Alors que, dans un an environ, le Royaume-Uni doit sortir de l’Union européenne, plusieurs sociétés de gestion britanniques ont dévoilé leur stratégie face à la future donne. Jupiter Fund Management va ainsi accroître ses effectifs à Luxembourg cette année, Maarten Slendebroek, son directeur général, estimant qu’il n’a pas d’autre choix que de se préparer à un Brexit dur. Aberdeen Standard Investments a annoncé de son côté la création d’un centre à Dublin en vue du Brexit, tandis que Schroders, après la publication de très beaux résultats annuels, s’est montré plus serein. Son dirigeant a simplement confirmé que le Luxembourg serait sa base pour l’Union européenne, mais il n’a pas de prévisions de recrutements supplémentaires pour son entité locale.La semaine s’est aussi ouverte sur les résultats de Berkshire Hathaway au sujet desquels son dirigeant, le milliardaire Warren Buffett, n’a pas caché qu’ils étaient gonflés par la réforme fiscale américaine. Il a aussi envoyé quelques messages forts à l’encontre des gérants d’actifs qui superposent les frais et des chefs d’entreprise qui multiplient les acquisitions. La Deutsche Bank a aussi affirmé lundi que la cotation de sa filiale de gestion DWS se fera « dès que possible », en fonction des conditions de marché. Par ailleurs, plusieurs grands fonds de pension ont dévoilé la performance de leur portefeuille pour l’année 2017. AP4 aux Pays-Bas et le fonds souverain norvégien ont su tirer bénéfice des marchés favorables. Concernant les acteurs français de la gestion, les chiffres européens dévoilés par Thomson Reuters ont confirmé la suprématie d’Amundi sur le Vieux Continent. La filiale du Crédit Agricole arrive en tête des ventes de fonds en janvier. Le Crédit Coopératif a quant à lui détaillé ses projets de rapprochement entre deux de ses filiales de gestion Esfin Gestion et Ecofi Investissements. Enfin, l’Autorité des marchés financiers a calculé qu’en 2017, le nombre de sociétés de gestion était resté stable en France, mais que cette stabilité cachait une poursuite de la consolidation de certains acteurs compensée par des créations d’entreprises toujours aussi dynamiques.