Les créanciers de Rallye seront fixés sur leur sort demain
Le verdict est proche. Le tribunal de commerce de Paris doit rendre son jugement sur le plan de sortie de sauvegarde de Rallye demain, a appris L’Agefi de plusieurs sources proches du dossier.
Rallye ne fait aucun commentaire.
Sauf coup de théâtre, le projet de plan dévoilé mi-décembre 2019 par la holding de tête de Casino devrait être approuvé, sachant que Hélène Bourbouloux et Frédéric Abitbol, les administrateurs judiciaires en charge du dossier, et les mandataires judiciaires qui représentent les créanciers avaient donné un avis favorable.
Ce plan prévoit le remboursement sur plusieurs années des 3,29 milliards d’euros de dette portés par Rallye et ses sociétés de tête, Foncière Euris, Finatis et Euris.
Les banques de Rallye, qui détenaient des créances sécurisées par des actions Casino, pourront être remboursées à hauteur de 85% au bout de trois ans si elles acceptent la proposition. Celles qui refusent seront remboursées sur 10 ans. Ces remboursements seront financés grâce aux dividendes versés par Casino, par des cessions d’actifs et d'éventuels nouveaux financements.
Pour les créanciers non sécurisés, principalement les obligataires, ils seront remboursés sur 10 ans, avec le paiement de 65% de leur créance lors de la dernière année. Ils pourraient bénéficier d’un traitement plus favorable si Rallye parvient à lever de nouveaux financements dans les prochaines années. Pour cela, la holding pourrait mettre en place des nantissements dits de second rang avec les actions Casino libérées par les banques créancières.
Plus d'articles du même thème
-
Le fonds de pension de BT perd 300 millions de livres dans Thames Water
Le BT Pension Scheme, régime de retraite britannique à prestations définies en phase d'extinction avec 31 milliards de livres d'actifs sous gestion, a confirmé le 22 juin une perte liée à son investissement dans le gestionnaire de réseaux d'eau en difficulté. -
Les reconversions de sites industriels se multiplient outre-Rhin
Le grand Monopoly des usines. Sous l’impulsion du gouvernement allemand, les besoins grandissants du secteur de la défense permettent de limiter les destructions d’emplois émanant d’autres secteurs comme l’industrie automobile. Des groupes français y participent. Plutôt côté vendeurs. -
Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
En quête d’une solution de refinancement depuis plusieurs mois, l’enseigne d’ameublement bascule sur un scénario de restructuration de son bilan. A la clé, une dilution massive des actionnaires actuels.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
Contenu de nos partenaires
-
Italie, Allemagne et Portugal : comment se débrouillent nos voisins face à la dette ?
Alors que la dette de la France atteint des sommets, la Cour des comptes a consacré un chapitre de son dernier rapport à la manière dont l'Italie, le Portugal et l'Allemagne ont récemment consolidé leurs finances publiques -
InsoucianceComment le piège de la dette se referme sur la France
Le risque de l'étouffement par surendettement menace désormais le pays. En quelques années, le discours des économistes s'est radicalement retourné sous l'effet de la remontée en flèche des taux d'intérêt. Trop tard ? -
Nouvelle réalitéLes pays du Golfe tentent l'apaisement avec Téhéran
L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis ou encore le Qatar multiplient les initiatives pour restaurer les liens avec leur rival iranien