32 millions d’euros. C’est la somme apportée à Lendix par Idinvest Partners, Allianz France et CIR SpA (holding coté de la famille De Benedetti) au côté des actionnaires historiques que sont notamment CNP Assurances, Matmut, Partech et Decaux Frères Investissements. Les trois nouveaux investisseurs se verront également attribuer une place au conseil de surveillance de Lendix.Représentant une part significative du tour de table, «l’investissement d’Allianz France est à la hauteur de nos ambitions en termes de partenariat”, souligne Julien Martinez, directeur de la stratégie, des fusions-acquisitions et de l’innovation d’Allianz France. Car leader dans le marché de l’assurance entreprise, la compagnie souhaite aujourd’hui développer une connaissance plus fine de ses clients, notamment en s’intéressant à leur besoin de financement. Via «un partenariat stratégique fort» noué avec Lendix, il s’agira donc pour Allianz de donner accès aux entreprises couvertes au service de financement de Lendix. En retour, la plateforme pourra donner accès aux entreprises financées à certains produits de l’assureur, notamment sur les marchés allemands et néerlandais sur lesquels elle souhaite se développer prochainement.Pour rappel, il s’agit du troisième tour de table pour Lendix. Le premier, réalisé à la création de la start-up avait porté sur 7 millions d’euros. Le deuxième, mené en 2016 sur 12 millions d’euros avait pour objectif d’appuyer son développement en Italie et en Espagne, «grâce aux opportunités réglementaires qui se sont présentées», explique Olivier Goy, fondateur de Lendix. Aujourd’hui, il s’agira pour la start-up de se développer aux Pays-Bas et en Allemagne, pour porter au nombre de cinq les pays dans lesquelles elle est présente.Contrairement aux deux premiers tours de table, les investisseurs de celui-ci ne s’engagent pas à être prêteurs pour les entreprises de la plateforme. “Cela n’est plus utile aujourd’hui. Nous sommes dans une logique d’emprunteurs business et capitalistique”, justifie le fondateur de Lendix. La fintech a prêté un total de 190 millions d’euros à environ 400 projets depuis sa création en 2014.