D’une poignée il y a encore quelques années, les entreprises liées à la blockchain sont désormais plus de 600 en Suisse et au Liechtenstein, rapporte le quotidien suisse Le Temps. C’est presque deux fois plus qu’en 2017. Constatant cette évolution rapide, la société d’investissement zougoise CV VC a listé, avec l’aide des cabinets de consultants PwC Strategy& et Inacta les cinquante plus importantes dans un rapport publié ce 10 octobre et intitulé The Crypto Valley’s Top 50.Ces cinquante sociétés atteignent ensemble une valorisation de 44 milliards de dollars. Ce chiffre est une estimation, car les données précises ne sont pas toujours publiées. Parmi elles, cinq sont des «licornes» – les start-up qui valent plus d’un milliard – qui ont soit été lancées à Zoug, soit y ont établi des bureaux ou leur fondation. Il s’agit des blockchains concurrentes du bitcoin Ethereum et Cardano, la plateforme Xapo (Hongkong), le fournisseur de cloud décentralisé Dfinity (Suisse) et du mineur de cryptomonnaie Bitmain (Chine).Les entreprises du «top 50» sont des spécialistes du conseil, des cabinets d’avocats, des institutions académiques, des organisations travaillant directement sur une blockchain. Il existe des sous-branches, allant de la HealthTech (technologie de la santé) à l’analyse des données en passant par l’e-gouvernement ou l’investissement. Principalement basées autour de Zoug et Zurich, certaines de ces sociétés se trouvent aussi en Suisse romande. Elles emploient 443 personnes dans l’ensemble du pays, souvent bien davantage à l’étranger. Au total, plus de 3000 personnes travaillent en Suisse et au Liechtenstein dans des activités directement ou indirectement liées à la blockchain.
Dans les cinq prochaines années, le groupe Allianz veut encore investir 40 milliards d’euros dans l’immobilier et le crédit immobilier, rapporte l’agence Reuters. «L’intérêt d’Allianz dans l’immobilier en tant que classe d’actifs est intact», a déclaré ce 10 octobre François Trausch, patron d’Allianz Real Estate, à l’occasion du salon Expo Real à Munich. «La création de notre fonds de financement immobilier va nous aider à porter notre patrimoine géré à 100 milliards d’euros dans les cinq prochaines années», a déclaré le responsable.A fin juin, le portefeuille immobilier de l’assureur allemand s’inscrivait à 60,1 milliards d’euros, en progression de 3,7 milliards d’euros par rapport à fin 2017. Allianz donne la priorité à l’immobilier de bureaux européen mais dernièrement, le groupe a également développé ses activités de financement immobilier qui appartiennent à des tiers. Dans ce domaine, l’activité a progressé de 40% depuis le début 2017 à 17,6 milliards d’euros. A compter de 2019, les investisseurs en dehors du groupe Allianz pourront aussi participer au fonds de financement immobilier, a indiqué François Trausch.
Foncière Inea, spécialiste de l’immobilier de bureaux neufs en régions, a enregistré une hausse de 13,3% de son chiffre d’affaires sur les neuf premiers mois de l’année à 28,1 millions d’euros (+2,1% à périmètre constant). Sur le seul troisième trimestre, les ventes progressent de 23,1% à 10 millions. La foncière bénéficie du plein apport de quatre immeubles livrés au dernier trimestre 2017 représentant 38 millions d’euros d’investissement et de l’entrée en exploitation de cinq nouveaux immeubles au cours de cette année, portant sur près de 46 millions.
