L’Investment Association, l’association britannique de la gestion d’actifs, a annoncé que les femmes qu’elle employait étaient en moyenne moins bien payées à hauteur de 38,5 % par rapport aux hommes, rapporte Investment Week. Une loi introduite en avril 2017 oblige les entreprises britanniques de plus de 250 employés à publier leur « gender pay gap » chaque année. L’IA n’est pas soumise à cette loi, mais, en tant que représentante du secteur, elle pense qu’il est « juste de publier volontairement notre différentiel de rémunération hommes/femmes alors que plusieurs de nos membres doivent le faire ». Le « gender pay gap » dans le secteur des services financiers, dont la gestion d’actifs, est supérieur à celui des autres secteur au Royaume-Uni, à 25,9 %, contre une moyenne de 14,5 %, selon des données de Staffmetrix.
Mata Capital a annoncé l’acquisition, pour le compte d’un fonds sous gestion, d’un ensemble immobilier d’environ 35 000 m² situé dans la zone Massy-Atlantis auprès d’un fonds géré par UBS Immobilier (France). Suite à cet investissement réalisé dans le cadre de sa stratégie à création de valeur, Mata Capital, SGP créée en 2015, gère un encours de 450 millions d’euros au 1er Septembre 2018. Occupé par sept locataires, l’ensemble est composé d’un actif d’environ 25 000 m² exclusivement loué à Thalès SA, et d’un immeuble multilocataires de 10 000 m² accueillant notamment les sociétés Regus, Société Générale, et Universal.
BlackRock s’est associé avec un client américain, Wespath Benefits and Investments, pour étudier de nouvelles façons d’investir dans une économie bas carbone, rapporte le Financial Times. La société de gestion, qui affiche un encours de 6.300 milliards de dollars, et Wespath Benefits and Investments, qui gère 23 milliards de dollars pour le compte de l’Eglise méthodiste unie aux Etats-Unis, utilisera une stratégie d’investissement passive pour obtenir une exposition aux entreprises qui changent leur modèle d’affaires pour profiter de la tendance. BlackRock offre déjà un ETF bas carbone qui se focalise sur des entreprises avec une faible empreinte carbone. L’approche avec Wespath est plus futuriste et implique des investissements dans des entreprises qui font davantage en termes d’énergie bas carbone.
La société américaine de capital-investissement KKR a annoncé ce 11 octobre avoir bouclé l’acquisition, annoncée en juin dernier (NewsManagers du 12 juin), du groupe de services médicaux Envision Healthcare pour un montant d’environ 5,57 milliards de dollars (4,72 milliards d’euros). soit 46 dollars par action Envision. Cette opération représente 9,9 milliards de dollars, dette incluse. Envision, qui fournit des services aux hôpitaux, avait annoncé en novembre 2017 examiner des options stratégiques après des résultats décevants au troisième trimestre de son exercice. Le groupe basé à Nashville avait déjà cédé à KKR son pôle ambulances en août 2017 pour 2,4 milliards de dollars, cherchant ainsi à se recentrer sur les services médicaux après sa fusion avec son concurrent AmSurg l’année précédente.
La semaine a débuté avec l’annonce par Amundi, le géant européen de la gestion d’actifs, d’un plan à trois ans visant à intégrer des critères ESG (Environnement, social et gouvernance) dans toute sa gestion, du moins là où cela est « techniquement possible ». Sur le même thème, Scotia Global Asset Management a signé les Principes pour l’investissement responsable (PRI) tandis que l’assureur NN Group compte accélérer sa stratégie ESG et se délester de ses positions dans les sables bitumineux. Toujours en difficulté depuis la suspension d’un de ses gérants cet été, le suisse GAM serait en discussions avec de potentiels acquéreurs, selon des rumeurs de presse. Par ailleurs, le groupe Schroders, en passe de gagner un mandat de 109 milliards de livres auprès de Lloyds Banking Group, a confirmé des pourparlers avec ce dernier en vue de fusionner leurs activités de gestion de fortune Côté people, le PDG d’Aviva a surpris le marché en annonçant sa démission du groupe d’assurance britannique ; Tim Stevenson, gérant star de Janus Henderson, va bientôt prendre sa retraite. Il était entré chez Henderson en 1986. Enfin, en France, Dominique Dorlipo, qui avait lui 22 ans de services, va quitter la présidence de Russell Investments France.
