Les investisseurs sont deux fois plus nombreux qu’il y a un an dans le monde à se déclarer prêts à investir dans les petites capitalisations. C’est la conclusion d’une étude commandée par Axa Investment Managers auprès de 153 acheteurs de fonds dans divers pays (1) en janvier 2017. Ils sont ainsi 60% à envisager d’investir dans cette classes d’actifs, contre 33% des investisseurs interrogés en 2016. « Ce résultat dénote un changement d’attitude significatif de la part des investisseurs vis-à-vis des petites capitalisations et nous pensons que la hausse des taux d’intérêt attendue cette année est susceptible de donner une impulsion aux petites capitalisations mondiales. Ces entreprises devraient bénéficier des opérations de fusions et acquisitions, le nombre de ces opérations ayant bondi de 12 % au premier trimestre 2017 par rapport au trimestre précédent (2). Nous estimons que l’intérêt des investisseurs pour le segment des petites capitalisations devrait continuer de croître dans les 12 prochains mois. », commente Matthew Lovatt, directeur du développement business chez AXA IM, Selon le communiqué, l’étude montre qu’en dépit de leur intérêt croissant pour les petites capitalisations, les investisseurs qui envisagent d’investir dans ce segment restent prudents vis-à-vis de la volatilité, la liquidité et leur capacité à trouver le bon gérant. Plus de la moitié d’entre eux (52 %) s’interrogent sur leur capacité à trouver le bon gérant (contre 39 % l’an dernier), 51 % estiment que la liquidité constitue le principal obstacle à l’investissement dans ce segment du marché (contre 45 % en 2016) et 43 % déclarent s’inquiéter de la volatilité des petites capitalisations (contre 46 %). L’étude montre également qu’en dépit de l’intérêt accru pour cette classe d’actifs, la majorité des investisseurs n’allouent toujours que 6 à 10 % de leur portefeuille aux actions à petites capitalisations, un résultat conforme à celui de 2016. Parmi les autres conclusions de l’étude de 2017 :• Pour 60 % des personnes interrogées, les événements de marché exercent la plus forte influence sur leur décision d’investir ou non dans des petites capitalisations (contre 49 % en 2016). • Parmi les 17 % d’investisseurs qui ne détiennent pas de petites capitalisations, 69 % prévoient une allocation à cette classe d’actifs en 2017. • Parmi les 83 % d’investisseurs qui détiennent actuellement des petites capitalisations, 58 % prévoient d’augmenter leur allocation en 2017.• Quand on leur demande ce qui influence leur décision de détenir des petites capitalisations, les investisseurs qui en détiennent et ceux qui n’en détiennent pas formulent globalement les mêmes réponses. Cependant, la principale différence d’opinions porte sur l’identification d’un gérant spécialiste des petites capitalisations : 38 % des investisseurs qui n’en détiennent pas estiment que ce facteur a une grande influence, contre 12 % des investisseurs qui en détiennent actuellement.• Parmi les investisseurs qui envisagent une réallocation, 47 % prévoient de réduire leur allocation en liquidités, 31 % en actions américaines et 26 % en obligations européennes.
La société de technologies Calastone affirme avoir utilisé la blockchain avec succès pour acheter et vendre des fonds à l’occasion d’un test grandeur nature, rapporte le Financial Times fund management. La société indique que la technologie était capable de traiter des transactions équivalant à une journée entière d’opérations venant de sa base de clients, qui regroupe plus de 1.200 distributeurs de fonds et gérants de fonds dans 34 pays. Ken Tregidgo, vice-directeur général de Calastone, déclare que la société a montré que la blockchain pourrait être utilisé pour créer une place de marché unique pour faire des transactions sur les fonds.