Il n’y a aucun danger que l’Italie perde l’accès aux marchés ou soit dégradée en catégorie spéculative, a indiqué ce matin Klaus Regling, le patron du Mécanisme européen de stabilité (MES), en marge des assemblées générales annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. «Il n’y a aucun danger dans l’immédiat que l’Italie n’ait plus accès aux marchés, il n’y a aucun danger dans l’immédiat qu’elle soit déclassée au-dessous de la catégorie d’investissement; elle est encore deux crans au-dessus», a-t-il dit, lorsqu’on lui a demandé ce qui se passerait si l’Italie n’avait plus accès aux marchés, comme ce fut le cas de la Grèce en 2010. Et d’ajouter que «malgré une dette lourde, le déficit budgétaire n’a jamais été excessivement élevé et l’excédent primaire est ample ; l’Italie a un excédent courant et l'épargne des ménages est très solide. Enfin, une bonne partie des emprunts d’Etat italiens sont entre les mains locales». L’Italie, dont la dette atteint 133% du PIB, vise un déficit budgétaire de 2,4% du PIB en 2019, de 2,1% en 2020 et de 1,8% en 2021.
Le prix indicatif de l’émission en dollar préparée par l’Etat chinois a été fixé ce matin à 65 points de base (pb) de spreads au-dessus du taux de référence des Treasuries américains pour la ligne de maturité 10 ans, à 50 pb sur celle à 5 ans, et à 90 pb pour celle à 30 ans, selon les sources de marché. Cette émission à trois tranches a déjà récolté un carnet d’ordres supérieur à 10 milliards de dollars, largement suffisant au pays pour lever son objectif de 3 milliards avec l’aide des 12 banques mandatées pour l’opération, dont Bank of China, China Construction Bank, Deutsche Bank, Goldman Sachs, ainsi que JPMorgan, Mizuho Securities, Standard Chartered, HSBC et CA CIB.
L’Italie, en tant que membre de la zone euro, doit «respecter les règles du club» en termes de discipline budgétaire, a insisté ce matin la directrice générale du FMI Christine Lagarde en marge d’une réunion du Fonds monétaire international (FMI) sur l'île indonésienne de Bali. La coalition populiste au pouvoir en Italie vise un déficit à 2,4% du PIB l’an prochain et prévoit de le ramener à 2,1% en 2020 et 1,8%. Le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini a prévenu en début de semaine que son gouvernement populiste ne ferait pas marche arrière sur son projet de budget.
Sumitomo Mitsui devrait devenir la première banque japonaise émettrice de covered bonds (obligations sécurisées) eu Europe. La deuxième banque japonaise prévoit un programme de 20 milliards d’euros, selon un document déposé ce jeudi auprès de la Bourse de Luxembourg. Les titres, adossées sur des prêts hypothécaires, pourraient être notés AAA. La première émission benchmark pourrait avoir lieu fin octobre ou début novembre, selon des sources citées par Bloomberg. Le programme vise à étendre la base d’investisseurs de Sumitomo Mitsui et de lui offrir des ressources à bas prix pour son expansion internationale.
Archos, le fabricant français de matériel électronique fondé en 1988 et qui s'était fait connaître dans les années 2000 pour ses tablettes et ses smartphones à prix accessible, a annoncé une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription (DPS) de 4 à 4,7 millions d’euros. Le chinois Joyar (également appelé Joyan Hong Kong Group) y souscrira à hauteur d’un million d’actions, sur un total compris entre 10,2 et 11,7 millions de titres qui seront émis (en fonction de l’exercice de la clause d’extension) au prix unitaire de 0,40 euro. Cela représente une décote de 32,2% par rapport au cours de clôture d’Archos le 9 octobre, pour une valeur nominale de 0,50 euro. L’engagement de souscription s’effectue par compensation de tout ou partie de la créance détenue à l’encontre d’Archos (soit 515.035 euros).
Le mouvement de vente des actions européennes se poursuit jeudi en Europe, dans le sillage des replis accusés à Wall Street et en Asie pendant la nuit, les inquiétudes des investisseurs se concentrant sur le ralentissement de la croissance mondiale, la hausse des rendements obligataires et l’intensification des tensions commerciales. A la mi-séance, l’indice paneuropéen Stoxx Europe 600 perd 1,93%, tandis qu'à Paris, le CAC 40 abandonne encore 1,65% après un repli de 2,1% mercredi. Le DAX 30 cède 1,54% et le FTSE 100 recule de 1,87%.
L'Italie a concédé un rendement de 0,95% hier pour placer 6 milliards d'euros de titres à 12 mois, alors qu'elle se finançait à un taux négatif de -0,4% en début d'année.