Fidelity International a lancé ce 11 octobre son offre de gestion de fortune numérique en Allemagne, «Fidelity Wealth Expert». Cette nouvelle offre comprend du conseil numérique et un contact personnel avec des experts de Fidelity. Les clients reçoivent des recommandations pour un portefeuille individuel activement géré basé sur leur profil de risque et leurs objectifs financiers de long terme.Les portefeuilles sont gérés par Fidelity, plus précisément par l'équipe multi-asset basée à Londres qui gère environ 38 milliards d’euros. Pour la sélection des fonds, Fidelity se propose d’identifier au niveau mondial les stratégies d’investissement des meilleurs gestionnaires d’actifs pour les différents secteurs, régions et classes d’actifs. Les portefeuilles sont revus sur une base quotidienne et ajustés si nécessaire. Fidelity recommande un horizon d’investissement d’au moins dix ans.Le ticket d’entrée minimum a été fixé à 10.000 euros. Les frais comportent une composante forfaitaire sous la forme d’une commission de gestion annuelle de 0,55% et les coûts des fonds incluant les coûts administratifs des différents fonds en portefeuille, soit en moyenne entre 0,58% et 0,68% par an.
La production industrielle dans la zone euro a rebondi davantage que prévu en août, la progression enregistrée en Italie et aux Pays-Bas ayant compensé le ralentissement constaté en Allemagne. Selon les données publiées vendredi par Eurostat, l’agence européenne de la statistique, la production industrielle de la zone euro a augmenté de 1% sur un mois et de 0,9% sur un an en août.
L’inflation de base dans la zone euro s’accélérera progressivement au cours des années à venir, a déclaré vendredi Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), atténuant ainsi légèrement le ton de ses commentaires sur le sujet après avoir évoqué récemment une hausse «relativement vigoureuse».
Shurgard Self Storage, premier fournisseur en Europe de garde-meubles et d’espaces de stockage, a annoncé ce matin avoir retenu un prix de 23 euros pour son introduction en Bourse (IPO) prévue le 15 octobre à Bruxelles, ce qui correspond au bas de la fourchette de 23 à 28 euros fournie au début du mois. La filiale du fonds de placement immobilier américain Public Storage va vendre pour 575 millions d’euros de titres - incluant une option de surallocation de 75 millions d’euros - ce qui représente 28,1% de son capital. Le groupe, qui ajoute que le produit net de l’opération sera d’environ 550 millions d’euros, est ainsi valorisé à 2,05 milliards.
L’excédent commercial de la Chine avec les Etats-Unis s’est accentué en septembre pour atteindre un montant record, selon les données officielles publiées vendredi, qui montrent une accélération de la croissance des exportations chinoises malgré l’instauration de droits de douane avec Washington. Ces chiffres pourraient alimenter les tensions commerciales entre Pékin et Washington, qui se sont mutuellement imposés le mois dernier des droits de douane supplémentaires.
Le Canada n’a pas beaucoup d’espoir que les Etats-Unis suppriment d’ici peu les tarifs douaniers imposés sur les exportations de métal et d’aluminium, et le pays résiste aux pressions américaines quant à accepter des quotas stricts, selon deux sources proches citées hier par Reuters. L’administration américaine avait imposé ces taxes au Canada et au Mexique en juin, évoquant des raisons de sécurité nationale. Bien que ces deux pays aient accepté un accord commercial continental la semaine dernière, la situation reste bloquée. En mars, Donald Trump avait signé un accord avec Séoul pour mettre fin aux taxes douanières sur le métal, la Corée du Sud acceptant en retour de réduire ses exportations. En réplique, le Canada va imposer de nouveaux quotas et taxes sur les importations de sept catégories de métaux venant de tous les pays, a annoncé le gouvernement fédéral hier. Ces nouvelles mesures sont destinées à une éventuelle augmentation des importations. Une taxe de 25% entrera en vigueur à partir du 25 octobre.
Wendel a annoncé hier avoir finalisé la cession de sa participation dans Saham Group, transaction qui a généré pour la société d’investissement française un montant de liquidités net de 155 millions de dollars. «Wendel bénéficie également d’un droit à 13,3% des plus-values réalisées en cas de cession par Saham des autres activités du groupe (centres de relation client, immobilier, santé et éducation) pendant les 24 prochains mois, à des valorisations supérieures à certains seuils prédéfinis», a indiqué l’actionnaire professionnel dans un communiqué. Fondé en 1995, à Casablanca, le groupe Saham se définit comme «un acteur panafricain de référence dans les métiers de services essentiels à la personne».