Dans une vidéo sur Newsmanagers TV, Laurent Jacquier-Laforge, directeur de la gestion actions à La Française présente le mandat amLeague Low Carbon initié par l’Erafp (Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique) alors que ce dernier vient d’investir dans son fonds « zero carbon ». Il livre également pour NewsManagers TV son analyse du retrait des Etats-Unis de l’accord Climat.Copiez le lien suivant pour voir la vidéo (réservée aux abonnés):http://newsmanagers.com/NewsManagersTV/lesgerantssexpliquent.aspx?id=1498
L’emploi salarié en France a progressé de 0,4% au premier trimestre 2017, l'économie française se trouvant en situation de créations nettes d’emploi pour le huitième trimestre consécutif, indique mardi l’Insee. La première estimation livrée à la mi-mai évoquait une hausse de 0,3%, mais l’institut statistique a entre-temps élargi le champ de cette étude à l’ensemble des salariés. L’analyse couvre donc désormais également l’emploi agricole, l’emploi à domicile et la fonction publique et elle intègre les départements d’outre-mer (hors Mayotte), alors qu’elle ne portait que sur la France métropolitaine auparavant.
Le développement du marché des voitures électriques va entraîner une forte hausse de la demande de cuivre dans ce secteur au cours des 10 prochaines années, selon un rapport publié mardi par le cabinet de conseil IDTechEX pour le compte de l’Association internationale du cuivre (International Copper Association, ICA). La demande de cuivre pour équiper les voitures et bus électriques devrait passer de 185.000 tonnes en 2017 à 1,74 million de tonnes en 2027, soit une multiplication par neuf, estime Franco Gonzalez, analyste d’IDTechEx et auteur du rapport. Les véhicules électriques utilisent du cuivre dans leurs batteries mais aussi pour des éléments du moteur. Un véhicule peut avoir jusqu'à 6 km de câbles en cuivre, selon l’ICA.
L’inflation a bondi de manière inattendue en mai pour atteindre son rythme le plus élevé en près de quatre ans, mettant ainsi sous pression des consommateurs confrontés en plus au climat d’incertitude né des élections législatives de jeudi dernier, montrent les données publiées mardi par l’ONS. Les prix à la consommation ont augmenté de 2,9% sur un an, la plus forte progression depuis juin 2013, alors que les économistes interrogés attendaient en moyenne une hausse de 2,7%, en ligne avec les prévisions de la Banque d’Angleterre (BoE). Hors énergie et éléments volatils tels que l’alimentation, l’inflation a été de 2,6% sur un an en mai. Les économistes attendaient une hausse de 2,4%.
L’introduction en Bourse d’ALD, la filiale de la Société Générale spécialisée dans la location de longue durée (LLD), suscite l’intérêt des investisseurs. L’opération, ouverte le 5 juin dernier avec une clôture des livres fixée au 15 juin à midi heure britannique, est déjà sursouscrite sur le montant de base de 1,148 milliard d’euros, rapportent mardi plusieurs agences de presse. La Société Générale a indiqué la semaine dernière souhaiter céder au moins 20% du capital de sa filiale dans une fourchette de prix indicative entre 14,20 euros et 17,40 euros. Les fonds propres d’ALD, numéro trois mondial et leader européen de la LLD, seraient ainsi valorisés entre 5,7 et 7 milliards d’euros.
Les investisseurs institutionnels publics (banques centrales, fonds de pension et fonds souverains) prévoient de renforcer leurs investissements dans l’immobilier, les infrastructures et le private equity, montre l’enquête annuelle publiée hier par le Forum officiel des institutions monétaires et financières (OMFIF). Les marchés obligataires aux rendements historiquement bas et les marchés actions au sommet ont renforcé l’attrait d’actifs aux rémunérations régulières et prévisibles, même s’ils sont peu liquides. Près d’un quart des responsables des investissements interrogés prévoient d’augmenter leur exposition à l’immobilier dans les douze prochains mois et 37% dans le financement des infrastructures, montre l’enquête. En outre, 23% des responsables souhaitent accroître l’allocation du private equity. En revanche, 26% prévoient de réduire le poids des emprunts d’Etat des pays développés. En revanche, les obligations d’entreprises à haut rendement et les obligations des pays émergents suscitent un intérêt croissant.
