Instantané. Le groupe de télécoms réalise une incursion sans précédent dans le monde des dépositaires centraux, réservé aux acteurs de la finance jusqu’ici. L’agrément vient d’être octroyé par l’AMF et la Banque de France à une filiale du groupe, ID2S, pour se consacrer à la digitalisation du marché des NeuCP (ex-billets de trésorerie et certificats de dépôts). Ce marché fonctionne surtout à la voix et les émetteurs et investisseurs ne s’y connaissent pas. En intégrant les opérations de passage d’ordres, de tenue de registre et de règlement-livraison, ID2S va proposer un déroulé « sans couture » des transactions et donc des outils de financement et placement instantanés. Sa plate-forme « NowCP » facilitera le marché secondaire également. L’outil s’appuie sur une technologie blockchain mise au point par SETL, lequel déploie par ailleurs en France une plate-forme en distribution de fonds. L’ouverture commerciale de NowCP est prévue mi-2019 et doit permettre de faire rayonner en Europe le marché des NeuCP.
Inflexion. Si les rendements LBO demeurent élevés, ils tendent toutefois à se normaliser. Les gérants de private equity ont en moyenne retourné 1,45 fois le capital investi à leurs investisseurs, selon des données trimestrielles eFront à fin juin 2018. Après avoir atteint leur plus haut niveau des dix dernières années, à 1,49 au troisième trimestre 2017, les multiples d’investissement poursuivent ainsi leur repli pour le troisième trimestre consécutif. « 2018 marque le retour à des niveaux de performance plus habituels », estime Tarek Chouman, CEO d’eFront. Le dirigeant souligne par ailleurs la difficulté croissante à faire travailler le capital. « Le temps imparti aux fonds pour rendre les capitaux a fortement chuté, reflétant les défis croissants des hauts niveaux de poudre sèche et la concurrence accrue », note-t-il. Selon eFront, cette durée, de 2,6 ans actuellement, pourrait prochainement atteindre le seuil de 2,5, jugé sous-optimal.
La compensation n’a pas attendu le Brexit pour être un sujet complexe. Prenons l’exemple de l’équivalence accordée par l’Esma à des chambres de pays tiers. « On se demande qui sont les spécialistes de droit comparé à même de juger de l’équivalence du cadre de la compensation dans des pays comme le Mexique, l’Afrique du Sud ou la Corée. Il faut en maîtriser la langue, la culture, avoir une connaissance fine du pays… », lance, dubitatif, un juriste. Que dire du défaut, en septembre, d’un trader norvégien, adhérent majeur sur le compartiment Energie du Nasdaq Clearing ! Cet intervenant s’est engagé sans que rien ne l’y oblige, après avoir épuisé ses ressources en appels de marge, à réaliser ses biens personnels pour rembourser les adhérents à la chambre, qui ont, après lui, été mis à contribution ! Un sens de l’honneur qu’on imagine peu répandu parmi les acteurs de nos contrées…
Personne ne comprend les accords de Paris, il faut courir après les non-dits autant qu’après les excès d’émissions de CO2. Au départ, en 1988, il était question de limiter à 1,5° le réchauffement climatique d’ici à 2100 et implicitement, un niveau de 2 °C était accepté puisque les obligations légales étaient fondées sur ce niveau. Voilà que le dernier rapport du Giec fixe à 1,5° la limite pour pouvoir gérer à peu près les conséquences du réchauffement climatique. Pour ne pas dépasser l’objectif de 1,5 °C, les émissions de CO2 doivent diminuer de 45 % d’ici à 2030, pour devenir nulles aux alentours de 2050 (vingt à vingt-cinq ans plus tôt que dans le scénario 2 °C), selon les explications du cabinet Carbone 4. Nulle trace de cette nouvelle donne dans les projets de nos gouvernants, aucune réforme ne prépare aucun pays à changer son modèle de société. Les solutions préconisées consistent au mieux à traiter le problème du réchauffement par un nouveau problème, comme remplacer le pétrole par des énergies alternatives, produites par des infrastructures dont on ne sait pas recycler les composants…
Après la démission surprise de son patron, le courtier britannique IG Group a annoncé hier la nomination de June Felix au poste de directrice générale. Elle était dernièrement présidente des activités européennes et russes de la société de paiements Verifone, après avoir notamment travaillé chez Citi et IBM. Elle a pour mission de redresser l’activité d’IG (IG Markets en France). Comme ses concurrents, le spécialiste des produits dérivés souffre des nouvelles règles européennes sur les options binaires et CFD (contrat pour la différence). Son cours de Bourse a chuté de 20% depuis le début de l’année.
