Le spécialiste des hedge funds HFR a annoncé le 17 août le lancement d’indices de risk parity afin de répondre à la forte demande des investisseurs institutionnels à la recherche d’indices de performance «exhaustifs et robustes» pour les produits basés sur la parité du risque. Cette famille d’indices, la première et la seule à ce jour accessible aux investisseurs et aux gestionnaires, intègre deux éléments indispensables à la mesure de la performance des produits risk parity, à savoir des objectifs de volatilité et des niveaux d’actifs institutionnels.Les indices HFR Risk Parity sont ainsi proposés avec des objectifs de volatilité de 10%, 12% et 15%, chacun de ses objectifs étant associé à un sous-indice de fonds excédant un seuil institutionnel de 500 millions de dollars de capitaux. L’univers actuel des constituants de l’indice est constitué de 25 produits risk parity, représentant environ 110 milliards de dollars d’actifs. Ainsi peut-on observer que l’indice HFR Risk Parity Vol 10 affiche des performances de 10,02% en 2016 et 6,73% sur les sept premiers mois (fin juillet) de 2017 tandis que l’indice HFR Risk Parity Vol 10 Institutional dégage des performances de 11,25% en 2016 mais de 6,56% sur les sept premiers mois de 2017.
Après presque six mois d’une prépondérance des flux nets positifs, les fonds émergents, actions comme obligations, ont enregistré leurs premières sorties nettes durant la semaine au 16 août. La joute verbale entre les Etats-Unis et la Corée du Nord et la crainte d’un durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale ont incité les investisseurs à réduire leur exposition aux pays émergents et plus généralement à se tenir à l'écart des actifs jugés les plus risqués.Toutes zones géographiques confondues, les fonds actions ont ainsi terminé la semaine au 16 août sur des sorties nettes de 1,3 milliard de dollars, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Les fonds d’actions émergentes notamment ont subi des dégagements à hauteur de 1,6 milliard de dollars, les premiers depuis 22 semaines et les plus élevés en 33 semaines. Les fonds d’actions américaines ont affiché des retraits pour un montant de 4 milliards de dollars, enregistrant ainsi une neuvième semaine consécutive de sorties nettes. En revanche, les fonds dédiés aux actions japonaises ont marqué une collecte nette de 2,5 milliards de dollars, la plus importante des vingt dernières semaines tandis que les fonds d’actions européennes attiraient encore 0,5 milliard de dollars. Du côté des obligations, les fonds dans leur ensemble ont enregistré une collecte nette de 3,5 milliards de dollars. Mais les investisseurs ont privilégié les fonds d’obligations en catégorie d’investissement («investment grade») qui ont ainsi engrangé près de 5 milliards de dollars. En revanche, les fonds d’obligations high yield ont subi des sorties nettes de 2,3 milliards de dollars, les plus importantes des 22 dernières semaines. Et les fonds d’obligations émergentes ont affiché des sorties nettes de 0,1 milliard de dollars, les premières depuis 29 semaines.
Union Investment, Erste et Acadian ont banni les investissements dans des constructeurs automobiles allemands dans certains de leurs fonds, après l’annonce de présomptions de collusion dans le secteur, rapporte le Financial Times. Union Investment, la troisième société de gestion allemande avec plus de 300 milliards d’euros d’actifs sous gestion, s’interdit d’investir dans Daimler pour sa gamme de fonds durable représentant 30 milliards d’euros, en raison de l’augmentation des risques de plaintes. Ses fonds durables ne peuvent pas non plus investir dans VW.
