La suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages promise par Emmanuel Macron coûtera 8,5 milliards d’euros aux finances publiques, et non 10 milliards comme annoncé jusque-là, a indiqué hier le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin. Les détails de la réforme, concernant notamment les compensations pour les collectivités locales, seront pour leur part abordées «lors de la conférence des territoires», qui se tiendra le 17 juillet au Sénat, a-t-il ajouté. Il a promis en outre que «l’Etat va intervenir notamment sur la revalorisation des valeurs locatives», qui servent au calcul de la taxe. La revalorisation des valeurs locatives, dont la dernière actualisation remonte aux années 1970, est une question sensible devant laquelle les gouvernements successifs ont reculé ces dernières décennies, au vu des importants transferts de charges qu’elle devrait occasionner entre contribuables.
L'économie américaine devrait connaître une croissance de 2,6% en rythme annualisé au deuxième trimestre au vu des dernières données sur les créations d’emplois et les stocks de grossistes, indiquait hier le modèle de prévision GDP Now de la Réserve fédérale d’Atlanta. Cette nouvelle estimation de la croissance du PIB américain est inférieure à celle de 2,7% calculée le 6 juillet.
La confiance des patrons de petites et moyennes entreprises aux Etats-Unis s’est érodée en juin, minée par l'échec des parlementaires au Congrès à trouver un accord sur la réforme de l’assurance-santé. L’indice de confiance de la National Federation of Independent Businesses (NFIB), l’association américaine du secteur, s’est contracté à 103,6 le mois dernier, contre 104,5 en mai. Les économistes s’attendaient à un indice de 104,5 en juin.
La Grèce n’a pas besoin de retourner sur le marché obligataire cette année, a déclaré hier le gouverneur de la banque centrale du pays, en plaidant pour que le gouvernement grec s’appuie sur les privatisations pour regagner la confiance des investisseurs. «Je pense qu’il est un peu tôt» pour faire appel aux marchés financiers, a affirmé le gouverneur de la Banque de Grèce, Yannis Stournaras, au cours d’un entretien accordé au Wall Street Journal. «Je crois qu’il serait préférable, par exemple, que la Grèce réalise prochainement deux ou trois privatisations emblématiques. Cela aiderait à faire appel aux marchés par la suite», a expliqué le banquier central.
Donald Trump prévoit de nominer Randal Quarles, un ancien responsable du Trésor, au poste de principal régulateur du secteur bancaire de la Réserve fédérale (Fed), a annoncé lundi la Maison blanche. Si ce choix est confirmé par le Sénat, Randal Quarles deviendra le premier vice-président de la Fed en charge de la supervision bancaire, un poste créé après la crise financière de 2008 mais qui n’avait pas été pourvu par l’administration Obama. Gérant d’un fonds d’investissement dans l’Utah, Randal Quarles est perçu comme à l'écoute des banques favorables à davantage de dérégulation. Il s’est aussi montré très critique envers la politique de taux bas de la Fed. La supervision du secteur bancaire était assurée jusqu'à sa démission en février dernier par l’ancien gouverneur de la Fed Daniel Tarullo, qui a veillé à une stricte application de la loi Dodd-Frank adoptée en 2010 et a imposé aux banques des stress tests annuels.
HSBC Holdings et UBS Group ont accepté de verser chacun 14 millions de dollars (12,2 millions d’euros) en échange du retrait d’une plainte privée aux Etats-Unis les accusant d’avoir manipulé un taux de référence utilisé sur le marché des dérivés de crédit, l’ISDAfix, où circulent 483.000 milliards de dollars. L’accord rendu public hier, qui doit encore être approuvé par la justice, porte à 408,5 millions de dollars le total qu’ont accepté de payer 10 banques dans cette affaire. HSBC et UBS ont démenti toute malversation.
La confiance des patrons de petites et moyennes entreprises aux Etats-Unis s’est érodée en juin, minée par l'échec des parlementaires au Congrès à trouver un accord sur la réforme de l’assurance-santé. L’indice de confiance de la National Federation of Independent Businesses (NFIB), l’association américaine du secteur, s’est contracté à 103,6 le mois dernier, contre 104,5 en mai. Les économistes s’attendaient à un indice de 104,5 en juin.
Les ministres des Finances de l’Union européenne ont adopté mardi un ensemble mesures destinées à faciliter le délestage par les banques européennes de leurs prêts non productifs et à permettre aux autorités réglementaires d’exiger un renforcement des fonds propres des banques pour y faire face, si nécessaire. Les banques européennes sont pénalisées par près de 1.000 milliards d’euros de prêts non performants, même si leur encours a légèrement diminué au cours des derniers mois mais à un rythme trop lent, a dit le vice-président de la Commission européenne chargé de la stabilité financière, Valdis Dombrovskis, lors d’une conférence de presse à l’issue de l’Ecofin.
