Après l’entrée des actions chinoises onshore (A-shares) dans l’indice MSCI Emerging Markets en juin dernier, ce sera au tour des obligations chinoises onshore d'être scrutées par les marchés en 2019 avec leur inclusion programmée dans l’indice Bloomberg Barclays Global Aggregate.Pour Aberdeen Standard Investments (ASI), les indices qui ont globalement boudé jusqu’alors les obligations chinoises onshore devraient se rattraper et progressivement constituer entre 5 et 7% des portefeuilles des indices les plus représentatifs de l’univers obligataire en moins de deux ans."Ne pas être investi en Chine ne représentait jusqu'à présent qu’un coût d’opportunité mais à partir de l’an prochain, il s’agira d’une décision active qui ne sera pas mineure,» a souligné Donald Amstad, responsable des spécialistes en investissements d’ASI en Asie-Pacifique, lors d’une rencontre avec des investisseurs de la place financière parisienne."L’ouverture du marché obligataire chinois onshore aux capitaux étrangers en 2019 va être un événement à ne pas rater pour les investisseurs. Le problème de la Chine est qu’elle ne dispose aujourd’hui d’aucune culture crédit ou actions. Par conséquent, elle tente de l’importer, c’est pourquoi elle s’ouvre aux investisseurs étrangers. En faisant cela, elle souhaite éduquer les investisseurs locaux, qu’ils sachent quelle est la juste valeur d’une obligation ou d’une action,» a exposé Donald Amstad, qui est aussi directeur des opérations pour la distribution des fonds ASI en Asie-Pacifique.Donald Amstad a également rappelé que la dette de la Chine continuait de s’accroître de manière forte mais que les autorités chinoises ont pris conscience de la nécessité de contenir la dette et d’inverser la tendance."Les compagnies détenues par l’Etat ou les entreprises privées autorisées sont désormais autorisées à faire faillite. C’est un pas important,» a noté Donald Amstad.Interrogé sur les supposées manipulations du cours du renminbi par les autorités chinoises, il a répondu que ces dernières cherchaient avant tout à éviter que la monnaie ne s’affaiblisse par crainte d’un mouvement de décollecte des capitaux étrangers du pays. Le fonds Aberdeen Global - China Onshore Bond prend un minimum de risque crédit et n’achète pas d’obligations d’entreprises chinoises privées actuellement, a précisé Donald Amstad.
Le groupe SIX, qui gère la bourse nationale suisse, a acquis une part minoritaire du capital de PassOn, une start-up spécialisée dans le transferts d’actifs numériques dans les cas d’héritages.Valerio Roncone, qui supervise le développement et la gestion produit de SIX, siègera au conseil de PassOn. Celui-ci a expliqué que la solution basée sur la technologie des registres distribués (DLT) développée par PassOn permet d’effectuer ces transferts d’actifs de façon transparente. Stephan Wippermann, directeur général de PassOn a ajouté que sa société se penchait sur les dernières technologies blockchain pour faire rentrer les héritages dans l'ère du digital. «Nous préparons notre ICO pour financer le développement de notre plateforme de planification de patrimoine et d’héritage. En parallèle, nous explorerons les moyens d’utiliser Six Digital Exchange (lancé en juillet par SIX) notamment pour la cotation ou la sécurisation du stockage des «coins» de PassOn», a déclaré Stephan Wippermann.