Dans un monde ou les start-up sont devenues omniprésentes, une nouvelle classe d’actifs émerge, les fonds de recherches d’investissement ou «search funds», rapporte Le Temps. Cette forme d’investissement alternatif s’articule en deux temps. Au départ, l’animateur du search fund rassemble un consortium d’investisseurs convaincus de le suivre dans la recherche et l’éventuel achat d’une entreprise. Les investisseurs prennent à leur charge le financement de la recherche pour une durée limitée. Lorsque la cible a été identifiée et la négociation est proche d’aboutir, l’animateur fait un appel de fonds auprès de son pool d’investisseurs. Une fois l’acquisition finalisée, les animateurs du search fund ont quelques années pour faire monter l’entreprise en puissance dans le but de la revendre à un multiple de son prix d’achat.Les entreprises cibles sont typiquement des PME établies, ayant plusieurs années d’existence et un chiffre d’affaires récurrent, opérant la plupart du temps dans des industries peu cycliques. Par rapport à une start-up, une PME offre une visibilité dans tous ses aspects: produit, valeur ajoutée, bilan, cash-flow etc. Par rapport au private equity, un search fund nécessite une mise de départ moins importante (quelques centaines de milliers de dollars), ce qui peut se révéler attractif pour des investisseurs individuels. Aux Etats-Unis, où le modèle est de plus en plus populaire (on y compte 258 de ces véhicules contre 45 dans le reste du monde, dont une dizaine en Europe), la moyenne d’âge des entrepreneurs actifs dans un search fund est de 32 ans. Les chiffres disponibles aux Etats-Unis illustrent des retours sur investissement impressionnants – en moyenne un rendement (ROI) de 8,4 fois et un taux de rendement interne (IRR) de 37%. Dans le reste du monde, où les données sont plus rares, les rendements sont similaires.
L’indice des fonds alternatifs au format Ucits, ou Ucits Alternative Index Blue Chip, publié par Analytical Research AG, affiche une performance de 0,32% depuis le début de l’année à la date du 16 août. Huit des douze composantes de l’indice sont en territoire positif, notamment les stratégies marchés émergents qui progressent de près 7,5%, l’indice multi-strategy qui marque une avance de 6,92%, ou encore l’indice Fixed Income-Developed Markets qui s’inscrit en hausse de 3,96%.En revanche, l’indice des matières premières affiche une performance négative de 6,42% tandis que l’indice Event-Driven perd 4,93%.
Les actifs des fonds de placement en Suisse ont franchi pour la première fois la barre des 1.000 milliards de francs pour s’établir en juillet 2017 à 1.013,4 milliards de francs, selon les statistiques publiées par Swiss Fund Data SA et Morningstar. Une évolution qui s’explique par un effet marché positif de 30,3 milliards de francs et par une collecte nette de quelque 7,5 milliards de francs, soit une multiplication par deux par rapport au mois précédent, précise un communiqué.Les fonds obligataires et les fonds actions figurent en tête des stratégies les plus recherchées, avec des entrées nettes de respectivement 3,5 milliards de francs et 1,8 milliard de francs.
La société d’investissement suisse HBM Healthcare Investments est entrée à hauteur de 5,35% du capital de Nicox à l’occasion de l’augmentation de capital lancée par la biotech française, a indiqué le 18 août l’Autorité des marchés financiers (AMF). Nicox avait annoncé le 15 août une augmentation de capital de 26,25 millions d’euros réservée à une catégorie spécifique d’investisseurs, afin de financer notamment ses programmes de recherche et de développement de candidats-médicaments.
La présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed), Janet Yellen, prononcera un discours pendant la conférence de Jackson Hole la semaine prochaine, a annoncé la Fed jeudi. Le discours de Janet Yellen est programmé pour le 25 août, d’après le calendrier publié par la banque centrale. Sa prise de parole aura pour objet la stabilité financière. La conférence de Jackson Hole, organisée par la Réserve fédérale de Kansas City, réunit des banquiers centraux et des économistes du monde entier. Elle aura lieu cette année du 24 au 26 août. Mario Draghi, le gouverneur de la BCE, sera également présent mais ne devrait pas y faire d’annonce majeure.
L’autorité routière suisse a annoncé vendredi la suspension des importations dans le pays de véhicules Porsche Cayenne diesel ayant subi des manipulations sur des émissions polluante. Les véhicules déjà immatriculés dans le pays ne sont pas concernés mais ils devront être remis aux normes, précise l’Ofrou, l’Office fédéral des routes suisses.
Fitch Ratings a relevé la note à long terme de la Grèce, la portant de «CCC» à «B-», évoquant un risque politique qui s’est réduit et une croissance du PIB régulière. L’agence de notation observe toutefois que la confiance envers le secteur bancaire grec reste fragile. «Un défi important du secteur bancaire est de s’attaquer aux créances douteuses, dont la proportion continue d'être élevée, à 45% des crédits bruts», écrit-t-elle. Fitch a conservé une perspective positive.