Le PDG de Total, Patrick Pouyanné, a déclaré mardi qu’il souhaitait maintenir une production de 300.000 barils de pétrole par jour dans le gisement de pétrole d’Al-Shaheen au large du Qatar pendant «de nombreuses années». Le groupe pétrolier français avait remporté l’an dernier un appel d’offres pour prendre une participation de 30% du plus important gisement de pétrole offshore du Qatar, aux côtés de la compagnie nationale Qatar Petroleum (QP) qui détient le reste.
L’Iran prévoit d’augmenter sa production de brut et de pétrole liquide à 5,7 millions de barils par jour d’ici à 2021 grâce aux investissement étrangers, a indiqué Amir Hossein Zamaninia, vice-ministre iranien du Pétrole. Ce montant comprendra les 500.000 barils par jour de condensats du champ gazier de South Pars, dans lequel Total a accepté d’investir la semaine dernière, a précisé Mohammad Ali Emadi, conseiller de la compagnie pétrolière publique National Iranian Oil Co. au Wall Street Journal. L’Iran produit actuellement 3,8 millions de barils par jour.
La Grèce n’a pas besoin de retourner sur le marché obligataire cette année, a déclaré le gouverneur de la banque centrale du pays, en plaidant pour que le gouvernement grec s’appuie sur les privatisations pour regagner la confiance des investisseurs.
La compagnie publique pétrolière d’Abou Dabi, Abu Dhabi National Oil Company ou Adnoc, envisage d’introduire en Bourse sa filiale de stations-services qui pourrait être valorisée jusqu’à 14 milliards de dollars (12,2 milliards d’euros), rapporte Bloomberg de sources proches du dossier. Adnoc pourrait nommer des banques conseil dès cette semaine dans l’optique d’une cotation à Abou Dabi.
Les sociétés de capital-investissement Bain Capital et Cinven sont revenues à la charge sur le groupe pharmaceutique allemand Stada en lançant ce 10 juillet une nouvelle offre améliorée après l'échec d’une première tentative à 5,3 milliards d’euros. Les deux fonds proposent 66,25 euros par action, au lieu de 66 précédemment, avec un taux d’acceptation abaissé à 63%, a fait savoir Stada en précisant consentir à la nouvelle offre comme c'était déjà le cas auparavant.La précédente offre de Bain et de Cinven, lancée en avril, avait obtenu l’assentiment d’investisseurs représentant seulement 65,52% du capital du fabricant de génériques alors que le seuil requis était de 67,5%.
Le fonds Elliott Management, le premier créancier de la maison mère, en faillite, d’Oncor Delivery Company, a annoncé qu’il était en train de préparer une offre valorisant la société américaine de transport d'électricité 18,5 milliards de dollars (16,24 milliards d’euros), dette incluse, rapporte Reuters. Cette offre est supérieure aux 18,1 milliards d’euros proposés vendredi par Berkshire Hathaway Energy, filiale de Berkshire Hathaway, le groupe de Warren Buffett, pour s’emparer d’Oncor.Dans une lettre au conseil d’administration d’Energy Future Holdings Corp (EFH), la maison-mère d’Oncor, Elliott Management écrit que toute offre émanant d’une partie autre que des créanciers augmenterait les risques de refus des autorités de régulation. Cette contre-offre du fonds dirigé par le milliardaire Paul Singer constituerait un rare défi adressé à Warren Buffett, qui rechigne à participer à des batailles de ce type.
Les fonds commercialisés en Suède ont enregistré sur les six premiers mois de l’année des souscriptions nettes de 59,5 milliards de couronnes suédoises, soit plus de 6 milliards d’euros, montrent les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. Sur le seul mois de juin, les fonds suédois ont levé 9,8 milliards de couronnes suédoises.Depuis le début de l’année, la collecte a été particulièrement forte sur les fonds actions, qui ont enregistré des entrées nettes de 25,6 milliards de couronnes, malgré des rachats de 1 milliard de couronnes en juin. Les fonds diversifiés et obligataires ont quant à eux drainé respectivement 17,8 milliards de couronnes et 13,4 milliards de couronnes sur six mois. A fin juin, les fonds commercialisés en Suède affichaient des encours de 3.817 milliards de couronnes suédoises, soit 397 milliards d’euros, dont 58 % en fonds actions.