L'économie turque a connu au premier trimestre une croissance nettement supérieure aux attentes, après le coup de frein enregistré à la suite de la tentative de coup d’Etat de juillet dernier, montrent des statistiques officielles publiées hier. Sur un an, la croissance s’est accélérée à 5%, après 3,5% au quatrième trimestre 2016. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne 4%. D’un trimestre à l’autre, la croissance ajustée est ressortie à 1,4% sur les trois premiers mois de 2017. Selon le ministre des Finances Naci Agbal, la consommation et les baisses d’impôt continueront de soutenir la croissance.
La fourchette indicative de prix de l'IPO a été fixée entre 3,90 et 4,90 euros. AIB pourrait capitaliser jusqu’à 13,3 milliards, soit 1,03 fois sa valeur comptable
La chambre de compensation LCH a annoncé hier la nomination immédiate, de Michael Davie en tant que directeur mondial pour les taux (Global Head of Rates). Cette nomination fait suite à celle de Daniel Maguire en tant que responsable des opérations (COO), en plus de ses fonctions de responsable mondial des dérivés de taux et de changes. Michael Davie va ainsi prendre la tête de SwapClear, l’activité de compensation des dérivés OTC. Michael Davie était précédemment responsable des services de taux pour le London Stock Exchange Group, l’opérateur boursier qui possède LCH.
L’association doit décider s'il y a événement de crédit lié à la restructuration de dette de la banque espagnole et au défaut sur un prêt contracté par le Venezuela.
Le mouvement était prévisible alors que la hausse des niveaux de valorisation depuis le début de l'année ne reflétait pas la croissance des bénéfices de ce segment de marché.
Après le resserrement de 0,25% qui semble acquis ce mercredi, le marché anticipe un statu quo d'ici la fin d'année et l'annonce d'une réduction du bilan.
La confiance des entreprises britanniques s’est fortement dégradée depuis les élections législatives de jeudi, qui ont considérablement affaibli la Première ministre Theresa May à une semaine du début des négociations sur le Brexit, montrait l’enquête de juin de l’Institute of Directors (IoD), publiée hier. Elle met en évidence une profonde inquiétude face à l’incertitude politique et à son effet sur l'économie britannique. L’IoD a noté une nette aggravation du pessimisme des entreprises par rapport à son enquête du mois de mai: si 20% des membres sont optimistes pour la situation économique des 12 prochains mois, environ 57% sont assez ou très pessimistes, ce qui donne un score de «confiance nette» de -37, alors qu’il n'était que de -3% en mai.
Profitant des conditions favorables sur le marché de la dette, le distributeur alimentaire en ligne britannique Ocado envisage de lever au moins 350 millions de livres (396 millions d’euros) via une émission obligataire, pour financer le développement de ses capacités. Ocado prévoit de lever au moins 200 millions de livres grâce à une émission de dette prioritaire garantie, à laquelle s’ajoutera une seconde levée d’environ 150 millions par le biais d’une modification et d’une prolongation de sa facilité de crédit renouvelable.
Une proposition législative pour créer un Pan European Personal Pension Product (PEPP) sera présentée avant la fin du mois, selon la le vice-président de la commission Valdis Dombrovskis.
La direction du Régime Social des Indépendants a annoncé la disparition de son Président Gérard Quevillon. Elu à la tête du RSI depuis 2006, il est décédé ce vendredi 9 juin des suites d'une longue maladie.
Le distributeur alimentaire britannique en ligne Ocado envisage de lever au moins 350 millions de livres (396 millions d’euros) via une émission obligataire destinée notamment à financer le développement de ses capacités. Ocado, qui a signé la semaine dernière un accord très attendu avec un distributeur étranger non identifié, a également fait état aujourd’hui d’une forte hausse de ses ventes sur une période de 22 semaines au 30 avril.