Les ministres de l’Environnement de l’Union européenne, réunis à Luxembourg, ont convenu avant-hier de fixer comme objectif une réduction de 35% des émissions de CO2 des voitures et utilitaires d’ici à 2030. L’Allemagne, place forte de l’industrie automobile, a prévenu ses partenaires que des objectifs trop ambitieux nuiraient aux constructeurs européens et à l’emploi. Partagés entre leur volonté de réduire la pollution et de préserver la compétitivité du secteur automobile, les ministres de l’Environnement de l’UE ont échangé pendant plus de 13 heures, pour parvenir à un accord peu avant minuit. Le texte final doit désormais être discuté avec les membres du Parlement européen, favorables à un objectif plus ambitieux (-40%), et la Commission européenne, qui a proposé un seuil plus bas (-30%).
La croissance économique du Royaume-Uni a accéléré au cours de l'été, soutenue par une augmentation des ventes de détail et de la construction de logements grâce à des conditions météorologiques plus favorables que la normale. L’Office national de la statistique (ONS) a annoncé hier que le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni avait crû de 0,7% au cours du trimestre terminé en août par rapport aux trois mois précédents, soit une croissance de 2,8% sur une base annualisée. L’ONS a aussi relevé son estimation de croissance pour le trimestre terminé en juillet de 0,6% à 0,7%, l'économie ayant connu son rythme de croissance le plus soutenu depuis février 2017. Des signes indiquent toutefois que l'économie était en perte de vitesse vers la fin du trimestre clos en août, le PIB britannique étant ressorti inchangé en août par rapport à juillet.
Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a annulé sa participation aux réunions du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale à Bali (Indonésie) en raison de l’imminence du remaniement du gouvernement, qui a finalement été reporté, rapporte Reuters. Il devait à l’origine s’envoler avant-hier soir pour l’Indonésie mais il a choisi de participer au conseil des ministres d’hier, ce qui le ferait arriver trop tard aux réunions les plus importantes programmées à Bali, comme celle des ministres des Finances du G7. En l’absence de Bruno Le Maire, la France est représentée à Bali par la directrice générale du Trésor, Odile Renaud-Basso, et le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau.
Un accord sur le Brexit n’a jamais été aussi proche, selon Michel Barnier, à l’approche du Conseil européen des 17 et 18 octobre. Le négociateur en chef de l’Union européenne pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE a informé hier à Bruxelles le collège des commissaires européens de l'état des négociations, qui sont entrées dans une phase décisive. A la suite de la déclaration de Michel Barnier, la livre est montée à 1,3210 dollar, un plus haut depuis 3 mois et demi. Les dernières négociations portent toujours sur la frontière Irlandaise. «L’UE et le Royaume-Uni excluent tous deux l’existence d’une frontière physique avec l'île d’Irlande, de sorte que ce qui arrivera en Irlande du Nord arrivera également dans le marché unique européen. Il y aura des procédures administratives qui n’existent pas encore pour les marchandises en provenance du reste du Royaume-Uni qui arrivent en Irlande du Nord», a expliqué Michel Barnier.
L’homme d’affaires américain Michael Bloomberg, 76 ans, a rejoint hier les rangs du Parti démocrate, qu’il avait quitté pour briguer avec succès la mairie de New York en 2001 sous l'étiquette républicaine, avant de devenir indépendant en 2007. Il explique cette décision, annoncée à moins d’un mois des élections de mi-mandat, par les risques de crise constitutionnelle portés selon lui par la présidence de Donald Trump. Michael Bloomberg, qui a effectué trois mandats comme maire de New York, de 2002 à 2013, a envisagé de se présenter comme candidat à la présidence par le passé en tant qu’indépendant, mais n’a jamais franchi le pas. Il a versé 100 millions de dollars pour aider les candidats démocrates en lice aux élections de mi-mandat du 6 novembre.
Les partenaires sociaux ont plutôt bien accueilli ces premières annonces, en attendant des arbitrages chiffrés sur les modalités concrètes de la réforme.