Le plus important actionnaire d’Aryzta (avec une participation d’environ 15%), Cobas Asset Management, à travers les fonds de placement gérés, monte au créneau. Il propose une alternative à l’augmentation de capital de 800 millions d’euros proposée par les dirigeants du leader de la boulangerie surgelée, rapporte L’Agefi suisse. Si elle n’est pas acceptée par le conseil d’administration d’Aryzta, Cobas demandera alors une assemblée générale extraordinaire à laquelle il exposera son plan. Concrètement,Cobas préconise d’entreprendre immédiatement une augmentation de capital de 400 millions d’euros et d’envisager une augmentation supplémentaire de 400 millions, si nécessaire, à un horizon de 12 mois. Une seconde mesure consiste à vendre plusieurs actifs non stratégiques pour plus de 200 millions d’euros. Cobas a identifié l’intérêt porté par un acheteur disposé à payer un prix raisonnable pour cela et pouvant conduire à une transaction à très brève échéance.Par ailleurs, Aryzta doit poursuivre ses efforts pour vendre sa participation de 49% dans Picard (produits surgelés alimentaires) ainsi qu’obtenir une notation decrédit (credit rating) afin d’accroître les options de financement pour des besoins additionnels. Ces différents étapes pourraient plus de 600 millions d’euros à très court terme et avec des coûts mineurs, un montant qui est proche de celui proposé par les administrateurs d’Aryzta (750 millions d’euros, y compris les coûts), d’après Francisco Garcia Paramés, président et CEO de Cobas. Aryzta pourrait ainsi, avec une probabilité qui n’est pas moindre, engranger près de 1 milliard d’euros durant les 12 prochains mois, à l’inclusion de Picard et du cash-flow libre (free cashflow) généré par les affaires. Cobas se déclare prêt à soutenir pleinement une augmentation de capital supplémentaire dans 12 mois tout en affichant sa conviction que cela ne sera pas nécessaire.
En tant que principal actionnaire d’Aryzta, groupe industriel de boulangerie suisse, avec 14,5% des actions et des droits de vote, Cobas Asset Management a annoncé hier qu’il «approuvait naturellement des mesures visant à renforcer le bilan afin de permettre à Aryzta de développer son potentiel de création de valeur», mais qu’il ne pouvait pas «défendre des actions qui conduisent à une destruction de la valeur pour les actionnaires telle qu’elle se produirait avec l’augmentation de capital extrêmement dilutive proposée par le conseil d’administration d’Aryzta». Cobas se voit donc obligée de voter contre la proposition du conseil d’administration lors de la prochaine assemblée générale, annonce la société de gestion espagnole.Le fonds espagnol, dirigé par Francisco Garcia Paramés, propose notamment une levée d’argent frais limitée à 400 millions d’euros, et des cessions d’actifs jugés non essentiels pour au moins 250 millions d’euros.L’assemblée générale d’Aryzta aura lieu le 1er novembre prochain. Cobas note que malgré son «alternative avantageuse proposée», le conseil d’administration d’Aryzta a rejeté l’ajout de sa proposition à l’ordre du jour de l’AG du 1er novembre.Par conséquent, Cobas a demandé au conseil d’administration d’Aryzta de convoquer une assemblée générale pour présenter cette proposition directement à tous les actionnaires, sous réserve du rejet par la majorité des actionnaires de l’augmentation de capital de 800 millions d’euros proposée lors de la prochaine assemblée générale.Toutefois, si la majorité des actionnaires soutenait de manière inattendue l’augmentation de 800 millions d’euros proposée par le Conseil d’administration lors de l’Assemblée générale, Cobas a l’intention d’exercer pleinement sa quote-part de l’émission de droits afin de réaffirmer son soutien total à Aryzta.
L’exploitant français de centres commerciaux Klépierre a annoncé mardi anticiper des cessions de l’ordre de 500 à 600 millions d’euros pour l’ensemble de l’exercice 2018, ce qui devrait lui permettre de réaliser des acquisitions ou rachats d’actions « opportunistes ». Dans une présentation destinée aux investisseurs réunis pour une journée qui leur est dédiée à Amsterdam et Utrecht, la foncière française indique également s'être fixé un objectif de projets, essentiellement d’extension de rénovation de centres commerciaux, d’une valeur de 2 milliards d’euros entre 2018 et 2023, contre 450 millions d’euros entre 2014 et 2017.
Le gouvernement socialiste portugais a promis aujourd’hui d’atteindre en 2019 le plus faible déficit budgétaire de son histoire tout en augmentant le salaire de ses fonctionnaires et en prévoyant des aides au transport pour les familles. Dans son projet de budget, le gouvernement s’est fixé pour objectif un déficit représentant 0,2% du produit intérieur brut, (PIB), contre 0,7% attendu cette année, et espère atteindre une croissance de 2,2%. Le ratio de dette du Portugal par rapport au PIB devrait tomber à 118,5% l’an prochain, contre 121,2% en 2018.
Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a annoncé hier que le relèvement prévu de la taxe sur la consommation aura bien lieu en octobre 2019, une mesure reportée à deux reprises de peur qu’elle ne déstabilise la troisième économie du monde. Initialement destiné à réduire la dette colossale de l’archipel, le passage de la TVA de 8 à 10% sera accompagné de mesures pour tenter d’atténuer les répercussions sur la demande des ménages, très sensibles aux hausses de prix. Un taux réduit sera ainsi appliqué sur la nourriture et d’autres produits de première nécessité, et des aides devraient être versées aux magasins de petite et moyenne tailles. Des exemptions fiscales sont aussi à l'étude pour d’importants achats comme les voitures et maisons. Les recettes serviront notamment à mener une politique en faveur de la natalité.
Le gouvernement espagnol a réduit hier ses prévisions de croissance, de 2,7% à 2,6% pour cette année, et de 2,4% à 2,3% pour 2019, a déclaré la ministre de l’Economie Nadia Calviño. L’Espagne, qui a renoué avec la croissance en 2013, affichait des taux de plus de 3% ces trois dernières années. La décélération prévue s’explique par le ralentissement des exportations, la hausse des prix du pétrole et les incertitudes politiques liées au commerce mondial. Le budget prévisionnel de 2019 doit encore être voté par les partis régionaux au Parlement pour avoir force de loi. Le gouvernement a maintenu ses prévisions de déficit budgétaire établies en juillet, à 2,7% du produit intérieur brut cette année et 1,8% en 2019. Le projet de budget prévoit de relever de 4,4% le plafond des dépenses, à 125,1 milliards d’euros. Il vise à ramener le taux de chômage à 15,5% cette année, et 13,8% en 2019, étant le deuxième plus élevé en Europe après celui de la Grèce.
L’investisseur activiste Carl Icahn , qui fut un des chefs de file de l’opposition au retrait de la cote de Dell en 2013, s’oppose maintenant aux modalités de son retour en Bourse. Dans une lettre rendue publique hier, il annonce avoir porté à 8,3% sa participation en actions reflets Dell. Ces actions reflètent la valeur de la participation du fabricant d’ordinateurs dans sa filiale cotée VMware. Et il compte s’opposer au projet de Dell de racheter la totalité des titres DVMT et inviter d’autres actionnaires à faire de même. Cette initiative pourrait constituer un obstacle de taille pour Dell, qui compte se réintroduire en Bourse via le rachat de ces titres DVMT. Plusieurs autres détenteurs de titres DVMT ont déjà fait savoir qu’ils étaient mécontents de la proposition faite en juillet par Dell et la société d’investissement Silver Lake, selon l’agence Dow Jones.
Walt Disney a proposé vendredi dernier à la Commission européenne des concessions, afin de répondre à d'éventuelles inquiétudes en termes de concurrence suscitées par son projet de rachat d’actifs de Twenty-First Century Fox dans la télévision et le cinéma, pour 71,3 milliards de dollars (61,2 milliards d’euros), a annoncé hier l’exécutif européen, sans plus de détails sur ces concessions. La Commission européenne, qui devait rendre son avis sur ce projet au plus tard le 19 octobre, a repoussé cette date butoir au 11 novembre. Bruxelles veut désormais solliciter les avis des clients et des concurrents de Disney avant de se prononcer. Les autorités américaines ont déjà donné leur feu vert à l’acquisition, à condition que Disney vende les 22 réseaux régionaux de chaînes sportives de Fox.