Altice USA, la filiale américaine d’Altice, a annoncé une fourchette indicative de prix de 27-31 dollars pour les 46,6 millions d’actions qu’elle et ses actionnaires mettront en vente à l’occasion de son introduction en Bourse (IPO) à New York. Le montant net de l’opération, d’environ 1,35 milliard de dollars en milieu de fourchette, 1,44 milliard en haut de fourchette, contribuera au remboursement d’environ 2 milliards de dollars (1,79 milliard d’euros) d’obligations, a précisé la société dans un communiqué.
Le groupe japonais SoftBank Group a annoncé ce 9 juin, le rachat à Alphabet, maison mère de Google, de deux sociétés spécialisées dans la robotique, Boston Dynamics et Schaft, pour étoffer son portefeuille dédié à l’intelligence artificielle. Ces deux sociétés conçoivent et fabriquent des robots capables de simuler des gestes et des mouvements humains comme monter des escaliers, porter des charges ou se déplacer. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Softbank a lancé récemment un fonds d’investissement de 97 milliards de dollars avec d’autres investisseurs. «La robotique intelligente va être un élément important de la prochaine étape de la révolution de l’information; Marc (Raibert) et son équipe de Boston Dynamics sont les leaders technologiques évidents des robots dynamiques avancés», commente dans un communiqué Masayoshi Son, le président de SoftBank.
Dans le sillage de l'élection d’Emmanuel Macron, l’immobilier coté a fortement rebondi après le 7 mai si bien que sur l’ensemble du mois, l’indice Euronext SIIC affiche une progression de presque 5%, selon les statistiques communiquées par l’Institut de l'épargne immobilière et foncière (IEIF). Le risque spécifique sur la France étant désormais levé, les gérants sont de retour sur le marché français coté. L’indice Euronext IEIF SIIC est désormais en hausse de quasi 13% par rapport au mois de janvier dernier. En revanche, la hausse de l’indice Euronext IEIF REIT Europe est moins forte, puisqu’elle est de seulement 3,2% depuis le début de l’année, les REIT anglaises continuant à être pénalisées par l’effet Brexit. Au cours du seul mois de mai, l’indice européen s’est replié de 0,3%.
Dans l’univers des 400 fonds ISR distribués en France, les fonds de conviction, au nombre de 122, ont enregistré une collecte de 1,3 milliard d’euros au premier trimestre, ce qui porte les encours de ces fonds à 24,6 milliards d’euros, soit près de 20% des encours totaux des fonds ISR en France, selon une étude inédite du centre de recherche de Novethic. Le spécialiste de l’investissement responsable a en effet décidé de faire évoluer son analyse du marché français pour la concentrer sur la partie du marché où l’intégration de dimensions ESG dans la gestion financière a le plus d’impact sur la composition des portefeuilles, l’analyse plus globale du marché de l’ISR étant désormais prise en charge par l’Association française de la gestion financière (AFG).Novethic concentre son analyse sur les 122 fonds qu’il qualifie d’ISR de conviction dans la mesure où leurs pratiques d’investissement responsable sont celles qui ont le plus d’impact sur la sélection des titres en portefeuille, ce qui les différencient souvent des grands indices de référence. Les encours de ces fonds de conviction, qui comprennent notamment les fonds thématiques et les fonds Best-in-Universe, ont progressé de 20% en 2016, puis de 11,6% au premier trimestre 2017. Les fonds thématiques environnementaux et les fonds Best-in-Universe, proposés par une trentaine de sociétés de gestion, tirent cette croissance. Ces fonds de conviction représentent près d’un tiers du marché français en nombre de