Le diffuseur d'événements sportifs en live prévoit de s’introduire sur Euronext Growth. Il vise 10 millions d’euros de chiffre d’affaires et l’équilibre en Ebitda en 2020.
Le promoteur immobilier Nexity a enregistré une hausse de 12% de son chiffre d’affaires au troisième trimestre - et sur les neuf premiers mois de l’année, avec un chiffre d’affaires global de 2,49 milliards d’euros. Fin septembre 2018, le nombre de réservations nettes de logements neufs en France enregistrées par Nexity s'élevait à 13.009 lots, en hausse de 3% en volume et 7% en valeur par rapport aux neuf premiers mois de 2017. Et son carnet de commandes s'élevait à 4,63 milliards d’euros - dont 4,25 milliards dans le résidentiel -, en hausse de 16%. Pour l’exercice en cours, le groupe table sur une croissance de son chiffre d’affaires et de son excédent brut d’exploitation (Ebitda) supérieure à 12%. Nexity a également confirmé son objectif d’une croissance annuelle moyenne de 10% de son chiffre d’affaires et de son Ebitda jusqu’en 2021.
Levier central du plan stratégique 2020 de la banque française, le pôle de trading poursuit sa lente décrue, pénalisé par le recul des activités de taux.
Les actions EBay ont bondi de 6% après clôture, suite à la publication de ses résultats trimestriels hier. EBay avait perdu 27% depuis le début de l’année. Face à la compétition accrue sur le shopping en ligne, le site d’enchères a néanmoins su résister, avec un résultat net de 720 millions de dollars, soit 73 cents par action, au troisième trimestre. Le résultat ajusté est de 56 cents par action, contre 48 cents un an auparavant et contre un consensus FactSet de 54 cents. Le chiffre d’affaires progresse à 2,65 milliards de dollars, contre 2,41 milliards de dollars. Pour le quatrième trimestre, eBay table sur un résultat ajusté compris entre 67 cents et 69 cents et sur un chiffre d’affaires compris entre 2,85 et 2,89 milliards. Le consensus est de 67 cents par action et 2,89 milliards de dollars.
L’inflation a accéléré en Allemagne en octobre pour atteindre son niveau le plus élevé depuis 2012. Harmonisée aux normes européennes et mesurée par les prix de détail, elle est à 2,4% en octobre contre 2,2% en septembre. En données non harmonisées, le taux d’inflation ressort à 2,5% en octobre. Ceci valide la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de dénouer progressivement une politique monétaire ultra-accommodante qui fut instaurée en période de crise économique pour relancer croissance et inflation. La BCE vise une inflation d’un petit peu moins de 2% dans la zone euro. Elle a confirmé la semaine passée son intention de mettre un terme à la fin de l’année à son programme de rachat de 2.600 milliards d’euros d’actifs obligataires, et de relever les taux pour la première fois depuis 2011.
Donald Trump a estimé avant-hier soir sur Fox News qu’il était possible de conclure un «grand accord» avec la Chine sur le commerce, mais a prévenu que des milliards de dollars de droits de douane supplémentaires étaient prêts si nécessaire. L’administration Trump a déjà imposé des droits de douane sur 250 milliards de dollars d’importations chinoises. «Et j’ai 267 milliards de dollars prêts à partir si nous ne pouvons pas conclure un accord», a poursuivi Trump. La totalité des exportations chinoises vers les Etats-Unis seraient alors soumis à des droits de douane. Washington se préparerait à appliquer ces derniers droits de douane d’ici début décembre.
La croissance de l'économie française a accéléré moins que prévu au troisième trimestre, malgré un rebond de la consommation des ménages et un investissement toujours dynamique des entreprises, selon l’Insee. Le produit intérieur brut (PIB) de la période a augmenté de 0,4%, soit deux fois plus que les 0,2% enregistrés aux premier et au second trimestres. Mais les économistes l’anticipaient en hausse de 0,5%. L’objectif de 1,7% du gouvernement nécessitera un PIB en hausse de 0,8% au 4e trimestre pour être atteint, selon les calculs de Reuters. La consommation des ménages français en biens a chuté de 1,7% en septembre, sous l’impact de la baisse des achats d’automobilee, selon les données CVS-CJO. Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur un recul limité à 0,4%. Sur l’ensemble du troisième trimestre, elle affiche une progression de 0,6%, la première depuis l'été 2017.
