Les directeurs financiers français ont un temps d’avance dans l’IA

Juste après les Américains, mais devant leurs homologues anglais ou allemands, près de 80% des CFO français ont déjà eu recours à l’IA dans plusieurs fonctions clés de la finance et des achats.
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  • Près de 80 % des directeurs financiers français utilisent déjà l’IA dans des fonctions clés de la finance.
  • Selon une étude Coupa menée auprès de 600 responsables, la France devance le Royaume-Uni (70 %) et l’Allemagne (65 %) en taux d’adoption de l’IA, juste derrière les États-Unis (83 %).
  • 13 % des CFO français ont déjà intégré un agent IA dans certains workflows et 45 % sont en phase de test.

Que ce soit dans la planification et les prévisions financières (citées à 53%), l’optimisation des coûts (52%) ou encore l'évaluation des risques fournisseurs (52%), les entreprises françaises ont déjà intégré tout ou partie des bénéfices de l’IA au sein de leur métier.

Ainsi, selon la dernière étude de Coupa, plateforme de gestion de dépenses, menée auprès de 600 responsables financiers, 79 % des CFO en France ont déjà recours à l’IA dans plusieurs fonctions clés de la finance et des achats, et 19 % d’entre eux l’ont entièrement intégrée dans leurs processus. Un degré d’adoption qui positionne la France parmi les pays les plus avancés en matière d’IA, devant le Royaume-Uni (70 %) et l’Allemagne (65 %), mais juste derrière les États-Unis (83 %).

Investir

D’une façon générale, les grandes entreprises au niveau mondial classent les investissements dans les domaines liés à l’IA comme leur deuxième priorité pour 2026 (cité à 49%) juste après le fait de renforcer leurs relations fournisseurs (cité à 53%). Les sujets de cybersécurité et de formation des collaborateurs à l’IA trustant successivement les 3e et 4e places et découlant logiquement d’une meilleure adoption de l’IA au sein de l’entreprise.

Cet investissement dans les outils d’IA figure par ailleurs en tête dans le top 3 des stratégies de rentabilité pour 60% des CFO interrogés, avant le fait d’appliquer une politique de dépenses, des budgets et des contrôles plus stricts ou l’augmentation des prix.

Du côté de l’IA agentique

Enfin, comme dans toute étude sur l’IA, les freins majeurs identifiés concernent la fragmentation des données, les questions de cybersécurité et de conformité ou encore le manque de compétences. Dans le détail, 42 % des directeurs financiers déclarent que des données de dépenses cloisonnées à travers plusieurs ERP constituent l’un de leurs plus grands défis. Et seulement 13% des sondés ont digitalisé le processus de bout en bout, ce qui leur permet de « disposer de la base nécessaire pour voir l’exposition aux fournisseurs, suivre les dépenses en temps réel et répondre aux perturbations géopolitiques avant qu’elles n’affectent le compte de résultat », avance l'étude.

Malgré ces nombreux obstacles, ils continuent d’y croire puisqu’ils regardent également vers le futur de l’IA autrement dit l’AI agentique. Ainsi, 13% déclarent avoir déjà adopté un agent IA dans certaines couches de leurs workflows, 45% le testent et 39% explorent des cas d’usage.

A lire aussi: L’audit tente de dompter l’IA

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