Kazatomprom, premier producteur mondial d’uranium, a annoncé hier son intention de céder jusqu'à 25% de son capital dans le cadre d’une introduction en Bourse à Londres et à Astana, sans préciser si cette IPO aurait lieu cette année comme prévu. Le groupe public kazakh, qui fournit 20% de la production mondiale d’uranium, a indiqué que JPMorgan et Credit Suisse étaient conjointement coordinateurs mondiaux et teneurs du livre d’ordres de ce projet d’IPO. China International Capital Corporation, Halyk Finance et Mizuho International seront aussi teneurs de livre. L’IPO de Kazatomprom, détenu par le fonds souverain local Samruk-Kazyna, fait partie d’un ambitieux programme de privatisations lancé par le Kazakhstan, première économie d’Asie centrale, à la suite de la chute des cours mondiaux du pétrole à partir de 2014.
Les segments à beta élevé ont souffert d’un fort écartement de spreads la semaine dernière, alors que la dette corporate «investment grade» a bien résisté.
Le président du parlement suédois a invité hier le Premier ministre sortant Stefan Lofven, issu du Parti social-démocrate, à former un nouveau gouvernement. Ulf Kristersson, chef de file des modérés, principale composante de l’Alliance de centre-droit, y avait renoncé dimanche. Aucune majorité ne s’est dessinée après les législatives du 9 septembre. Les sociaux démocrates ont obtenu 144 des 349 sièges, soit un de plus que l’Alliance. Avec 62 députés, les démocrates suédois, parti d’extrême-droite, se trouvent en position d’arbitres. Les deux grandes coalitions ont exclu de s’associer à eux. Les partis centristes et libéraux que Stefan Lofven va chercher à convaincre souhaitent qu’Ulf Kristersson forme un gouvernement avec l’appui des sociaux-démocrates, ce que Stefan Lofven refuse.
Le gouvernement italien a approuvé le projet de budget pour 2019, a annoncé le président du Conseil Giuseppe Conte à l’issue d’une réunion avec ses ministres, hier soir. Ce projet prévoit un «revenu de citoyenneté» pour les plus défavorisés, dès ce premier trimestre de 2019, un abaissement de l'âge de la retraite, et une amnistie partielle dans des contentieux fiscaux. Le gouvernement italien a envoyé ce cadre budgétaire à la Commission européenne pour évaluation et validation. La coalition formée par le M5S et la Ligue, au pouvoir depuis juin, a déjà dévoilé le cadre budgétaire de ces trois prochaines années, avec un déficit attendu pour l’année prochaine à 2,4% du produit intérieur brut (PIB), ce qui avait suscité l’inquiétude de la Commission européenne.
Le Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Boston a annoncé un engagement de 1 milliard de dollars dédié au calcul informatique et à l’intelligence artificielle, basé sur un don de 350 millions de dollars de Stephen Schwarzman, directeur général et cofondateur du fonds de private equity Blackstone, selon le Financial Times. La fortune de Stephen Schwarzman est évaluée à 12,8 milliards de dollars. Il avait déjà donné 150 millions de dollars à l’université de Yale en 2015, et 100 millions de dollars à l’université Tsinghua en Chine en 2013.
Mubadala, l'actionnaire de contrôle du pétrolier espagnol, préfère reporter le projet. Le nombre d'IPO annulées ou décalées a doublé par rapport à 2017.
L’exploitant de centres commerciaux Unibail-Rodamco-Westfield a signé hier une promesse de vente portant sur la Tour Ariane située à La Défense (92), avec le fonds souverain de Singapour, GIC, pour un prix net vendeur de 464,9 millions d’euros. Cette transaction devrait être finalisée avant la fin de l’année. Elle fait partie des 3 milliards d’euros de cessions annoncées par URW pour les prochaines années dans le cadre de sa stratégie de rotation d’actifs européens. Plus de 55% de ce programme a déjà ainsi été réalisé ou est en cours de réalisation depuis le 30 juin 2018.
Carl Icahn s’engage dans une nouvelle bataille contre le fondateur de Dell, Michael Dell. L’investisseur activiste, qui fut un des chefs de file de l’opposition au retrait de la cote du fabricant d’ordinateurs en 2013, s’oppose maintenant aux modalités de son retour en Bourse. Dans une lettre rendue publique aujourd’hui, Carl Icahn a annoncé qu’il avait porté à 8,3% sa participation en actions reflets Dell. Ces actions reflètent la valeur de la participation de Dell dans sa filiale cotée VMware. Et il compte s’opposer au projet de Dell de racheter la totalité des titres DVMT et inviter d’autres actionnaires à faire de même.