Le fonds activiste Third Point, propriété de l’investisseur Daniel Loeb, maintient la pression sur Nestlé dans le cadre d’un dialogue régulier avec le géant suisse de l’agroalimentaire, a rapporté lundi à Reuters une source proche du dossier. Third Point a annoncé le 25 juin une prise de participation de plus de 1% dans Nestlé, pour 3,5 milliards de dollars, plaidant avec vigueur pour que le groupe de Vevey améliore ses marges, lance des rachats d’actions et se sépare d’actifs non stratégiques, à commencer par sa part dans L’Oréal.Trois jours après, Nestlé a annoncé un plan de rachats d’actions d’un maximum de 20 milliards de francs suisses (18,37 milliards d’euros) d’ici à juin 2020, à l’issue d’un examen stratégique. Daniel Loeb a rencontré le directeur général du groupe, Mark Schneider, le 2 juin, a rapporté la source, ajoutant qu’aucune réunion n'était planifiée avant un séminaire d’investisseurs organisé par Nestlé le 26 septembre. Third Point souhaite que Nestlé mette en oeuvre plus rapidement certains changements, notamment qu’il se fixe un objectif de croissance de ses marges comme Unilever et Danone l’ont fait. Nestlé n’a pas publiquement réagi à la préconisation de Daniel Loeb de vendre la participation de 23% qu’il détient dans L’Oréal - valorisée quelque 23 milliards d’euros.
Euroclear a annoncé, ce 10 juillet, la mise en place d’un nouveau groupe de travail dont la mission est d’élaborer une feuille de route innovante visant à développer et améliorer le modèle français de distribution de fonds pour les investisseurs nationaux et internationaux. Ce groupe de travail, présidé par le cabinet de conseil Ailancy, rassemblera des experts d’institutions financières majeures dans le domaine de la gestion des fonds, précise le dépositaire dans un communiqué.De fait, des représentants d’établissements « buy-side », « sell-side », d’infrastructures de marché et d’associations professionnelles examineront la manière dont les nouvelles technologies – telles que la blockchain – peuvent apporter une valeur ajoutée à l’industrie des fonds. Début 2018, le groupe de travail envisage de publier un rapport présentant un plan concret pour renforcer davantage les infrastructures des fonds. Euroclear est déjà partie prenante à l’initiative FROG (« French Routes and Opportunities Garden »). « Cette collaboration a donné plusieurs initiatives de marché, notamment le récent lancement d’Euronext Funds Service et des changements législatifs permettant de rendre le modèle français de distribution de fonds plus accessible pour les investisseurs », rappelle Euroclear.La mise en place de ce groupe de travail bénéficie du soutien de la place de Paris, notamment de l’Association française de la gestion financière (AFG) et du groupe « FROG », présidé par Didier Le Menestrel. « Toute initiative soutenant l’ambition et portant l’excellence de la gestion d’actifs française au-delà des frontières est positive », s’est ainsi félicité Didier Le Menestrel, cité dans le communiqué. Le discours est à l’avenant chez Eric Pinon, président de l’AFG : « Dans la compétition que se livrent les places financières, toutes améliorations des processus qui visent à accroître la visibilité et la distribution des fonds d’investissement français à l’étranger, ainsi qu’à renforcer la connaissance des clients sont activement soutenus par l’AFG. »
La start-up HostnFly a annoncé ce 10 juillet la clôture d’un tour de table d’un montant de 2,5 millions d’euros réalisé auprès de Partech Ventures, Kerala Ventures et Kima Ventures. Grâce à cette levée de fonds, HostnFly prévoit de recruter 15 personnes d’ici la fin de l’année, afin de consolider sa présence à Paris et de se développer en Europe. Fondée en mars 2016 par trois amis de longue date, la start-up HostnFly propose à ses clients de gérer la location de leur appartement lorsqu’ils partent en vacances et leur garantit un revenu en amont de la location. «Grâce à ses algorithmes de machine learning, HostnFly optimise les prix de location et maximise ainsi les revenus pour les propriétaires», assure un communiqué.
Stuart Gulliver et Jamie Dimon, patrons respectifs de HSBC et JPMorgan, ont salué à l’occasion des rencontres de Paris Europlace les récentes annonces du gouvernement pour renforcer l’attractivité de la Place de Paris, mais en soulignant que l’essentiel reste à faire. « Le package de réformes est très positif », a indiqué Stuart Gulliver en se référant notamment aux changements prévus dans la législation sur le travail, mais « chacun veut voir si les réformes resteront dans la durée ». Le banquier a évoqué la durée de deux quinquennats. Il a précisé que la banque britannique pourrait transférer un peu moins d’un millier de postes du Royaume-Uni vers la France en cas de « soft Brexit », sans toutefois écarter l’hypothèse d’un « hard Brexit ». Jamie Dimon a de son côté ajouté que « plusieurs centaines » de banquiers seraient déplacés pour être prêts à servir des clients le premier jour du Brexit.