Steven Mnuchin a déclaré samedi qu’il resterait à son poste de secrétaire américain au Trésor, tout en assurant que Donald Trump ne mettait absolument pas sur le même plan les néo-nazis et les militants antiracistes. «Je ne crois pas que les allégations formulées contre le président soient exactes et je crois que le fait d’avoir des hommes et des femmes de grand talent entourant le président et son administration dans notre pays devrait être rassurant pour vous et pour tous les Américains», écrit Steven Mnuchin dans un communiqué publié samedi.
Le ministre britannique du Brexit, David Davis, a demandé hier à l’Union européenne d’assouplir ses positions afin que les négociations sur la sortie de la Grande-Bretagne du bloc communautaire puissent aboutir à des discussions sur les futures relations entre les deux parties. «Je crois fortement que les premiers tours de table ont déjà démontré que de nombreuses questions liées à notre retrait étaient inextricablement liées avec nos futures relations», explique-t-il dans le Sunday Times. «Les deux camps doivent avancer rapidement vers la négociations sur notre futur partenariat et nous souhaitons que cela ait lieu après le Conseil européen en octobre», ajoute-t-il.
Les Etats-Unis et le Japon sont convenus jeudi d’accélérer leurs discussions au sujet de leur commerce bilatéral et de réfléchir aux moyens de développer leurs échanges commerciaux, a déclaré le représentant américain au Commerce, sept mois après le retrait des Etats-Unis du Partenariat transpacifique (TPP), Robert Lighthizer. Il n’a pas précisé le calendrier de ces discussions.
La croissance des prix des logements neufs a continué de ralentir en juillet, avec notamment un recul des prix à Pékin pour un deuxième mois consécutif, les autorités chinoises s’efforçant d’empêcher une surchauffe excessive du marché immobilier. Les prix moyens des logements neufs dans 70 grandes villes chinoises ont progressé de 0,4% en juillet par rapport au mois précédent, après une croissance de 0,7% en juin. Sur un an, la hausse a été de 9,7% le mois dernier après 10,2% en juin, selon les calculs effectués par Reuters à partir des données publiées vendredi par le Bureau national de la statistique.
Les prix producteurs ont augmenté de 0,2% en juillet, une hausse supérieure aux attentes, après avoir été stables le mois précédent, selon les données publiées vendredi par Destatis. Sur un an, la hausse ralentit à +2,3% après +2,4% en juin. Les économistes prévoyaient en moyenne une hausse de 0,1% sur le mois et une progression de 2,2% sur un an.
La Chine va prendre davantage de mesures en faveur de l’investissement privé, a déclaré vendredi l’organe de planification du pays, au moment où Pékin restreint les velléités d’expansion internationales de ses entreprises. Le gouvernement va simplifier les procédures d’autorisation des investissements pour les entreprises privées et garantir des «retours sur investissement raisonnables» dans le cadre de partenariats publics/privés, destinés à drainer des fonds vers les projets d’infrastructures et de services publics, a déclaré Meng Wei, une porte-parole de la Commission nationale pour le développement et la réforme (CNDR). Les établissements financiers n’auront pas le droit d’imposer certaines conditions de prêts, et les autorités locales seront encouragées à créer des fonds pour aider ces entreprises à couvrir les risques de crédit, a ajouté Meng Wei.
Le Brésil va demander à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) de mettre en place un groupe spécial de règlement des différents pour se prononcer sur sa plainte selon laquelle le Canada affecte la concurrence dans le secteur aéronautique en subventionnant les avions CSeries construits par Bombardier, a annoncé vendredi le ministère des relations extérieures. Les avions Bombardier concurrencent les appareils E195 construits par le groupe brésilien Embraer.
L’activité d’eau en bouteille de la marque Poland Spring de Nestlé fait l’objet d’une plainte collective aux Etats-Unis, selon laquelle les ventes et la commercialisation de cette eau depuis plus de 20 ans constituent «une fraude colossale infligée aux consommateurs américains». Ces poursuites en justice interviennent alors que le géant suisse, numéro un mondial de l’eau en bouteille, met l’accent sur cette activité prospère, qui a généré un chiffre d’affaires de 7,9 milliards de francs suisses (6,99 milliards d’euros) pour le groupe l’an dernier. Cette plainte, déposée la semaine dernière auprès d’un tribunal du Connecticut, affirme que Nestlé commercialise sa marque Poland Spring comme «une eau provenant à 100% de source naturelle» alors qu’elle «est une eau souterraine ordinaire».