fonds et près de 20% des encours. L’ISR de conviction est un marché concentré où seules 8 sociétés de gestion dépassent le milliard d’euros d’encours, souvent parce quelles disposent d’une offre déjà éprouvée à l’instar de Pictet AM (5,1 milliards d’euros , de BNP Paribas AM (4,5 milliards), de Mirova (2,4 milliards) ou encore de Lombard Odier IM (1,9 milliard).Dans le détail, les fonds Best-in-Universe, 55 fonds sur 122, ont progressé de 13,6% au premier trimestre par rapport à fin décembre 2016 pour atteindre 7,6 milliards d’euros. L’approche Best-in-Universe se diffrérencie du Best-in-Class par l’utilisation de l’analyse ESG : dans le premier cas, elle est appliquée de façon absolue; dans l’autre, secteur par secteur. Les gérants utilisant le Best-in-Universe peuvent donc pénaliser les secteurs les plus problématiques et surpondérer ceux qui portent des solutions. Cette approche permet de maximiser l’impact environnemental et social des fonds tout en matinenant une certaine diversification sectorielle. Le podium de ces fonds comprend BNP Paribas Aqua (1,73 milliard d’euros), Sycomore sélection Responsable (0,85 milliard d’euros) et Mirova Euro Sustainable Equity (0,62 milliard). Les fonds environnementaux, 54 sur 122, sont les plus nombreux parmi les approches thématiques de l’ISR de conviction. Leurs encours a progressé de 13,4% au premier trimestre pour s'établir à près de 15 milliards d’euros. C’est la thématique Eau qui domine toujours même si, au cours du dernier trimestre, ces fonds affichent des taux de collecte comparables à ceux investis plus largement dans la transition énergétique ou les autres services environnementaux. Le podium des fonds environnementaux comprend Pictet Water (4,41 milliards d’euros), BNP Paribas Aqua (1,73 milliard) et BlackRock New Energy (1,69 milliard). BNP Paribas AM et Lombard Odier s’adjugent les plus fortes collectes environnementales, avec respectivement 387 millions d’euros et 215 millions d’euros.A côté des fonds thématiques axés sur la dimension sociale, dont les encours s'élèvent à 3,3 milliards d’euros, Novethic relève le phénomène émergent des obligations vertes qui intéresse de plus en plus les investisseurs. Si les volumes investis dans la dizaine de fonds dédiés demeurent modestes (860 millions d’euros) au regard du volume global d’investissement obligataire des institutionnels, ils affichent toutefois une progression spectaculaire de 83,5% sur les dix-huit derniers mois. D’ailleurs, la création du LO Funds - Global Climate Bond par Lombard Odier en début d’année illustre bien ce mouvement. Le fonds a déjà dépassé la barre des 200 millions d’euros...
Afin d’accélérer la mobilisation en faveur de la finance durable et fédérer l’ensemble des acteurs de l’industrie financière actifs dans ce domaine, -entreprises, investisseurs, banques et sociétés financières, assureurs, associations professionnelles, autorités publiques-, Paris Europlace va dévoiler cette semaine la marque française «qui fera rayonner, en France et à l’international, l’excellence de la Place de Paris en matière de finance verte et durable». La nouvelle marque devrait être présentée le 14 juin, à l’occasion de la troisième conférence annuelle des Green Bonds Principles.Cette conférence est accueillie par Paris Europlace et l’initiative «Paris Green and Sustainable Finance». Cette initiative, lancée en mai 2016 par Paris Europlace, est présidée par Philippe Zaouati, directeur général de Mirova. Elle réunit à ce jour une quarantaine de membre parmi des acteurs privés, publics et institutionnels actifs dans la lutte contre le changement climatique et le développement de la finance durable.
