L’Institut Messine promeut une documentation de référence en ligne
Alors que tout le monde s’accorde sur la nécessité de donner plus de clarté à l’information financière, devenue souvent illisible avec la multiplication des exigences règlementaires, une nouvelle initiative voit le jour. L’Institut Messine dévoile ce matin ses propositions. Le think tank propose d’abandonner le document de référence actuel et de mettre en place une «documentation de référence» en ligne, qui permettrait de donner un accès direct à l’information, de lui redonner du sens et de faire un lien entre informations permanente et périodique.
«L’objectif est de rendre cette documentation accessible pour tous les types de lecteurs, de manière réactive en étant dégagé du format annuel, explique Hervé Philippe, directeur financier de Vivendi, et président du groupe de travail à l’origine de ce rapport. Il sera essentiel que la date de mise à jour apparaisse clairement sur le site de l’émetteur».
Le think tank propose aussi de substituer au rapport de gestion un «avant-propos stratégique», donnant la vision du management. «Il correspond au message du président qui a disparu progressivement des rapports annuels ces dernières années», ajoute Hervé Philippe. Cet avant-propos se concentrerait sur des thématiques recommandées par le régulateur (indicateurs clés, objectifs, stratégie, risques…). Si ce document pourrait s’inspirer de l’integrated reporting obligatoire au Royaume-Uni depuis 2013, l’Institut Messine ne souhaite pas l’imposer comme standard. En revanche, il propose de supprimer du Code de commerce l’obligation du rapport de gestion.
«Ces propositions vont permettre d’ouvrir des discussions avec le régulateur, qui pourrait organiser un groupe de travail pour étudier la faisabilité juridique de nos propositions et le calendrier de mise en place», poursuit Hervé Philippe.
L’excès d’information est un mal français. Les rapports annuels des grands émetteurs atteignent en moyenne plus de 300 pages, soit le double du volume des rapports anglais, canadiens ou américains. S’il semble difficile de réduire le volume de l’information financière des sociétés cotées, l’Institut Messine invite d’abord les autorités publiques et professionnelles (IASB, ANC, AMF etc.) à mesurer leurs exigences en tenant compte de l’existant et à se coordonner pour éviter les redondances.
Quant aux émetteurs, ils sont incités à réorganiser les annexes par thème en hiérarchisant les informations.
Plus d'articles du même thème
-
« Les facteurs techniques et l’appétit des investisseurs plaident pour une position modérément surpondérée »
Bart aan de Toorn, gérant et membre du comité d'investissement de l'équipe crédit chez VLK IM -
«Nous anticipons une appréciation du yen d'ici à la fin de l'année»
Evelyn Herrmann, économiste Europe chez Bank of America -
«La hausse des taux de la BCE devrait être la seule pour 2026 et 2027»
Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez La Banque Postale AM
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- Le Crédit Agricole crée une société dédiée à l'IA pour y concentrer ses efforts
Contenu de nos partenaires
-
OPARaphaël Glucksmann : la gauche, c'est lui !
En meeting samedi, le cofondateur de Place publique a envoyé des messages d'amour aux socialistes. Il a besoin du soutien du PS pour devenir candidat à la présidentielle -
L'horizon s'assombritMatteo Salvini, le maillon faible de la coalition Meloni
La crise que traverse le chef de la Ligue, débordé par Roberto Vannacci et confronté à la fronde des élus du Nord, menace l’unité de la droite italienne en vue des législatives de 2027 -
Sur mesureG7 à Evian : ce que les Européens attendent de Donald Trump
Les alliés des Etats-Unis veulent profiter du sommet à Evian pour obtenir des avancées du président américain sur la guerre en Ukraine et une mission de déminage dans le détroit d'Ormuz. Mais rien ne garantit qu'il sera d'humeur généreuse