Le gouvernement italien compte finaliser lundi prochain son projet de budget pour 2019, cinq jours avant la date butoir. Le gouvernement de coalition, constitué par le mouvement populiste M5S et la Ligue (extrême droite), s’est attiré les critiques sur son projet de déficit fixé à 2,4% en 2019, alors que le précédent gouvernement de centre gauche visait 0,8%. Le gouvernement a jusqu’au 20 octobre pour approuver son projet de budget et le soumettre au Parlement. Ce projet doit être soumis à la Commission européenne d’ici le 15 octobre. Le chef de file du mouvement populiste et vice-président du Conseil, Luigi Di Maio, a indiqué hier que le gouvernement allait renoncer à accorder de nouveaux abattements fiscaux pour les banques, et réduire de 500 millions d’euros les dépenses militaires. L’Italie doit «respecter les règles du club» de la zone euro en termes de discipline budgétaire, a insisté la directrice générale du FMI Christine Lagarde, en marge d’une réunion du FMI en Indonésie. «Quand les autorités italiennes soumettront véritablement leur budget, alors la Commission européenne et leurs partenaires pourront évaluer la distance entre la rhétorique et les chiffres réels».
Il n’y a aucun danger que l’Italie perde l’accès aux marchés ou soit dégradée en catégorie spéculative, a indiqué hier Klaus Regling, le patron du Mécanisme européen de stabilité (MES), en marge des assemblées générales annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. «Il n’y a aucun danger dans l’immédiat que l’Italie n’ait plus accès aux marchés, il n’y a aucun danger dans l’immédiat qu’elle soit déclassée au-dessous de la catégorie d’investissement; elle est encore deux crans au-dessus», a-t-il dit. Et d’ajouter que «malgré une dette lourde, le déficit budgétaire n’a jamais été excessivement élevé et l’excédent primaire est ample ; l’Italie a un excédent courant et l'épargne des ménages est très solide».
Sumitomo Mitsui devrait devenir la première banque japonaise émettrice de covered bonds (obligations sécurisées) eu Europe. La deuxième banque japonaise prévoit un programme de 20 milliards d’euros, selon un document déposé hier auprès de la Bourse de Luxembourg. Les titres, adossés sur des prêts hypothécaires, pourraient être notés AAA. La première émission benchmark pourrait avoir lieu fin octobre ou début novembre, selon des sources citées par Bloomberg. Le programme vise à étendre la base d’investisseurs de Sumitomo Mitsui et de lui offrir des ressources à bas prix pour son expansion internationale.
Les minutes de sa dernière réunion révèlent des doutes sur le maintien de l'écart important entre le niveau de l'inflation sous-jacente et les prévisions de la BCE.
Le rapport du Trésor américain attendu d'ici la fin du mois pourrait désigner à nouveau Pékin comme manipulateur de change après la chute du yuan de 10% depuis février.
Du changement à la tête d’Audiens. Dans un jeu de chaises musicales, Odile Tessier, ancienne directrice générale adjointe en charge du pôle économique d’Audiens a été promue au poste de directrice générale de l’institution de protection sociale. Elle remplace à ce poste Patrick Bézier, qui accompagnera la gouvernance du groupe pendant une période de transition de 2 ans. Par ailleurs, il assure la présidence d’Audiens Care, une institution destinée à développer les nouvelles activités médicales d’Audiens. Cette ambition majeure pour le groupe se concrétisera par l’ouverture du Pôle Santé Bergère au second semestre 2019, situé dans le 9ème arrondissement de Paris. Dédié aux professionnels de la culture, ouvert à tous les Franciliens, il sera équipé d’un matériel de haute technologie, en imagerie médicale notamment... Et comptera une soixantaine de chirurgiens-dentistes et de médecins. Diplômée d’HEC, Odile Tessier a commencé sa carrière au sein du groupe Banque Populaire avant de rejoindre le GRISS (Groupement des institutions sociales du spectacle) en 1994. En charge des questions économiques et financières à Audiens, elle avait nommée directeur général adjoint en 2013. Patrick Bézier occupait les fonctions de directeur général d’Audiens depuis 2003. Ce diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques du Service Public était auparavant directeur des relations humaines de la chaîne «La cinq». Entre 1980 et 1991, il a occupé les fonctions de chargé de la réglementation des personnels à Radio France puis directeur administratif et directeur des ressources humaines de Radio Monte-Carlo. AB.
