositifs hybrides» dans le jargon technique, peuvent se traduire par une érosion substantielle des assiettes imposables des entreprises contribuables dans l’UE.
Le coût d’une garantie contre un risque de défaut de l’Etat français sur sa dette a atteint mardi son plus haut niveau depuis plus de trois ans, reflétant l’incertitude sur l’issue de l'élection présidentielle d’avril-mai. Les swaps de défaut de crédit (CDS) sur la dette française, des instruments financiers utilisés par certains investisseurs comme une assurance contre un risque de non-remboursement des obligations d’Etat, ont atteint environ 67 points de base selon les données de la société d’information financière Markit.
Mark Mobius, président exécutif de Templeton Emerging Markets Group, qui gère environ 27 milliards de dollars d’actifs, indique avoir augmenté son exposition au Brésil et au Mexique d’environ 15 % à 20 % depuis novembre, en raison des anticipations de croissance au Brésil et de prix attrayants au Mexique, rapporte le Wall Street Journal. Pour lui, la vaste enquête anticorruption connue sous le nom d’opération Car Wash ne pèse plus sur les cours des actifs brésiliens, et l'économie locale pourrait rapidement se redresser grâce à des réformes économiques. Au Brésil, Templeton a principalement augmenté ses investissements dans des actions de grandes banques du secteur privé et des entreprises focalisées sur la consommation. Mark Mobius gère 1,2 milliard de dollars au Brésil. Environ deux tiers de ses participations sont actuellement en Asie. Templeton prédit que l'économie brésilienne va croître d’environ 0,5 % cette année et de 5 % en 2018.
Le secteur de la gestion d’actifs n’a jamais été aussi optimiste quant à son avenir. Tel est le principal enseignement de l’enquête annuelle du cabinet PwC réalisée auprès de 185 directeurs généraux de sociétés de gestion d’actifs et de fortune répartis dans 45 pays à travers le monde. De fait, 92% des sondés se disent confiants ou très confiants quant aux perspectives de croissance du secteur au cours des 12 prochains mois, un résultat bien plus élevé que la moyenne de l’ensemble du secteur des services financiers (86%). Preuve que la confiance des dirigeants est au beau fixe, les deux tiers des dirigeants interrogés (64%) envisage de procéder à des recrutements et de renforcer leurs effectifs.Pas question pour autant de tomber dans l’euphorie. « La confiance est élevée mais le secteur montre des signes d’une certaine lenteur à innover et à s’adapter, en particulier sur le terrain des technologies », souligne Barry Benjamin, « Global Asset and Wealth Management Leader » chez PwC. 65% des dirigeants interrogés estiment ainsi que la technologie va impacter or réorganiser la concurrence dans leur marché au cours des cinq prochaines années, montre l’étude de PwC. Un essor de la technologie qui est même considéré comme une menace pour la croissance de leurs activités. Pourtant, 10% seulement des dirigeants de sociétés de gestion envisagent de renforcer leurs capacités numériques, contre 23% pour l’ensemble du secteur des services financiers. De la même manière, seuls 27% des personnes interrogées envisagent de collaborer avec des start-up, preuve d’une vraie réticence du secteur à innover, selon PwC. A titre de comparaison, 31% des dirigeants du secteur bancaire et 37% des dirigeants du secteur de l’assurance envisagent de travailler avec des start-up, notamment avec des Fintech afin de développer de nouveaux produits et de nouveaux modèles économiques susceptibles de transformer leurs secteurs.Concernant les technologies, 71% des dirigeants des sociétés de gestion avancent que la disponibilité des compétences clés constitue leur principale préoccupation. Suivent la rapidité des changements technologiques (66%), le changement de comportements des clients (64%), le manque de confiance (61%) et, enfin, les cyber-menaces (59%).
