Alors qu’aujourd’hui 20 juin, MSCI va décider si les actions A chinoises seront incluses pour la première fois dans son indice marchés émergents phare, le MSCI EM, Comgest a publié une note expliquant pourquoi cette décision est essentielle pour l’avenir de cet univers d’investissement. Le MSCI EM ignore aujourd’hui les Bourses de Shenzhen et Shanghai, qui représentaient 22% du volume des transactions boursières mondiales en 2016 et 50% de la capitalisation boursière chinoise. Par conséquent, à l’heure actuelle, l’indice ne reflète pas fidèlement le pouvoir économique de la Chine et l’ampleur de son marché boursier. Mais cette absence est causée par des préoccupations liées à la mobilité des capitaux et aux suspensions de cotation qui sont en train de s’amenuiser. En supposant l’inclusion complète des actions A dans le MSCI EM, la Chine représenterait 40% de cet indice. Pour Comgest, la question n’est pas de savoir si les actions A seront incluses dans les indices EM mais plutôt quand.La société de gestion estime par ailleurs que la Chine n’est peut-être pas un marché pour les investisseurs passifs. Le marché actions de la Chine continentale offre tous les ingrédients, selon elle, pour la génération alpha. Seulement 10% de la capitalisation boursière est entre les mains d’investisseurs professionnels contre 80% en Europe. Le marché boursier de la Chine continentale est peu efficient, comme en témoigne la dispersion record des performances des actions. Ainsi, une exposition à l’indice actuel ne reflète pas les opportunités créées par un passage rapide vers une société de consommation et de services. Les indices sont ainsi pleinement exposés aux entreprises publiques de l’ancienne Chine qui représentent 50% de la capitalisation boursière en Chine continentale. Quoi qu’il en soit Wojciech Stanislawski, gérant spécialisé dans les marchés émergents chez Comgest, considère l’ouverture croissante du marché chinois aux investisseurs étrangers comme une occasion qui arrive « une fois dans la vie d’un gestionnaire de fonds marchés émergents ».