Les autorités chinoises envisagent d'accroître le nombre d’établissements du pays considérés comme étant d’importance systémique (SIFI), actuellement limité à cinq.
La plate-forme chinoise de location de logements entre particuliers Xiaozhu.com a annoncé hier avoir levé près de 300 millions de dollars (261 millions d’euros) lors d’un tour de table mené par le fonds de Jack Ma, Yunfeng Capital. Confrontée à la vive concurrence d’Airbnb et de sa compatriote Tujia.com, Xiaozhu n’a pas précisé la valorisation que lui donne cette opération. Elle avait dit en novembre valoir plus d’un milliard de dollars lors d’une précédente levée de fonds de 120 millions de dollars, déjà menée par Yunfeng Capital.
La Réserve fédérale américaine pourrait marquer une pause après avoir porté les taux d’intérêt à environ 3%, du moment que l’inflation reste autour de 2% et que l'économie va bien, a déclaré hier Charles Evans, président de la Fed de Chicago, à la presse à Flint (Michigan). Il a indiqué qu’il voyait le taux neutre théorique, qui ne freine ni ne stimule la croissance économique, à partir de 2,75%. «Donc quelque chose d’un peu supérieur à cela serait légèrement restrictif» et permettrait au taux de chômage de remonter progressivement à un niveau plus viable à long terme. Il a également déclaré que l'économie américaine se portait «extrêmement bien» avec une croissance attendue à 3,2% cette année et 2,5% l’an prochain, ce qui fera encore baisser le chômage.
Réformes. Le résultat est au-delà des attentes pour le candidat d’extrême droite. Jair Bolsonaro, candidat du Parti social libéral, a obtenu 46,2 % des suffrages lors du premier tour l’élection présidentielle au Brésil. Il affrontera Fernando Haddad au second tour, le candidat du Parti des Travailleurs, qui a obtenu 29,1 % des voix, victime d’un vote de rejet après treize ans au pouvoir émaillés d’affaires de corruption. Le retard est tel qu’il lui sera difficile de rattraper l’ancien militaire adepte du président américain Donald Trump. Les marchés financiers ont fait leur choix. La Bourse de Rio, qui a bondi de 15 % depuis mi-septembre, a poursuivi sa marche en avant progressant de près de 5 % au lendemain du premier tour. Le real brésilien s’est apprécié de 12 % sur la période. « Ce résultat indique clairement dans quelle direction le vent va souffler au Brésil au niveau politique », souligne Edwin Gutierrez, responsable dette souveraine des marchés émergents chez Aberdeen Standard Investments. L’engagement du candidat d’extrême droite de s’attaquer au déficit public (7 % du PIB) et d’éviter un emballement de la dette (plus de 80 % du PIB) rassure. « L’équipe économique de Bolsonaro est menée par Paulo Guedes, un économiste de l’école de Chicago, qui veut redresser les comptes publics à travers un vaste programme de privatisation et de réforme du système de retraite, de quoi alimenter un peu plus l’euphorie des marchés », explique Irina Topa-Serry, économiste marchés émergents chez Axa IM. L’économiste juge que la tâche pourrait s’avérer difficle si le Congrès, qui sortira de ces élections, reste fractionné. Réponse au second tour, le 28 octobre.
La réforme des retraites voulue par le gouvernement pourrait rapidement tourner au casse-tête chinois tant le rapprochement des 42 régimes, publics et privés, s’avère compliqué à mettre en œuvre. Parmi les mille et une questions posées, un point clé est en suspens : quel avenir pour les réserves financières constituées par certaines caisses (Agirc-Arrco, CNAVPL, RCI…) ? Certains redoutent déjà une possible « spoliation ». Une enquête d'Instit Invest.
