Surprise, à l’issue de la réunion du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre aujourd’hui: si la BoE a maintenu son taux directeur inchangé, trois de ses membres (sur un total de huit) ont voté en faveur d’un resserrement monétaire. Ian McCafferty et Michael Saunders ont joint ce mois-ci leur voix à celle de Kristin Forbes, alors que le gouverneur de la BoE, Mark Carney, et quatre autres responsables ont voté pour le maintien du taux à 0,25%. Le consensus des économistes s’attendait à ce que seule Kristin Forbes marque sa différence, d’autant que l’incertitude politique outre-Manche s’est encore accentuée depuis les élections du 8 juin.
La gestion alternative est face à une opportunité historique de grossir, rapporte un papier de recherche de BNY Mellon basé sur les idées de ses différentes boutiques qui proposent justement de la gestion alternative. Elle est définie ici dans son sens large d’investissement dans les infrastructures, le capital investissement, les matières premières, l’immobilier, ou encore les dettes privées et les produits structurés. La raison est bien connue des spécialistes: des rendements faibles ou en baisse des obligations d’Etat, une inflation influencée par des politiques monétaires non conventionnelles et des marchés actions volatiles. Le papier de recherche rappelle ainsi une étude de Willis Towers Watson évaluant à 6.200 milliards de dollars les actifs alternatifs gérés dans le monde. Selon PwC cette fois, ces actifs pourraient atteindre 13.0000 milliards de dollars d’ici 2020!BNY Mellon indique de son côté, que près de 31% de ces actifs sont exposés aux marchés émergents. Si leur croissance ne devrait pas aller beaucoup plus haut, elle pourrait atteindre une part de 34% d’ici peu. L'étude estime que les défis sont encore nombreux pour ces classes d’actifs dont les investisseurs trouvent qu’elles manquent parfois de transparence, qu’elles portent des risques de liquidité et que les frais sont élevés et les performances difficiles à reconstituer.
La banque du Liechtenstein LGT a annoncé ce 14 juin l’introduction d’une notation de durabilité. Ce système de notation comprend cinq degrés et permet d'évaluer les obligations, les actions, les fonds et les ETF sur la base des principaux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. «Avec cette nouvelle notation de durabilité, nos clients disposent d’informations facilement compréhensibles sur la qualité durable de leurs investissements et ainsi une aide supplémentaire précieuse sur leurs décisions d’investissement», commente Andrea Ferch, responsable de la recherche sur les fonds chez LGT Bank Schweiz.Les analystes de LGT utilisent ce système d'évaluation des différents véhicules d’investissement depuis environ 8 ans dans le cadre de la gestion de leurs fonds durables. LGT utilise également les données de fournisseurs spécialisés.
Les investisseurs ont parfois du mal à trouver des informations essentielles sur les stratégies smart beta, selon une étude que vient de publier l’Edhec Risk Institute (1). L'étude montre notamment qu’il existe un écart important entre l’information que demandent les investisseurs pour évaluer les stratégies smart beta et la facilité d’accès à cette information. Conséquence de ce constat, le déficit de transparence est cité comme le deuxième obstacle le plus important à une augmentation des investissements dans les stratégies smart beta, après les problématiques méthodologiques."Le fait que de l’information considérée comme importante n’est pas considérée comme aisément accessible met en question les pratiques de diffusion de l’information des fournisseurs de smart beta», estime l’Edhec Institute. «En réalité, le seul domaine où il n’existe pas d'écart marqué entre l’importance de l’information et sa facilité d’accès concerne les données sur les performances», constate l'étude. Les informations sur les performances et sur les risques sont jugées «assez facilement accessibles» et «assez importantes».Les deux moteurs principaux à l’adoption de stratégies smart beta sont, selon l'étude, l’amélioration de la performance et de la gestion du risque. L’enquête indique d’ailleurs que 94% des répondants envisagent d’accroître leurs investissements dans des produits smart beta au cours des trois prochaines années. Mais outre la nécessité de disposer d’une information exhaustive, les participants souhaiteraient aussi que soient développées des solutions sur mesure et que soient proposés de l’obligataire et des classes d’actifs alternatives.(1) L’Edhec a interrogé 211 professionnels européens de l’investissement, 39% de ces professionnels travaillant dans des sociétés de gestion affichant des actifs sous gestion supérieurs à 10 milliards d’euros.