Les fonds gérés par Amundi Private Equity Funds (Amundi PEF) aux côtés de deux groupes industriels étrangers, Hitachi Zosen et Siem Offshore Contractors, ont annoncé le 9 juin qu’ils devenaient actionnaires d’Ideol, acteur du marché des fondations flottantes pour l’éolien en mer. Cette nouvelle augmentation de capital menée aux côtés de certains investisseurs historiques (Conseil Plus Gestion, Tertium et Paca Investissement) permet à Paul de la Guérivière, son fondateur, et ses équipes, d’entamer une nouvelle phase dans son développement industriel et commercial à l’international, assure un communiqué.Implantée à La Ciotat, Ideol emploie 45 personnes et est présente à l’international, «notamment au Japon où sa solution brevetée a été reconnue par le gouvernement japonais comme la seule technologie à-même de fortement réduire le coût de l’éolien flottant». Elle est au centre des derniers projets de démonstration financés par ce gouvernement. «L’entrée au capital des fonds gérés par Amundi PEF témoigne de l’attractivité renouvelée du secteur cleantech pour les investisseurs financiers, tout particulièrement le secteur de l’éolien en mer en très forte croissance. Ce marché représente un chiffre d’affaire potentiel pour Ideol supérieur à 10 milliards d’euros», commente Paul de la Guérivière, président-fondateur d’Ideol.
La société d’investissement Ardian a annoncé, ce 9 juin, la cession à Carlyle de sa participation majoritaire au sein du groupe italien Irca, spécialisé dans la fabrication B-to-B d’ingrédients de base pour les pâtisseries, les boulangeries et les glaciers. Dans un communiqué séparé, Carlyle annonce reprendre 80% du capital d’Irca auprès d’Ardian, sans toutefois divulguer le montant de l’opération. La transaction, réalisée via le fonds Carlyle Europe Partners IV, devrait être finalisée au troisième trimestre 2017, sous réserve de l’approbation de l’autorité de la concurrence. Fondée en 1919 et basée près de Varese en Italie, la société Irca compte plus de 300 salariés répartis sur trois de sites de production. Elle a généré un chiffre d’affaires d’environ 250 millions d’euros en 2016, dont 25% réalisé hors d’Italie. Ardian était actionnaire d’Irca depuis 2015.
Durant les premiers jours du mois de juin, une montée de l’aversion au risque a, semble-t-il, poussé les investisseurs à réduire leur exposition actions pour privilégier les engagements dans l’obligataire. L’environnement n’est pourtant pas très favorable dans la mesure où le marché est convaincu que la Réserve fédérale va à nouveau relever ses taux cette semaine. Et il ne s’agit là que l’une des nombreuses préoccupations de la communauté financière qui peut aussi déplorer les difficultés de Donald Trump à mettre en oeuvre son programme économique. Les fonds obligataires, toutes catégories confondues, ont en tout cas enregistré des entrées nettes de 15,9 milliards de dollars durant la semaine au 7 juin si bien que la collecte depuis le début de l’année dépasse la barre des 260 milliards de dollars, selon les données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Les fonds d’obligations internationales ont attiré 2,7 milliards de dollars tandis que les fonds d’obligations high yield et les fonds obligataires total return ont chacun engrangé plus de 1 milliard de dollars. Les fonds d’obligations émergentes ont pour leur part affiché une collecte nette de plus de 2 milliards de dollars pour la neuvième fois depuis le début de l’année. Les fonds d’obligations européennes ont également tiré leur épingle du jeu, au détriment des fonds exposés à un seul pays.Du côté des actions, la semaine s’est soldée par des sorties nettes de 1,3 milliard de dollars. Les fonds d’actions émergentes ont certes encore attiré 1,1 milliard de dollars mais les fonds d’actions américaines ont subi des retraits et les engagements des investisseurs dans les fonds d’actions européennes ont été dans l’ensemble modérés malgré les sorties nettes significatives subies par les fonds d’actions britanniques à l’approche de l'élection britannique. Cela dit, les fonds d’actions françaises ont été très recherchés en raison de la volonté de réforme affichée par Emmanuel Macron et la perspective d’une large majorité à l’occasion des élections législatives des 11 et 18 juin.