L’Europe des dividendes se porte plutôt bien, notamment par rapport au reste du monde, si l’on en croit la dernière enquête Henderson Global Dividend (HGD). En effet, l’Europe affiche dans l’ensemble une solide croissance de ses dividendes, mêmes si d’importantes disparités existent d’un pays à l’autre. La masse totale des dividendes a augmenté l’an dernier de 4,3% à 219,6 milliards de dollars US, selon les chiffres compilés dans l’enquête. Les dividendes sous-jacents, ajustés des effets de change, des dividendes extraordinaires et d’autres facteurs, progressent de leur côté de 4,1%. A l'échelle mondiale en revanche, les dividendes ont augmenté d'à peine 0,1% en 2016 pour atteindre 1.154 milliards de dollars US. Quatre éléments expliquent ce faible résultat. Tout d’abord, la croissance des dividendes aux États-Unis (+4,1% vs croissance à deux chiffres en 2015 et 2014), qui représentent 2/5èmes (412 milliards de dollars) de la masse mondiale, a fortement ralenti. Ensuite, les dividendes au Royaume-Uni, en Australie et dans les pays émergents se sont sensiblement contractés par rapport à 2015. Troisièmement, le dollar US s’est apprécié et les dividendes distribués ailleurs dans le monde ont donc été convertis en dollars à un taux moins favorable. Enfin, les dividendes extraordinaires ont sensiblement diminué aux Etats-Unis et en Europe où ils chutent au total de 3 milliards de dollars par rapport à 2015, ce qui explique pourquoi la progression de la masse totale est inférieure à celle de 0,6% des dividendes sous-jacents. L’apathie des dividendes au quatrième trimestre, en baisse de 0,4% par rapport à 2015, a conduit l’indice HGD à terminer péniblement l’année à 158,2 points (base 100 en 2009).La France emmène le peloton des pays développés. Ses banques, dont la situation s’est améliorée, ont augmenté leurs dividendes de moitié et alimenté la croissance de 11,8% de la masse totale et de 9,4% des dividendes sous-jacents. Les Pays-Bas font encore mieux avec une masse totale en hausse de 38,4% sous l’effet du dividende extraordinaire versé par Ahold suite à sa fusion avec Dehaize. Les dividendes sous-jacents progressent encore 18,5%, la quasi-totalité des sociétés hollandaises ayant augmenté leurs distributions. La hausse la plus remarque est venue d’ING, qui a doublé son dividende et detrône Unilever en tête du classement des principaux distributeurs.A l’inverse, l’Allemagne, la Suisse et l’Italie sont restés à la traîne. Si plusieurs sociétés allemandes de premier plan ont sensiblement augmenté leurs dividendes, la réduction de 98% opérée par Volkswagen suite au scandale des émissions de CO2 et l’annulation du dividende de Deutsche Bank, en proie à des inquiétudes concernant sa capitalisation, ont plombé les chiffres. L’Espagne, la Suède, la Belgique et l’Autriche ont enregistré les plus mauvais résultats. En Espagne, la contraction par rapport à 2015 est essentiellement imputable aux coupes annoncées par Santander et Repsol, qui ont masqué la croissance enregistrée par la plupart des autres sociétés espagnoles.Ailleurs dans le monde, la masse totale au Japon a augmenté d’un quart, bien que la majeure partie de cette hausse soit liée à la solidité du yen. Le taux de change a en revanche plombé les exportations japonaises, ce qui explique pourquoi les dividendes sous-jacents ont affiché une croissance nulle. Les dividendes en Corée du sud et à Taïwan ont bondi. Dans les deux cas, cette progression est attribuable à une ou deux sociétés importantes alors qu'à Hong Kong, les dividendes extraordinaires versés, entre autres, par Cheung Kong Infrastructure et la société de transport MTR, ont masqué la faible croissance des dividendes sous-jacents.Henderson prévoit une hausse d'à peine 0,3% de la masse totale cette année, pour atteindre 1.158 milliards de dollars US, en raison de la solidité du dollar américain, en supposant qu’il se maintienne à son niveau actuel. Cela équivaut à une augmentation de 3,2% des dividendes sous-jacents, lesquels tiennent compte de la solidité du dollar US et de la baisse probable des dividendes extraordinaires."Les perspectives de croissance économique apparaissent plus encourageantes en 2017. La nouvelle administration en place à la Maison Blanche a promis d’augmenter les dépenses et de réduire l’imposition des sociétés, ce qui devrait avoir une incidence positive sur les bénéfices des sociétés américaines, même si celles-ci doivent faire face à la solidité du dollar US», estime Alex Crooke, responsable Global Equity Income chez Henderson Global Investors. «La confiance des sociétés s’améliore également dans la zone euro. La hausse des cours du pétrole et des autres matières premières dopera les résultats de sociétés connues pour leur propension à verser de gros dividendes et permettra de rétablir progressivement la situation dans ces secteurs qui ont été extrêmement secoués. Si la solidité du dollar US risque de masquer la croissance des dividendes en devises locales en 2017, elle devrait finir par émerger sur le long terme, les fluctuations de change ayant tendance à s'équilibrer. Même si le billet vert venait à perdre de sa superbe, n’oublions pas que les actions demeurent une importante source de revenus pour les investisseurs», explique Alex Crooke.
Columbia Threadneedle Investments, dont les actifs sous gestion s'élèvent à environ 432 milliards d’euros, a annoncé avoir remporté un mandat ESG auprès de Zurich Germany pour la gestion de sa nouvelle stratégie ESG dédiée aux actions européennes. La stratégie sera pilotée par Ann Steele, gérante de portefeuilles senior qui travaille sur les actions européennes chez Columbia Threadneedle depuis plusieurs années. Columbia Threadneedle EMEA gère actuellement 11 milliards d’euros de mandats d’investissement ESG pour le compte de clients dans le monde entier. Une équipe dédiée de cinq professionnels de l’investissement responsable travaillent avec l’aide de l'équipe d’investissement pour fournir des solutions ESG à la clientèle.