Guerbet, entreprise spécialisée dans les produits de contraste et solutions pour l’imagerie médicale, annonce avoir signé une prise de participation de 15 millions d’euros dans le fonds FPCI BioMedTech géré par Truffle Capital, spécialiste de l’investissement dans des startup développant des technologies et produits de rupture dans le secteur des sciences de la vie.Le fonds BioMedTech, qui vise 200 millions d’euros, a pour vocation d’investir dans une douzaine de start-ups, principalement françaises, rappelle un communiqué. Il pourra s’agir essentiellement de MedTechs mais aussi de BioTechs, dans des domaines de la médecine interventionnelle mini-invasive (prothèses connectées, imagerie interventionnelle, robotique, biopsie virtuelle, etc.) et des produits de biotechnologie portant des améliorations de rupture notamment dans les pathologies cardiovasculaires, ostéoarticulaires, infectieuses, la neurologie, la dermatologie, ou la cancérologie. «Nous souhaitons activement contribuer au développement de nouvelles solutions diagnostiques ou thérapeutiques, très innovantes pour la santé des patients, notamment celles qui s’appuient sur des procédures peu invasives, pratiquées en ambulatoire et guidées par l’image. Nous apprécions l’approche entrepreneuriale de Truffle Capital et leur focalisation sur des innovations radicales en médecine», explique Yves L’Epine, directeur général de Guerbet.
La société de gestion française indépendante, Horizon AM, spécialiste du capital investissement dans le secteur de l’immobilier résidentiel en France et en Allemagne, lance en copromotion avec Cytim Immobilier, la construction d’un complexe résidentiel de 31 logements dans la ville de Bobigny, territoire stratégique du futur Grand Paris Express. La résidence est située aux portes de Paris (à 3km du périphérique et à 10km du centre de Paris), desservie par de nombreux axes routiers (A3, A86, RN3°) et proche des transports en commun (gare routière, tramway T1, ligne 5 et future ligne 15 du métro). La promotion nommée « L’Evidence » est un complexe qui propose 31 appartements (du studio au T5) prolongés, pour la majorité d’entre eux, de jardins paysagers, de balcons ou de jardins privatifs.
Les investisseurs dans le fonds Bonhôte-Immobilier pourront désormais choisir de percevoir leur dividende sous la forme de nouvelles parts plutôt qu’en cash comme c’est habituellement le cas, rapporte L’Agefi suisse. L’avantage principal pour le porteur de parts consiste à pouvoir réinvestir le dividende dans le fonds à des conditions uniques étant donné que la transaction se fait à la valeur d’inventaire et non à la valeur boursière. «Nombreux sont les investisseurs qui souhaitent réinvestir leur dividende. Cette solution est donc particulièrement attractive pour eux car elle leur permet d’effectuer ce réinvestissement à la valeur d’inventaire, alors que les titres se traitent aujourd’hui avec une prime d’environ 20% par rapport à la valeur d’inventaire du 30.09.2016», commente Jean-Paul Jeckelmann, directeur des investissements de la Banque Bonhôte & Cie SA.Créé en 2006, le fonds Bonhôte-Immobilier est devenu l’un des plus importants fonds de placements immobiliers de Suisse romande avec un parc qui s’élève à ce jour à plus de 900 millions de francs.
Le fournisseur d’indices Solactive entre pour la première fois dans la région Asie-Pacifique avec le lancement d’un nouvel indice dans l’univers obligataire, le Solactive Australian Bank Senior Floating Rate Bond Index, qui devrait servir de référence à un véhicule indiciel, le BetaShares Australian Bank Senior Floating Rate Bond ETF.L’indice vise les titres à taux flottant libellés en dollar australien les plus importants et les plus liquides émis par une sélection de banques australiennes. Plus précisément, l’indice comprend au moins 80% d’actifs suivant des obligations à taux flottant émises par les quatre plus grandes banques australiennes, jusqu'à 20% de l’indice étant composé de titres émis par les grandes banques «régionales».Le nouvel ETF sera le premier de son espèce sur le marché australien à offrir une exposition à un portefeuille diversifié d’obligations à taux flottant.