Le gouvernement espagnol a réduit lundi ses prévisions de croissance, de 2,7% à 2,6% pour cette année, et de 2,4% à 2,3% pour 2019, a déclaré la ministre de l’Economie Nadia Calviño. L’Espagne, qui a renoué avec la croissance en 2013, affichait des taux de plus de 3% ces trois dernières années. La décélération prévue s’explique par le ralentissement des exportations, la hausse des prix du pétrole et les incertitudes politiques liées au commerce mondial.
Kazatomprom, premier producteur mondial d’uranium, a annoncé lundi son intention de céder jusqu'à 25% de son capital dans le cadre d’une introduction en Bourse à Londres et à Astana, sans préciser si cette IPO aurait lieu cette année comme prévu.
Larry Fink, le directeur général de BlackRock, et Stephen Schwarzman, son homologue chez Blackstone, ont renoncé à leur participation à la conférence Future Investment Initiative de Riyad, indique Reuters de sources proches du dossier. Les défections se multiplient depuis la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat saoudien d’Istanbul. Jamie Dimon, le directeur général de JPMorgan, et le président de Ford Motor ont par exemple annoncé leur désistement. La conférence, baptisée Davos du désert, doit se tenir en Arabie Saoudite les 23 et 25 octobre.
Walt Disney a proposé vendredi dernier à la Commission européenne des concessions afin de répondre à d'éventuelles inquiétudes en termes de concurrence suscitées par son projet de rachat d’actifs de Twenty-First Century Fox dans la télévision et le cinéma pour 71,3 milliards de dollars (61,2 milliards d’euros), a annoncé ce lundi l’exécutif européen sans fournir plus de détail sur ces concessions. La Commission européenne, qui devait rendre son avis sur ce projet au plus tard le 19 octobre, a repoussé cette date butoir au 11 novembre.
Ampère Gestion, filiale de CDC Habitat, et Swiss Life Asset Managers Real Estate France, agissant pour le compte de cinq investisseurs institutionnels, ont conclu un accord visant à acquérir auprès d’ICF Novedis, filiale du groupe SNCF, 80% de Foncière Vesta. Cette dernière détient un portefeuille de 4.000 logements, destinés en priorité aux collaborateurs de SNCF. La gestion du patrimoine restera confiée à ICF Novedis, qui conserve 20% de Foncière Vesta. « L’accord sera formellement conclu dans les prochains jours, la réalisation de la transaction restant soumise à l’approbation de la Commission Européenne », précisent Ampère Gestion et Swiss Life Asset Managers Real Estate France dans un communiqué commun.Cette part majoritaire au capital de Foncière Vesta est acquise par un consortium de cinq investisseurs institutionnels composé de l’ERAFP, l’Ircantec, CDC Habitat, Swiss Life et Vonovia. Ampère Gestion et Swiss Life Asset Managers Real Estate France ont agi conjointement comme gestionnaires d’actifs pour fédérer les membres du consortium. Dans le cadre de ce partenariat, ICF Novedis conserve la gestion du patrimoine de Foncière Vesta via un contrat d’administration de biens et un mandat de maîtrise d’ouvrage déléguée.Les différents partenaires se réuniront le 16 octobre 2018 pour la signature officielle de l’accord. La cession effective des actions devrait être réalisée d’ici la fin de l’année 2018. Les détails financiers de la transaction n’ont pas été dévoilés.