Le gouvernement italien compte finaliser lundi prochain son projet de budget pour 2019, soit cinq jours avant la date butoir, a annoncé aujourd’hui un parlementaire de haut rang du Mouvement 5 étoiles (M5S). «L’intention du gouvernement est de présenter (le projet) en conseil des ministres lundi. C’est à mes yeux un signal envoyé à l’Europe», a déclaré Stefano Patuanelli, chef du groupe parlementaire du M5S au Sénat.
Le répit offert par une inflation américaine moins forte que prévu aura été de courte durée. Les marchés actions mondiaux poursuivaient jeudi après-midi la correction entamée depuis le début du mois. Le S&P 500, qui avait ouvert en baisse limitée de 0,3% à Wall Street, à 2.778 points, après avoir plongé de 3,3% la veille, abandonnait 1,4% vers 17h30, pour une sixième séance de repli consécutive. En Europe, les principaux indices sont eux aussi nettement dans le rouge: l’Euro Stoxx reculait de 1,8%.
En septembre, les fonds commercialisés en Suède ont accusé dans leur ensemble des rachats nets de 3 milliards de couronnes suédoises ou 287 millions d’euros après avoir drainé 4,5 milliards en août, montrent les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. La décollecte est principalement tirée par les fonds actions, qui ont vu sortir 2,7 milliards de couronnes. Toutes les autres catégories de fonds enregistrent des collectes ou décollectes proches de zéro. Depuis le début de l’année, les fonds suédois enregistrent néanmoins une collecte nette de 39 milliards de couronnes, dont 14,9 milliards pour les fonds diversifiés et 6,2 milliards pour les fonds actions.En septembre, les encours des fonds vendus en Suède ont légèrement reculé pour revenir à 4.405 milliards de couronnes suédoises ou 421 milliards d’euros, dont 59 % placés en fonds actions.
La firme américaine de capital-investissement KKR, associée au gestionnaire immobilier coréen IGIS Asset Management, a annoncé avoir investi aux côtés du fonds de pension sud-coréen National Pension Service (NPS) en vue de l’acquisition d’un projet immobilier à usage mixte dans le quartier des affaires de Gangnam à Séoul. Le projet, qui doit être acquis auprès d’un consortium dirigé par la société d’ingénierie Daor E&C, devrait coûter environ 1,9 milliard de dollars au total. Les autres détails de l’opération n’ont pas été dévoilés.Actuellement en construction, l’immeuble comprendra des bureaux, des espaces de commerce et un hôtel cinq étoiles d’une superficie de 239 188 m² et d’une surface locative nette de 121 707 m². Un contrat de bail de 20 ans pour l’hôtel de 263 chambres a été signé avec Shinsegae Chosun, un opérateur hôtelier local.
La société de gestion ImoCom Partners, spécialiste des parcs d’activités commerciales (« retail park »), a annoncé, ce 10 octobre, l’acquisition auprès de Compagnie Lebon, à travers sa filiale immobilière Paluel-Marmont Valorisation, du retail park « Orchidée » situé à Orchies dans la région de Lille. Cet investissement a été réalisé à travers le fonds Imocom Invest 3.Acquis pour un montant de 23 millions d’euros, le retail park « Orchidée » dispose d’une superficie de 15 000 m² et a été développé par Paluel-Marmont Valorisation entre 2008 et 2015. Ce parc d’activités compte 42 surfaces commerciales et dispose d’un parking gratuit de plus de 600 places. « ImoCom Partners renforcera l’attractivité de ce retail park en construisant 4 000 m² supplémentaires sur le foncier attenant », indique la société de gestion dans un communiqué.Cette opération représente la cinquième acquisition du fonds ImocomInvest 3, portant désormais à 153 millions d’euros les investissements pour ce fonds. A ce jour, ImoCom Partners dispose d’un portefeuille de 23 actifs répartis dans toute la France.