La Banque nationale suisse (BNS) a maintenu jeudi, comme attendu, sa politique monétaire accommodante destinée à prévenir une trop forte appréciation du franc suisse, qu’elle juge «nettement surévalué».
Les ventes au détail ont reculé plus fortement que prévu en mai en Grande-Bretagne, ce qui semble être un signe supplémentaire des conséquences sur l'économie britannique d’une inflation croissante depuis le vote en faveur d’une sortie de l’Union européenne. Elles se sont contractées de 1,2% sur un mois, montrent les données publiées jeudi, alors que les économistes attendaient un recul limité à 0,8% selon leur prévision médiane. Sur un an, la hausse en mai a été de 0,9% contre une prévision des économistes de 1,7%, après avoir enregistré un rythme de 4,2% en avril. Les ventes ont baissé d’un mois sur l’autre dans toutes les catégories, sauf le carburant.
Le cours de l’action Gemalto cède 0,27% ce matin à la Bourse de Paris, après un bond de 5% mercredi à la suite de rumeurs d’OPA. Contactée par l’agence Agefi-Dow Jones, une porte-parole de Gemalto a rappelé que le groupe avait pour politique de ne pas commenter les rumeurs. Selon le site Wall Street Wires, Gemalto aurait fait appel à une banque conseil après avoir été approché par plusieurs acquéreurs potentiels. Le site mentionne une valorisation de 69 euros par action soit une prime d’environ 30%. Mi-mai, le site Betaville évoquait également des approches autour de 70 euros par action. Atos était cité comme un acquéreur potentiel.
La dette publique de l’Espagne a franchi au premier trimestre le seuil des 100% du produit intérieur brut (PIB), à 100,4%, a annoncé ce matin la banque centrale du pays. Elle était de 99,4% au trimestre précédent. Le ministère de l’Economie a déclaré que le gouvernement maintenait son objectif d’une dette à 98,8% du PIB à la fin de l’année. Madrid vise ensuite une dette à 97,7% en 2018 puis à 95,4% en 2019.
C’est le message envoyé hier par le FMI qui a relevé sa prévision de croissance pour le pays en ajoutant qu’il doit en profiter pour nettoyer son économie.
Colin Fan, l’ancien co-directeur de la banque d’investissement de Deutsche Bank, vient d'être recruté par le japonais SoftBank, pour rejoindre son fonds technologique géant de 93 milliards de dollars, écrit Bloomberg. Il a été recruté par un ancien collègue, Rajeev Misra, aujourd’hui directeur général de SoftBank Vision Fund. Colin Fan sera basé à San Carlos, en Californie. L’information a été corroborée par le Financial Times.
La métropole de la région Occitanie a pris la place de Lille comme deuxième marché régional et devrait accueillir son premier gratte-ciel d’ici à 2022.
La faiblesse de la demande d’essence aux Etats-Unis a surpris alors que l’AIE prédit une croissance de la production de brut supérieure à celle de la demande en 2018.
Google a marqué un point face au fisc français: le rapporteur public du tribunal administratif de Paris estime qu’il ne doit subir aucun redressement fiscal en France, sur un total de 1,115 milliard d’euros réclamé par l’administration fiscale. Le jugement dans cette affaire sera rendu d’ici à la mi-juillet. Mais l’avis consultatif du rapporteur conforte le géant américain, qui affirme exercer ses activités de vente de publicité sur le marché français via sa filiale irlandaise Google Ireland Limited (GIL) et estime ne pas devoir déclarer ses bénéfices en France, une pratique d’optimisation fiscale souvent dénoncée. «Google France n’a pas bénéficié de la présence d’un établissement stable en France, tant au regard de la retenue à la source, que de l’impôt sur les sociétés ou de la TVA», a expliqué le rapporteur lors de l’audience.
Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont accusé une baisse inattendue en mai et l’inflation sous-jacente est restée à peine positive, montrent les statistiques publiées hier par le ministère du Travail. L’indice des prix à la consommation (CPI) a diminué de 0,1% le mois dernier, après une augmentation de 0,2% en avril. Sur les 12 mois à fin mai, le taux d’inflation ressort à 1,9%, le niveau le plus bas depuis novembre 2016 (contre 2,2% en avril). Le consensus tablait en moyenne sur un indice inchangé sur le mois et en hausse de 2% à 12 mois. L’indice CPI sous-jacent, qui exclut l’alimentaire et l'énergie, est en hausse de 0,1% en mai et a progressé de 1,7% en 12 mois (soit le niveau le plus bas depuis mai 2015), après 1,9% en avril.
Le département du Commerce a annoncé hier un recul de 0,3% des ventes américaines au détail en mai. Il s’agit de la plus importante baisse depuis janvier 2016. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un gain de 0,1%. Par rapport à mai 2016, les ventes au détail affichent une progression de 3,8%. Hors automobile, essence, matériaux de construction et alimentaire, les ventes au détail sont restées inchangées, après une hausse de 0,6% en avril.
La production industrielle de la zone euro a augmenté en avril et l’emploi a atteint un record au premier trimestre, selon des chiffres publiées par Eurostat. Corrigée des variations saisonnières, elle a progressé de 0,5% par rapport à mars et de 1,4% sur un an. L’office statistique de l’Union européenne a également annoncé que le nombre d’emplois en zone euro au premier trimestre avait augmenté de 0,4% d’un trimestre à l’autre et de 1,5% en variation annuelle.
CGG a annoncé hier soir avoir entamé les procédures juridiques pour mettre en oeuvre le plan de restructuration, issu de l’accord de principe obtenu le 2 juin auprès de ses principaux créanciers. L'équipementier parapétrolier indique ouvrir ainsi une procédure de sauvegarde en France et des procédures de Chapter 11 et de Chapter 15 aux Etats-Unis.
Theresa May a nommé Steve Barclay secrétaire d’Etat à l'économie au sein du Trésor britannique, un poste qui couvre la responsabilité de la City of London. Steve Barclay, également élu à la Chambre des Communes, fut par le passé responsable des affaires réglementaires pour les activités de banque de détail au sein de Barclays, ce qui implique qu’il connaît intimement le fonctionnement de la Place financière de Londres. Il remplace Simon Kirby, à qui la City reprochait un manque de connaissance pour une fonction aussi technique, alors que se profile les négociations sur le Brexit.
Malgré un taux de chômage en baisse, les salaires réels ont connu au Royaume-Uni entre février et avril leur plus forte baisse depuis 2014, alors que le pays se prépare à enclencher la procédure de divorce avec l’Union européenne. Le bureau national de la statistique britannique (ONS) a annoncé un taux de chômage de 4,6%, son plus bas niveau depuis plus de 40 ans. Mais si les rémunérations, variables inclus, ont augmenté de 2,1% en rythme annuel, elles sont en baisse de 0,4% ajustées de l’inflation. Ces chiffres impliquent un recul de 1,5% des salaires réels en avril sur un an, selon Samuel Tombs, économiste chez Pantheon Macro. «Les entreprises répondent à la hausse des coûts des matières premières et à l’incertitude sur les perspectives économiques» en faisant pression sur les salaires.
La commission financière de l’Agirc-Arrco était consacrée, le 8 juin, à la restitution des réflexions des groupes de travail sur la gestion des réserves par les institutions de retraite complémentaire (IRC).
L’augmentation de la production de pétrole devrait dépasser l’année prochaine celle attendue de la demande, a indiqué l’Agence internationale de l'énergie (AIE) dans son rapport mensuel publié aujourd’hui. Elle a précisé que la production des pays non membres de l’Opep progresserait en 2018 à un rythme deux fois supérieur à celui de cette année, au cours de laquelle les membres de l’Opep et onze autres producteurs extérieurs au cartel ont volontairement réduit leur production.
Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont accusé une baisse inattendue en mai et l’inflation sous-jacente est restée à peine positive, montrent les statistiques publiées aujourd’hui. L’indice des prix à la consommation (CPI) du département du Travail a diminué de 0,1% le mois dernier après une augmentation de 0,2% en avril. Sur les 12 mois à fin mai, le taux d’inflation ressort à 1,9%, au plus bas depuis novembre 2016, contre 2,2% en avril. Le consensus tablait en moyenne sur un indice inchangé sur le mois et en hausse de 2,0% sur un an.