La correction des valeurs technologiques n’a rien d’une réelle surprise
Si la raison réelle de son déclenchement restera probablement mystérieuse, le mouvement de correction sur les valeurs technologiques entamé vendredi aux Etats-Unis et confirmé hier en Asie et en Europe aura surpris peu d’investisseurs. Avant vendredi, le secteur représenté par l’indice Nasdaq 100 avait enregistré 62% de séances positives depuis le début de l’année, accumulant près de 14% de hausse. La plupart de ses membres se traitaient à des niveaux de valorisation historiquement élevés. Apple, dont la valeur boursière avait progressé de plus de 30% depuis le début de l’année, capitalisait près de 17 fois ses bénéfices estimés pour 2017, contre un multiple d’à peine 12 fois un an auparavant.
Cette expansion des multiples de valorisation, non justifiée par une accélération soudaine de la croissance des résultats des entreprises, était devenue intenable aux yeux de nombreux observateurs. En fin de semaine dernière, Robert Boroujerdi, le chief investment officer de Goldman Sachs, s’est ainsi étonné de la faible volatilité des titres des grands groupes américains de technologie, comme si les investisseurs fermaient les yeux sur le risque inhérent à ce secteur d’activité. Robert Boroujerdi calculait que si un indice FAAMG regroupant Facebook, Apple, Amazon, Microsoft et Google était constitué, il serait le moins volatil de tout le marché, moins que les secteurs les plus défensifs comme les biens de consommation courante. Et il aurait accumulé plus de 600 milliards de dollars de capitalisation boursière supplémentaire depuis le début de l’année, autant que les PIB de Hong Kong et de l’Afrique du Sud réunis.
Pour certains, l’avis du responsable des investissements de Goldman Sachs a contribué vendredi à lancer un mouvement de correction latent depuis plusieurs semaines. Mais cette méfiance vis-à-vis des valeurs technologiques américaines n’est pas réellement nouvelle. Les fonds investis en actions américaines de croissance ont subi 600 millions de dollars de retraits en mai, indique Morningstar, soit quasiment autant en un seul mois que les montants retirés entre janvier et avril.
Le mouvement pourrait se poursuivre prévenait hier, Michael Wilson, le stratège actions américaines de Morgan Stanley, selon lequel son déclenchement a été plus tardif qu’attendu.
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