L’avenir s’annonce radieux pour les acteurs français du capital-investissement. Au cours du premier semestre 2018, le secteur a en effet réussi à lever 6,6 milliards d’euros, après 8,1 milliards d’euros au premier semestre 2017, selon des chiffres publiés hier par France Invest et Grant Thornton. « Il s’agit d’un niveau élevé alors que la suppression de l’ISF PME, qui avait permis de lever 383 millions d’euros au premier semestre 2017, a amputé une partie de la collecte », a commenté France Invest dans un communiqué.Au cours des six premiers mois de 2018, cette levée de capitaux a fortement progressé auprès des caisses de retraits et fonds de pension (+53% sur un) notamment étrangers, et des fonds souverains (+75% par rapport au premier semestre 2017) notamment asiatiques. Autre motif de satisfaction : les investisseurs étrangers représentent 50% de cette collecte, ce qui est « un signal positif de l’attractivité du capital-investissement français », selon France Invest.Durant ce premier semestre 2018, les acteurs du private equity ont investi 6,1 milliards d’euros dans 1.116 start-up, PME et ETI, contre 6,4 milliards d’euros au premier semestre 2017. 19% de ces investissements ont été réalisés hors de France, « soit 2,6 fois plus qu’au premier semestre 2017 », note France Invest. L’association évoque, par ailleurs, une forte progression des investissements dans le capital-innovation (+42% sur un an à 809 millions d’euros), notamment pour des tickets unitaires compris entre 5 et 30 millions d’euros.Enfin, la liquidité du non coté se confirme. Au cours du premier semestre 2018, 814 entreprises ont en effet été cédées, partiellement ou totalement.
La fondation Genève Place Financière a indiqué, mercredi 9 octobre, que le secteur bancaire contribuait à hauteur de 12% au produit intérieur brut du canton de Genève, ajoutant que les intermédiaires financiers se montraient confiants pour 2018 et 2019.L’institution souhaite établir un partenariat entre le privé et les autorités publiques suisses à tous niveaux pour faire aboutir la réforme de la fiscalité des personnes morales et maintenir une fiscalité raisonnable pour les personnes physiques.La fondation note que durant la crise financière, lesrelations ont parfois été tendues entre l’industrie financière et les pouvoirs publics. «Le changement de paradigme institué notamment par l’adoption par la Suisse de l’échange automatique d’informations a débouché sur une ère nouvelle, celle d’un partenariat public-privé apaisé,» indique-t-elle. La fiscalité des personnes morales et physiques représente un véritable défi pour Genève selon la fondation."D’une part, sur le plan de la fiscalité des personnes morales, Genève ne peut se permettre un échec de la réforme « PF 17 » si elle entend rester compétitive face à ses voisins qui, à l’instar du Canton de Vaud, ont déjà adopté des mesures. D’autre part, le bouclier fiscal est un outil indispensable pour garder à Genève des contribuables qui ont rapporté près de 400 millions de francs suisses au canton en 2016. Sur ces deux sujets, la Place financière en appelle au monde politique pour qu’il fasse preuve de pragmatisme,» argue la fondation dans un communiqué.Selon les données rapportées par la fondation Genève Place Financière, le secteur financier genevois recense actuellement 35 600 collaborateurs et la plupart des établissements bancaires prévoient d’augmenter leurs effectifs.
D’une poignée il y a encore quelques années, les entreprises liées à la blockchain sont désormais plus de 600 en Suisse et au Liechtenstein, rapporte le quotidien suisse Le Temps. C’est presque deux fois plus qu’en 2017. Constatant cette évolution rapide, la société d’investissement zougoise CV VC a listé, avec l’aide des cabinets de consultants PwC Strategy& et Inacta les cinquante plus importantes dans un rapport publié ce 10 octobre et intitulé The Crypto Valley’s Top 50.Ces cinquante sociétés atteignent ensemble une valorisation de 44 milliards de dollars. Ce chiffre est une estimation, car les données précises ne sont pas toujours publiées. Parmi elles, cinq sont des «licornes» – les start-up qui valent plus d’un milliard – qui ont soit été lancées à Zoug, soit y ont établi des bureaux ou leur fondation. Il s’agit des blockchains concurrentes du bitcoin Ethereum et Cardano, la plateforme Xapo (Hongkong), le fournisseur de cloud décentralisé Dfinity (Suisse) et du mineur de cryptomonnaie Bitmain (Chine).Les entreprises du «top 50» sont des spécialistes du conseil, des cabinets d’avocats, des institutions académiques, des organisations travaillant directement sur une blockchain. Il existe des sous-branches, allant de la HealthTech (technologie de la santé) à l’analyse des données en passant par l’e-gouvernement ou l’investissement. Principalement basées autour de Zoug et Zurich, certaines de ces sociétés se trouvent aussi en Suisse romande. Elles emploient 443 personnes dans l’ensemble du pays, souvent bien davantage à l’étranger. Au total, plus de 3000 personnes travaillent en Suisse et au Liechtenstein dans des activités directement ou indirectement liées à la blockchain.