Les investissements dans le secteur de l'électricité ont dépassé ceux destinés au pétrole et au gaz en 2016 pour la première fois de l’histoire, la faiblesse prolongée des prix mondiaux du brut entraînant toujours d’importantes coupes dans les programmes pétroliers et gaziers, a déclaré ce matin l’Agence internationale de l’Energie (AIE). Les dépenses globales en énergie ont baissé l’an dernier de 12% à 1.700 milliards de dollars (1.500 milliards d’euros), leur deuxième année consécutive de repli, du fait de la chute de 26% à 650 milliards de dollars des investissements dans le pétrole et le gaz et à un recul de 5% de la production d'électricité. Les investissements dans l'électricité à l'échelle mondiale ont atteint 718 milliards de dollars en 2016, soutenus par une hausse des dépenses dans les réseaux de distribution venue compenser la baisse des investissements dans la production.
Arkema, qui tient aujourd’hui une journée investisseurs, a dévoilé les objectifs de son plan stratégique à 2023 visant une progression de sa rentabilité et d’importants investissements en Asie. Le groupe chimique vise à l’horizon 2023 une marge de résultat opérationnel courant comprise entre 11,5% et 12,5% contre 9,7% l’an dernier, ainsi qu’un maintien d’un taux de conversion de l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) en flux de trésorerie libre de 35%. A cette échéance, son ratio de dette nette sur Ebitda devrait être inférieur à deux, le retour sur capitaux employés d’au moins 10% et la notation de crédit «investment grade» maintenue.
Le président de la Fed de San Francisco a indiqué ce matin lors d’un colloque à Sydney que la Fed devrait relever à nouveau taux d’ici la fin d’année et commencer à réduire la taille de son bilan dans les prochains mois. John Williams a estimé que le ralentissement de l’inflation récemment observé aux Etats-Unis était provisoire, et que l’inflation devrait revenir vers 2% au cours de 2018, mais il a ajouté que rythme de hausse des taux pourrait devoir être ralenti par rapport au calendrier actuel si l’inflation n’accélère pas comme prévu. John Williams a enfin souligné que la hausse des taux et la réduction de la taille du bilan de la Fed étaient des formes complémentaires de la politique monétaire et que ses propres projections prenaient cet aspect en compte.
Siemens a déclaré hier qu’au moins deux de ses turbines à gaz avaient été transférées «contre sa volonté» de la Russie vers la Crimée, région visée par des sanctions de l’Union européenne interdisant aux entreprises de l’UE de lui fournir des technologies de l'énergie. Le conglomérat allemand, qui a répété ne pas avoir été informé de livraisons destinées à la Crimée par son client Technopromexport, entreprise publique russe d’ingénierie, a déclaré qu’il engagerait des poursuites en justice contre les responsables de ce transfert.
La Société du Grand Paris a annoncé hier que son conseil de surveillance avait validé un emprunt d’un milliard d’euros auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour financer le futur Grand Paris Express. Elle rappelle avoir déjà signé un contrat auprès du fonds d'épargne de la Caisse des Dépôts pour un prêt d’un milliard d’euros le 31 juillet 2015 et un contrat du même montant auprès de la BEI le 11 avril 2016.
Air Liquide a annoncé hier la signature d’un partenariat avec le Centre d'études et de recherches pour l’intensification du traitement du diabète (CERITD) et son entrée au capital de Diabeloop, une jeune entreprise privée développant un projet de «pancréas artificiel». Par l’intermédiaire d’Aliad, son pôle de capital-risque, Air Liquide a participé à une levée de fonds organisée par Diabeloop, une start-up fondée par des diabétologues du CERITD en partenariat avec le CEA Leti, le laboratoire d'électronique du Commissariat à l'énergie atomique. Le montant de l’investissement n’a pas été dévoilé.
Toshiba sortira le 1er août du Nikkei, le principal indice de la Bourse de Tokyo, au sein duquel il sera remplacé par Seiko Epson, a annoncé hier le groupe Nikkei. Le groupe industriel en difficulté, qui vient de repousser la publication de ses comptes certifiés pour la sixième fois depuis 2015, avait été retiré le 23 juin de la première section de la Bourse de Tokyo, ce qui ouvrait la porte à sa sortie du Nikkei.