Les finances publiques britanniques ont subi en octobre une dégradation inattendue qui souligne les défis auxquels est confronté le ministre des Finances Philip Hammond, à la veille de son discours semestriel sur le budget. Le déficit budgétaire hors impact du soutien public au secteur bancaire ressort à 8,0 milliards de livres (7,09 milliards d’euros), en hausse de 6,9% par rapport à octobre 2016, précisent les statistiques officielles publiées mardi.
L’Assemblée nationale française a créé mardi une mission d’information sur le Brexit chargée de suivre les négociations pour le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne en 2019 et l’avenir des relations entre Paris, Londres et Bruxelles. La Conférence des présidents de l’institution, sur proposition de son président, François de Rugy (LREM), a lancé cette mission d’information composée de 29 députés.
L'économie italienne devrait enregistrer une croissance de 1,5% cette année et de 1,4% en 2018, selon les chiffres publiés mardi par l’Istat. En mai, l’institut national de la statistique tablait sur une hausse du PIB de 1% en 2017.
Lloyd Blankfein, le patron de Goldman Sachs, n’avait pas été avare de compliments sur Twitter à l'égard des places financières de Francfort et Paris. Et pour cause. Après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les deux capitales financières ont vocation à accueillir davantage de salariés de la banque américaine. «Nous n’aurons plus un seul centre, mais deux, à Francfort et à Paris, parce que ce sont les deux plus grandes économies européennes. Le Brexit nous pousse à décentraliser nos activités», a-t-il expliqué dans un entretien au Figaro de lundi. «Après, ce sont les gens qui décideront largement où ils préfèrent vivre. Et je peux imaginer que beaucoup d’Américains préféreraient vivre à Paris plutôt qu'à Francfort pour de multiples raisons», a poursuivi le banquier.
Le système de retraites serait quasiment à l'équilibre en 2020. Mais la situation se dégraderait ensuite, et seule une forte croissance permettrait son rétablissement.
Le ministre iranien du Pétrole a déclaré que la majorité des membres de l’Opep étaient en faveur d’une nouvelle prolongation de l’accord d’encadrement de la production, mais qu’une décision finale serait prise lors de leur prochaine réunion le 30 novembre. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole, la Russie et d’autres producteurs ont signé fin 2016 un premier accord de baisse de leur production de 1,8 million de barils par jour (bpj) afin de soutenir les cours et de mettre fin à une offre excédentaire sur le marché. L’accord, entré en vigueur le 1er janvier 2017 et prolongé de neuf mois le 25 mai, doit expirer en mars 2018.
Le gouvernement est prêt à baisser davantage le coût du travail en réduisant à nouveau les cotisations sociales, y compris au delà de 2,5 Smic, a déclaré lundi le Premier ministre, Edouard Philippe. Cette baisse ne pourra intervenir que lorsque les comptes publics auront été redressés, a-t-il précisé lors d’un discours à l’issue d’une réunion du Conseil national de l’industrie, à Bobigny (Seine-Saint-Denis). «Il y a une impatience sur ce sujet, [...] parce que c’est vrai pour l’industrie, intervenir à ce niveau de rémunération c’est l’assurance de pouvoir intervenir sur les emplois qui sont en première ligne dans la bataille de la compétitivité», a-t-il poursuivi. Autrement dit, compte tenu de la programmation des finances publiques, qui prévoit un déficit encore élevé en 2019 (2,9% du PIB), en raison du basculement du CICE en baisse de charges, ce nouvel allégement du coût du travail des charges ne pourrait intervenir qu’après.
Stéphane Bonnet a été élu nouveau directeur de l’Union Retraite et prendra ses fonctions à partir du 27 novembre. Il remplace Jean-Luc Izard à la tête du groupement d’intérêt public (GIP) en charge des projets de simplification et de mutualisation de l’inter-régimes de retraite
C’est une victoire par tirage au sort mais une victoire quand même. Paris a été choisi lundi soir pour héberger le futur siège de l’Autorité bancaire européenne (EBA), contrainte de quitter Londres en raison du Brexit. La capitale française a été élue au troisième du tour du scrutin organisé lundi à Bruxelles entre les 27 Etats membres. A égalité avec Dublin, elle a été désignée par tirage au sort. Francfort avait été éliminée au tour précédent.