Indefi a présenté jeudi en exclusivité pour le Global Invest Forum de L’Agefi une étude sur le développement de l’ESG chez les investisseurs en Europe. Le panel étudié concerne 190 institutions (dont 94 institutions de retraite, 82 assureurs et 14 autres investisseurs) représentant 9.000 milliards d’euros d’encours (sur un total européen de 14.600 milliards). L’organisation ESG la plus populaire en Europe est celle des PRI puisque 37% des encours étudiés sont gérés selon ses critères d’investissement. La signature des PRI est plus populaire chez les organismes de retraite (47%) que les assureurs (28%). En termes géographiques, elle est très populaire dans les pays nordiques et néerlandais (plus de 80%). Viennent ensuite comme organismes ESG favoris, les principes UN Global Compact et les PSI (Principles for Sustainable Insurance). Sur les 190 institutions analysées, 56 ne publient pas d’information ESG, 59 publient une information ESG partielle et 75 des informations ESG détaillées. Ces deux dernières catégories représentant 92% des actifs analysés. Indefi note également que le niveau de publication ESG varie significativement d’un pays à l’autre. Ainsi, les Pays-Bas sont champion toutes catégories avec 100% des institutions analysées qui publient des informations ESG. Les pays nordiques se placent en deuxième position (96%) et la France est sur le podium en troisième position (89%). Les deux dernières places sont occupées par les institutions italiennes (50%) et celles de la Belgique et du Luxembourg (38%).
Tikehau Capital et Bpifrance se sont associés afin d’investir 150 millions d’euros par augmentation de capital dans GreenYellow, filiale du groupe Casino spécialisée dans la fourniture de services énergétiques. Cet investissement permettra « d’accélérer la prochaine phase de croissance de Green Yellow en France et à l’international au travers de projets d’ores et déjà identifiés en faveur de la transition énergétique », expliquent les deux partenaires dans un communiqué. Cette opération doit également contribuer « à renforcer sa position de leader sur ses marchés cibles ». Tikehau Capital et Bpifrance détiendront ensemble près de 24% du capital de GreenYellow aux côtés du groupe Casino.Fondée en 2007 au sein du groupe Casino, la société GreenYellow propose des solutions dans le domaine de la transition énergétique. Engagée dans le développement de solutions B2B visant à réduire les dépenses énergétiques de ses clients, GreenYellow a développé plus de 150 projets photovoltaïques décentralisés générant environ 190 MWc et exploite plus de 1.500 contrats d’efficacité énergétique tant avec le groupe Casino qu’avec des clients tiers. GreenYellow compte plus de 260 collaborateurs et est aujourd’hui présent en France, en Amérique Latine, en Afrique et en Asie.
Panique à Wall Street! La correction que certains appelaient de leurs voeux est à l’oeuvre. Durant la semaine au mercredi 10 octobre, qui ne prend donc pas en compte le recul des Bourses mondiales de jeudi, les investisseurs ont vivement réagi au relèvement des taux américains et aux critiques du président Donald Trump contre cette politique et les fonds d’obligations en catégorie d’investissement (IG) ont subi des sorties record de 7,5 milliards de dollars, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global.Outre le mercredi noir à Wall Street, le bond des taux d’intérêt à long terme, les inquiétudes persistantes sur le conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis et une attitude plus prudente à quelques encablures de la publication des résultats trimestriels des entreprises, tout a contribué à pousser les investisseurs à prendre la tangente. Alors même que les analystes de BofA Merrill ont relevé un signal d’achat tout en remarquant que le point d’entrée de février 2016 n’a pas encore été atteint. Toutes catégories confondues, les fonds d’obligations ont ainsi enregistré des flux nets négatifs de 14 milliards de dollars, les plus importants depuis février 2018. A côté des fonds d’obligations IG, les fonds high yield ont terminé la semaine sur des sorties nettes de plus de 6 milliards de dollars, les plus élevées depuis février 2018. A la date de mercredi, les fonds d’actions, toutes zones géographiques confondues, ont enregistré des dégagements plutôt modestes de 1,4 milliard de dollars. Les fonds d’actions européennes ont poursuivi sur la lancée des semaines précédentes et affichaient des sorties nettes cumulées de 22,2 milliards de dollars sur les 31 dernières semaines. Les fonds d’actions japonaises ont bouclé la semaine sur des sorties nettes de 0,9 milliard de dollars tandis que les fonds d’actions émergentes enregistraient encore une fois des flux nets négatifs de 0,8 milliard de dollars.