Les actifs sous gestion des fonds d’investissement distribués dans le monde se sont accrus en juillet de 1.124,5 milliards de dollars, soit 2,6%, pour s'établir à 44.420 milliards de dollars à la fin du mois, selon des statistiques communiquées par Thomson Reuters Lipper. La plus grande partie de cette progression est liée à un effet marché positif de 993,8 milliards de dollars, la collecte nette représentant pour sa part 130,7 milliards de dollars. Les fonds obligataires ont été les plus recherchés durant le mois sous revue, avec une collecte nette de 60,1 milliards de dollars, devant les fonds monétaires (43,4 milliards) et les fonds diversifiés (16,6 milliards de dollars). Depuis le début de l’année, les fonds obligataires ont attiré 464,3 milliards de dollars, les fonds actions 229,2 milliards de dollars et les fonds diversifiés 135,7 milliards de dollars.
Les ETF ont contribué à alimenter le rally sur les marchés émergents cette année, mais leur importance grandissante suscite des inquiétudes, rapporte le Financial Times. Luis Costa, stratège de Citi, estime que les ETF émergents représentent désormais environ 250 milliards de dollars sous gestion, dont 196 milliards de dollars en actions et 48 milliards en obligations. Cela représente près d’un cinquième des encours des fonds émergents. Il y a seulement deux ans, cette proportion était de seulement 12 %. L’inquiétude est que si les flux dans les ETF émergents se renversent brusquement, il n’y ait pas assez d’acheteurs pour absorber les rachats.
La Française Real Estate Partners International a acquis, pour le compte de deux SCPI (Sociétés Civiles de Placements Immobiliers) de La Française, un immeuble de bureaux de six étages auprès de Deutsche Asset Management. L’actif est situé au 53 Ferdinand-Happ-Strasse dans le quartier mixte du East End, l’un des plus dynamiques de la ville de Francfort-sur-le-Main. L’implantation récente de la Banque Centrale Européenne, qui y a pris ses quartiers en 2010, a attiré de nombreux autres grands locataires dont des fintechs et des prestataires de services.Le montant de l’opération n’a pas été divulgué.
Deux jours après avoir annoncé la signature du décret lançant les procédures d’autorisation de projets d’infrastructures, promesse phare du candidat Trump, la Maison-Blanche a fait savoir que le président des Etats-Unis ne créera pas de conseil sur les infrastructures.
Les grands groupes échapperont en 2018 à la taxe de 3% sur les dividendes, mais Bercy pourrait augmenter à la place la contribution sociale de solidarité de sociétés (C3S)
L’inflation est restée stable en juillet dans la zone euro, suivant les données publiées hier par Eurostat, mais l’inflation hors énergie et produits alimentaires non conditionnés (dite core) a augmenté. Eurostat a confirmé sa première estimation d’une inflation annuelle de 1,3% et d’une inflation core, indicateur suivi de près par la Banque centrale européenne (BCE), de 1,3% aussi. Cette dernière était de 1,2% en juin et les 29 économistes interrogés par Reuters l’attendaient inchangée en juillet.
Le retrait obligatoire visant les actions Areva interviendra le 21 août au prix de 4,50 euros par action, a annoncé hier l’Autorité des marchés financiers (AMF). La suspension de la cotation des actions Areva est maintenue jusqu'à la mise en œuvre du retrait obligatoire, qui portera sur 1,64% du capital du groupe, précise l’AMF dans un communiqué.
La Bourse de New York a subi hier sa plus forte baisse depuis trois mois, plombée par l’inquiétude liée aux controverses politiques qui ravivent les doutes sur la capacité du président Donald Trump à tenir ses promesses électorales. L’indice Dow Jones a cédé 274,14 points, soit 1,24%, à 21.750,73. Le S&P 500, plus large, a reculé de 1,54% à 2.430,01 et le Nasdaq Composite a cédé 1,94% à 6.221,91. Le S&P accuse ainsi sa plus forte baisse en pourcentage depuis le 17 mai et retombe à son plus bas niveau de clôture depuis le 11 juillet. L’indice VIX de la volatilité a quant à lui remonté de moins de 12 à 15,5 hier. Les indices européens ont également terminé dans le rouge hier, le CAC 40 cédant 0,57% à 5.146 points alors que le DAX reculait de 0,49% à 12.203 points. Le FTSE 100 n’a pas échappé au mouvement, clôturant en baisse de 0,61% à 7.387 points.