Amsterdam accueillera le siège de l’Agence européenne des médicaments (EMA) après le Brexit, a appris Reuters de sources proches du conseil des ministres européens. La ville de Milan était pourtant arrivée en tête lundi du premier tour de scrutin. L’EMA et l’Autorité bancaire européenne (EBA), qui ont toutes deux leur siège à Londres, devront quitter la capitale britannique après le divorce entre le Royaume-Uni et l’UE, programmé pour mars 2019.
Lloyd Blankfein, le patron de Goldman Sachs, n’avait pas été avare de compliments sur Twitter à l'égard des places financières de Francfort et Paris. Et pour cause. Après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les deux capitales financières ont vocation à accueillir davantage de salariés de la banque américaine.
Au troisième trimestre, le secteur italien de la gestion d’actifs a recueilli 23,4 milliards d’euros, ce qui constitue le dix-neuvième trimestre consécutif de collecte, montrent les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Sur les neuf premiers mois de l’année, le secteur a attiré 80,6 milliards d’euros.L’association note que 30 sociétés ont lancé un fonds éligible au PIR, le plan d’épargne individuel en Italie. La collecte nette sur ces produits depuis janvier s’établit à 7,5 milliards d’euros.
La deuxième semaine de novembre a vu les investisseurs réduire leur exposition aux actifs risqués, notamment du côté obligataire, dans un contexte de marchés boursiers baissiers. Les fonds d’obligations à haut rendement ont ainsi affiché des sorties nettes de près de 7 milliards de dollars, les plus élevées depuis la première semaine du mois d’août 2014 lorsque les tensions entre la Russie et l’Ukraine étaient extrêmes et que l’Italie était plongée dans sa troisième récession depuis la crise financière de 2008, selon des données communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Les fonds d’obligations émergentes ont terminé la semaine dans le rouge pour la première fois depuis onze semaines. Dans leur ensemble, les fonds obligataires ont enregistré des sorties nettes de 900 millions de dollars, les premières depuis le mois de mars. Les fonds actions, toutes catégories confondues, ont pour leur part encore attiré plus de 3 milliards de dollars. Les fonds en actions américaines ont bénéficié d’entrées nettes à hauteur d’un milliard de dollars. Les fonds spécialisés sur les actions japonaises ont désormais effacé les sorties provoquées par les élections législatives anticipées au Japon avec des entrées nettes à hauteur de 2 milliards de dollars. Les fonds dédiés aux actions européennes ont toutefois enregistré des sorties nettes à hauteur de 1,1 milliard de dollars. Ces rachats ont été très généreusement répartis puisqu’une douzaine de fonds ont subi des sorties nettes supérieures à 100 millions de dollars. Les fonds d’actions françaises ont affiché des sorties nettes qui n’avaient pas été observées depuis avant les élections présidentielles, des inquiétudes émergeant sur la capacité du président Emmanuel Macron à poursuivre ses réformes.
Le groupe espagnol Gas Natural a annoncé, vendredi 17 novembre, la cession d’une participation de 59,1% de son réseau de distribution « retail » en Colombie au fonds d’infrastructures canadien Brookfield Infrastructure pour 482 millions d’euros (568 millions de dollars), rapporte l’agence Reuters. Brookfield lancera une offre publique d’achat pour les 48,9 % restants de l’entreprise au même prix, valorisant ainsi la compagnie à 1 milliard d’euros en incluant la dette. Dans le cadre de cette opération, Gas Natural comptabilisera une plus-value exceptionnelle de 350 millions d’euros sur la vente.