Philippe Desfossés quittera officiellement ses fonctions de directeur de l’Erafp le 1er décembre après dix années passées au sein l’Établissement de retraite additionnelle de la fonction publique, qui gère près de 30 milliards d’euros par capitalisation avec une approche 100% ISR. Son départ avait été annoncé au cours d’un conseil d’administration le 28 juin dernier. Son successeur doit être nommé par arrêté conjoint du ministre chargé de la fonction publique, du ministre chargé du budget et du ministre chargé de la sécurité sociale. Mais le prochain remaniement ministériel complique encore la donne. Le prochain directeur de l’Erafp devrait être également choisi au regard de la future réforme des retraites, devant fondre toutes les régimes de retraites en un seul système universel. TV
Un accord sur le Brexit n’a jamais été aussi proche, à en croire les dernières déclarations de Michel Barnier, à l’approche du Conseil européen des 17 et 18 octobre. Le négociateur en chef de l’Union européenne pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE a informé à Bruxelles le collège des commissaires européens de l'état des négociations, qui sont entrées dans une phase décisive. Selon lui, 80% à 85% de l’accord est déjà conclu.
L’homme d’affaires américain Michael Bloomberg a rejoint ce mercredi les rangs du Parti démocrate, qu’il avait quitté pour briguer avec succès la mairie de New York en 2001 sous l'étiquette républicaine, avant de devenir indépendant en 2007. Agé de 76 ans, Michael Bloomberg explique cette décision, annoncée à moins d’un mois des élections de mi-mandat, par les risques de crise constitutionnelle portés selon lui par la présidence de Donald Trump.
L’industrie du capital-investissement est en haut de cycle. Dix ans après la crise, les prix d’acquisition des fonds ont franchi un nouveau pic en Europe, écrit le quotidien Les Echos. Depuis près de deux ans, les prix d’acquisition des fonds dans l’Union européenne (UE) pointent à leur plus haut historique depuis 2000 : 10,2 fois le résultat brut d’exploitation (Ebitda) des sociétés. Et les fonds ont encore les poches pleines. Leur « poudre sèche », l’argent disponible pour investir, a franchi un nouveau pic cette année, à 192 milliards de dollars, alors que les opportunités se raréfient. Trois acteurs européens figurent même au Top 10 mondial des gérants ayant le plus de cash à déployer : EQT (19,7 milliards de dollars), Ardian (17,8) et CVC (16,6). Cet emballement risque de se poursuivre sous la pression de nouveaux concurrents séduits par les promesses de rendement à deux chiffres du non-coté : les family offices, les fonds souverains, les fonds de pension et les fonds d’infrastructures. Des investisseurs prêts à payer plus cher, car leurs attentes de retour, à plus long terme, sont moins élevées que les 15 à 20 % des fonds de LBO.
Depuis début janvier, 174 sociétés dans le monde ont fait l’objet d’une attaque de la part d’activistes, selon une étude menée par Lazard reprise par Les Echos. Sur la totalité de l’exercice 2017, elles étaient 169. Les activistes n’ont jamais été aussi nombreux à mettre la pression sur les entreprises. Ils étaient 130 à fin septembre, contre 109 sur l’exercice 2017, une année déjà record. Le troisième trimestre marque néanmoins un recul d’activité. 45 campagnes ont été lancées par des fonds, contre 70 environ au cours de chacun des deux trimestres précédents.Les capitaux employés pour construire de nouvelles positions depuis janvier ont atteint 53,8 milliards de dollars. Cela pourrait constituer un record si l’activité continue sur la même tendance au cours du dernier trimestre. En 2017, ce sont 62,1 milliards qui avaient été dépensés.Fait nouveau de 2018, les activistes obtiennent plus souvent gain de cause dans leurs revendications que par le passé. Depuis janvier, selon Lazard, ils ont réussi à nommer 130 représentants dans les conseils d’administration, soit 57 % de plus que sur la même période 2017, et 30 % de plus que sur l’année 2017 dans sa totalité.
Handelsbanken Fonder, la société de gestion de la banque suédoise Handelsbanken, a vendu les actions de sociétés de paris et de casinos pour plus de 1,2 milliard de couronnes suédoises ces trois derniers mois et est quasiment sorti du secteur, rapporte le site du journal suédois Dagens Industri (di.se). La société de gestion justifie son choix par le fait que ces sociétés ont un effet négatif sur l’ensemble de la société et que les abus ou addictions sont un coût pour la société.