L'économie italienne a marqué le pas au troisième trimestre faute d’impulsion de la demande intérieure et du commerce extérieur, montrent les données provisoires du produit intérieur brut (PIB) publiées hier par l’Istat, l’institut national de la statistique. Le PIB est ressorti inchangé sur la période juillet-septembre après une croissance de 0,2% au deuxième trimestre. Sur une base annuelle, la croissance ralentit à +0,8% contre +1,2%. Le consensus des économistes prévoyait en moyenne une croissance de 0,1% d’un trimestre sur l’autre et de 0,9% sur un an.
Le nombre de demandeurs d’emploi a baissé en octobre en Allemagne et l’emploi a atteint un niveau record, selon des statistiques qui confirment la bonne santé de la première économie européenne. Le nombre de chômeurs a baissé de 11.000 à 2,292 millions en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué l’Office fédéral du Travail. Les économistes prévoyaient en moyenne une diminution de 12.000. Le taux de chômage est resté stable à 5,1%, au plus bas depuis la réunification allemande de 1990.
Après avoir été directeur adjoint de la Cipav, la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse des professions libérales, de janvier 2015 à mai 2018, François Clouet a rejoint depuis juin 2018 la direction de la Sécurité sociale rattachée au ministère des Solidarités et de la Santé, en tant que directeur adjoint du projet d’intégration du RSI au régime général aux côtés d’Agnès Basso. Depuis le 1er janvier 2018, la protection sociale des travailleurs indépendants - auparavant gérée par le Régime Social des Indépendants (RSI) - a été confiée au régime général de la Sécurité sociale. Une période transitoire de deux ans est prévue afin d’intégrer progressivement la gestion de la Sécurité sociale des travailleurs indépendants au sein du régime général. François Clouet a pris ses fonctions à la Cipav en 2015 afin d’aider au redressement de la Caisse dont la gestion pâtissait de « graves dysfonctionnements », selon le rapport de la Cour des comptes de 2014. Les deux ex directeurs du Groupe Berri ont comparu fin 2015 devant le juge du TGI de Paris. Un nouveau rapport de la Cour des comptes en 2017 note qu’à partir de janvier 2015 « a pu être constituée une nouvelle équipe de direction (avec Olivier Selmati comme nouveau directeur, ndlr) composée presque exclusivement de personnes disposant d’une expérience au sein d’organismes sociaux, conformément à la recommandation de la Cour de recruter des professionnels aguerris et de haut niveau ». Mais les sages de la rue Cambon concluent que « le processus de redressement, insuffisamment structuré, a tardé à s’engager et est demeuré partiel, dans un contexte d’éclatement du groupe Berri (qui rassemblait la Cipav, la Cavec et la Cavom, ndlr). Il n’a dès lors pas été encore en mesure de restaurer une qualité de service correcte aux usagers ». TV
La CARMF qui gère l’ensemble des régimes obligatoires de retraite et de prévoyance des médecins libéraux a tenu son assemblée générale samedi 27 octobre 2018 à Paris. La caisse qui pâtit d’une dégradation de son rapport cotisants/retraités dû au vieillissement de ses assurés (123.167 cotisants et 96.225 prestataires), a toutefois fait apparaître en 2017 un résultat net encore positif de 102 millions d’euros pour ses trois régimes (complémentaire, ASV et invalidité-décès) grâce à un résultat financier de 182 millions d’euros portant l’ensemble de ses ressources à 2,1 milliards d’euros contre 2 milliards d’euros de charges. Afin de faire face à ce choc démographique, la Caisse a alimenté des réserves à partir de 1996 grâce à un surcotisation. Mais la CARMF présente un déficit technique depuis trois ans. Elle est ainsi entrée dans une phase de désinvestissement de son portefeuille d’actifs, à hauteur de 200 millions d’euros pour 2018. Un montant appelé à croître dans les années à venir avec davantage de pensions à régler. « Nous avons profité de la forte hausse des marchés boursiers en janvier 2018 pour nous alléger sur les actions. Notre portefeuille comporte 45% d’actions, 35% d’obligations et 20% d’immobilier pour 6,5 milliards d’euros d’encours à fin 2017», indique Michel Manteau, responsable du service gestion de portefeuille, à Instit Invest. La caisse des médecins est également très concernée par le décret (décret n° 2017-887 du 9 mai 2017) sur les placements des caisses de retraite de certaines professions libérales présentant un déficit technique qui pourrait l’obliger à adosser ses réserves à des actifs garantis et sûrs. « Cette décision emporte l’avenir. C’est pourquoi nous attendons très prochainement la décision du Conseil d’État