Le gouvernement est prêt à baisser davantage le coût du travail en réduisant à nouveau les cotisations sociales, y compris au delà de 2,5 Smic, a déclaré lundi le Premier ministre, Edouard Philippe. Cette baisse ne pourra intervenir que quand les comptes publics auront été redressés, a précisé le chef du gouvernement, lors d’un discours à l’issue d’une réunion du Conseil national de l’industrie, à Bobigny (Seine-Saint-Denis).
Le ministre iranien du Pétrole a déclaré aujourd’hui que la majorité des membres de l’Opep étaient en faveur d’une nouvelle prolongation de l’accord d’encadrement de la production, mais qu’une décision finale serait prise lors de leur prochaine réunion le 30 novembre. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole, la Russie et d’autres producteurs ont signé fin 2016 un premier accord de baisse de leur production de 1,8 million de barils par jour (bpj) afin de soutenir les cours et de mettre fin à une offre excédentaire sur le marché. L’accord, entré en vigueur le 1er janvier 2017 et prolongé de neuf mois le 25 mai, doit expirer en mars 2018.
Selon une note de la Société Générale, la montée du sentiment anti-globaliste, le vote en faveur du Brexit et la victoire de Donald Trump font craindre que la deuxième vague de mondialisation se termine comme la première, dans le chaos.
Voté vendredi par les députés, le nouveau dispositif IR-PME ne prévoit qu'une réduction d'impôt de 25%. Il est jugé trop peu incitatif par les professionnels.
Mauvaise semaine pour le marché obligataire high yield. Les fonds obligataires, toutes catégories confondues, ont subi leurs premier rachats net hebdomadaires depuis la mi-mars du fait d’importants dégagements sur les obligations à haut rendement, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch Global Research. Les fonds obligataires ont accusé des sorties nettes à hauteur de 900 millions de dollars (763,5 millions d’euros), pour la première fois en 35 semaines. Les rachats sur les fonds high yield ont totalisé 6,8 milliards de dollars sur la semaine, le troisième montant le plus élevé depuis que les données sont compilées. A l’opposé, les fonds actions ont bénéficié d’entrées nettes de 3,2 milliards, selon cette étude, grâce aux fonds en actions américaines (+1 milliard) et en actions japonaises (+2 milliards).
La majorité républicaine au Sénat, déjà étriquée, pourrait se réduire encore d’ici à janvier. Le passage devant la chambre haute avant la fin de l’année s'en trouve d’autant plus important.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a mis à jour vendredi les règles encadrant l’utilisation de notations de crédit produites par des agences basées hors de l’Union européenne (UE). Les nouvelles règles entreront en vigueur en janvier 2019 alors que les trois plus grosses agences de notation (S&P, Moody’s et Fitch) ont leur siège européen à Londres, qui doit sortir de l’UE en mars de la même année. Les notes produites hors de la zone sont considérées valables si une agence européenne et reconnue par l’Esma les cautionne. Les nouvelles règles imposent de «démontrer» que l’agence de notation non européenne «remplit des exigences au moins aussi strictes qu’en Europe». De plus, «quand une note de crédit est avalisée, il doit y avoir une raison objective qui justifie son élaboration hors de l’UE», précise l’Esma.
Banca Carige a annoncé samedi matin in extremis un accord avec plusieurs banques qui se porteront garantes de son augmentation de capital de 560 millions d’euros. L'établissement génois, dont le bilan est lesté par des créances douteuses, doit redresser son ratio de fonds propres d’ici la fin de l’année à la demande de la BCE sous peine d'être mis en liquidation. Carige précise que l’opération sera lancée le 22 novembre, jusqu’au 6 décembre, au prix d’une action nouvelle pour un centime d’euro. Le titre Carige, suspendu jeudi et vendredi, avait clôturé mercredi à 0,1473 euro. Carige espère 498 millions d’euros. Credit Suisse, Deutsche Bank et Barclays se sont engagés à garantir la portion de 498 millions après déduction des engagements des actionnaires du noyau dur et de plusieurs investisseurs. Carige a par ailleurs annoncé l’ouverture de négociations exclusives avec Credito Fondiario pour lui céder 1,2 milliard d’euros de créances douteuses.