notamment au sujet de l’adossement et de la performance à attendre des réserves du régime complémentaire », précise Michel Manteau. En cas d’application de ce décret, la Caisse devrait ramener le poids des actions à 30% de ses encours pour augmenter la part des obligations. « L’insuffisance de rendement attendue pourrait nous coûter 1,8 milliard d’euros d’ici à 2035 et exiger une hausse des cotisations de 6% », déplore Michel Manteau qui verrait dans cette décision une incohérence avec la loi Pacte qui pousse les investisseurs à soutenir l’économie. Par ailleurs, la Caisse reste très attentive au futur projet de réforme des retraites. « Nous ne pouvons pas accepter l’idée d’un régime universel de base concernant les assurés gagnant jusqu’à 3 plafonds de la Sécurité sociale, car il couvrirait 95% de la population des médecins libéraux, un régime complémentaire ne serait donc quasiment plus alimenté en cotisations », affirme le responsable du portefeuille. La Caisse milite pour un régime universel de base couvrant jusqu’à un plafond de la Sécurité sociale. TV
Après la démission surprise de son patron le mois dernier, le courtier britannique IG Group a annoncé ce matin la nomination de June Felix au poste de directrice générale. La nouvelle dirigeante était dernièrement présidente des activités européennes et russes de la société de paiements Verifone, après avoir notamment travaillé chez Citi et IBM.
Les bénéfices de BP ont plus que doublé au troisième trimestre grâce à la hausse des cours du brut. Le bénéfice hors coût de remplacement des stocks a atteint 3,09 milliards de dollars au troisième trimestre, par rapport à 1,38 milliard de dollars à la période correspondante de 2017. Le bénéfice courant a grimpé à 3,8 milliards de dollars, son plus haut niveau des cinq dernières années, et se situe environ 30% au-dessus des prévisions des analystes.
Le nombre de demandeurs d’emploi a baissé en octobre en Allemagne et l’emploi a atteint un niveau record, montrent aujourd’hui des statistiques qui confirment la bonne santé de la première économie européenne. Le nombre de chômeurs a baissé de 11.000 à 2,292 millions en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué l’Office fédéral du Travail. Les économistes prévoyaient en moyenne une diminution de 12.000. Le taux de chômage est resté stable à 5,1%, au plus bas depuis la réunification allemande de 1990.
La croissance de l'économie française a accéléré moins que prévu au troisième trimestre malgré un rebond de la consommation des ménages et un investissement toujours dynamique des entreprises, selon la première estimation publiée mardi par l’Insee. Le produit intérieur brut de la période a augmenté de 0,4%, un rythme deux fois plus fort que celui de 0,2% enregistré au premier comme au deuxième trimestres, qui constituait un point bas depuis l'été 2016.
La croissance de la zone euro a ralenti nettement plus que prévu au troisième trimestre, avec des signes inquiétants en provenance d’Italie notamment, montrent les données préliminaires publiées mardi par Eurostat, l’Office statistique de l’Union européenne. La hausse du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays partageant l’euro est ressortie à 0,2% par rapport aux trois mois précédents, après une expansion de 0,4% au deuxième trimestre. Sur un an, la croissance a ralenti à 1,7% contre 2,2% au deuxième trimestre.
L'économie italienne a marqué le pas au troisième trimestre faute d’impulsion de la demande intérieure et du commerce extérieur, montrent les données provisoires du produit intérieur brut (PIB) publiées aujourd’hui par l’Istat, l’institut national de la statistique. Le PIB est ressorti inchangé sur la période juillet-septembre après une croissance de 0,2% au deuxième trimestre. Sur une base annuelle, la croissance ralentit à +0,8% contre +1,2%. Le consensus des économistes prévoyait en moyenne une croissance de 0,1% d’un trimestre sur l’autre et de 0,9% sur un an.
En raison de la volatilité des marchés, Nicox a décidé de reporter son projet de cotation au Nasdaq, estimant qu’il ne serait pas dans l’intérêt de ses actionnaires pour le moment. La biotech spécialisée en ophtalmologie avait annoncé début septembre le dépôt de son projet de prospectus auprès de la Securities and Exchange Commission américaine afin de se coter sous forme d’American Depositary Shares (ADS). Le projet de cotation au Nasdaq a pour objectif de permettre à la vaste communauté d’investisseurs américains dans le domaine de la santé et de la biotechnologie d’avoir un meilleur accès aux actions de Nicox et d’assurer une couverture d’analyse financière par des spécialistes américains.
Kim Catechis, responsable des marchés émergents chez Martin Currie, une filiale de Legg Mason, a déclaré s’attendre à une reprise nette des actifs brésiliens (actions, obligations, devise) consécutivement à l'élection de Jair Bolsonaro au poste de président du Brésil dimanche 28 octobre."Les investisseurs croient que Bolsonaro va prendre des mesures favorables au marché concernant la réforme de la sécurité sociale et relancer les projets de privatisation,» analyse Kim Catechis. Le responsable marché émergents de Martin Currie note également que l’opposition aux potentielles réformes de Bolsonaro risque d'être forte, notamment de la part des syndicats. Il qualifie d’importants les soutiens exprimés quant au maintien de Ilan Goldfein en tant que gouverneur de la banque centrale du Brésil et la nomination probable de Paul Guedes, conseiller économique de Bolsonaro durant la campagne, en tant que ministre des finances. Kim Catechis estime que les investisseurs seront heureux avec des réformes d’ampleur modeste.
Le britannique Aviva a été le meilleur collecteur de fonds en Europe sur les neuf premiers mois de l’année, avec des entrées nettes de 14,8 milliards d’euros, devant BlackRock (14,6 milliards de d’euros) et UBS (11,7 milliards d’euros), selon des statistiques communiquées par Lipper at Refinitiv. Lipper relève que la collecte de BlackRock comprend 3,6 milliards d’euros dans des fonds monétaires, alors qu’Aviva affiche des sorties nettes de 1,2 milliard d’euros de ces mêmes produits monétaires. BlackRock a en outre enregistré des entrées nettes de 7,5 milliards d’euros dans ses ETF tandis que UBS ETF a contribué pour 4,8 milliards d’euros à la collecte nette d’UBS.L’examen par classe d’actifs indique que BlackRock est numéro un pour la collecte dans les fonds obligataires avec 5 milliards d’euros, devant Vanguard (3,9 milliards d’euros. Pour les actions, UBS arrive en tête avec 7,2 milliards d’euros, devant Baillie Gifford (6,1 milliards d’euros); pour les fonds diversifiés, c’est Allianz qui arrive en tête avec 11,6 miliards d’euros, devant Eurizon Capital (5,5 milliards d’euros) et pour les fonds alternatifs, H2O Asset Management fait la course en tête avec 7,6 milliards d’euros devant 0ld Mutual (3,2 milliards d’euros). Au total, BlackRock est de loin le premier promoteur européen avec en encours de 772,6 milliards d’euros, devant Amundi (357,3 milliards d’euros) et JP Morgan (311,8 milliards d’euros).Cela dit, pour le secteur dans son ensemble, les neuf premiers mois de l’année ont été assez difficiles. Les actifs sous gestion sont passés il est vrai de 10.400 milliards d’euros à 10.700 milliards d’euros sur la période. Mais cette progression a été tirée principalement par la performance des marchés sous-jacents qui a représenté un gain de 204,45 milliards d’euros. En revanche, la collecte nette s’est élevée à seulement 5,9 milliards d’euros. Dans cet environnement plus chahuté, Lipper souligne le dynamisme du secteur des ETF dont les encours sont passés de 656,8 milliards d’euros fin décembre 2017 à 684 milliards d’euros neuf mois plus tard. La collecte nette a représenté 35,5 milliards d’euros alors que les marchés ont apporté une contribution négative de 8,3 milliards d’euros.
Premières victimes de la dégradation de l’environnement de marché, les grands gestionnaires d’actifs n’en finissent plus de dévisser en Bourse, évoque le quotidien Les Echos. La chute, d’abord brutale en février puis continue au fil des mois (à l’exception de juillet), s’est accentuée ces dernières semaines. Résultat : entre janvier et fin octobre, l’indice Bloomberg, qui retrace la performance des quatorze principaux asset managers cotés mondiaux, a reculé de près de 30%. Même les américains T. Rowe Price et BlackRock ont fini par décrocher en octobre. A mi-année, le premier évoluait encore dans le vert. Quant à BlackRock, qui était quasiment à l’équilibre à la fin du premier semestre, son cours a lâché 18 % entre le 1er et le 26 octobre. Quant à Amundi, entre le 1er et le 26 octobre, son cours a chuté de près de 20% en Bourse. A 51,70 euros en fin de semaine dernière, son cours était retombé à son plus bas niveau depuis mars 2017.