L’assureur français ne se lancera pas dans une opération de fusion-acquisition d’envergure, a réaffirmé hier son PDG, Henri de Castries, lors de l’annonce des résultats semestriels. Le groupe, bien placé pour atteindre les objectifs de son plan 2011-2015, vise avant tout des opérations ciblées, notamment dans les pays émergents.
L’Etat britannique a réalisé une moins-value d'1,1 milliard de livres (1,57 milliard d’euros) sur la vente, par placement accéléré auprès d’investisseurs institutionnels, d’un premier bloc d’actions RBS pour un montant de 2,1 milliards de livres lundi soir. En dépit des critiques de l’opposition travailliste, le ministre des Finances, George Osborne, a salué hier le début du processus permettant à la banque de retourner dans le secteur privé.
Tom Hayes, ex-trader vedette d’UBS et de Citigroup, a été condamné lundi 3 août, à Londres, à quatorze ans de prison pour manipulations présumées du marché des taux d’intérêt Libor, rapporte Les Echos. L’ancien trader en produits dérivés sur le yen, âgé de trente-cinq ans, a été reconnu coupable des 8 chefs d’accusation de tentative d’escroquerie portés à son encontre. Le Serious Fraud Office britannique accusait Tom Hayes d’avoir été au cœur d’une conspiration avec les traders et courtiers d’une dizaine d’institutions financières, et de les avoir persuadés, parfois à l’aide de pots-de-vin, de l’aider à manipuler les taux d’intérêt pour en tirer des bénéfices. Ce scandale, qui a éclaté il y a sept ans, a donné lieu à l’inculpation de 21 personnes.
Le gestionnaire d’actifs américain Pimco fait l’objet d’une enquête de la part du régulateur américain, la Securities et Exchange Commission (SEC), sur la manière dont il valeur les titres et comment cette évaluation induit les investisseurs en erreur, rapporte le Financial Times. Le régulateur américain s’intéresse plus particulièrement aux achats et aux valorisations de titres hypothécaires (« mortgage-backed securities ») réalisés par l’un de ses ETF les plus populaires, le Total Return ETF, entre février et juin 2012 – soit quelques mois après le lancement de l’ETF en 2012 – tout en se penchant sur les informations concernant ses performances et sa politique et ses procédures de conformité sur la même période de temps. La SEC cherche à savoir si les investisseurs du Total Return ETF ont eu une image trompeuse de la performance du fonds. Pour le régulateur, la question est de savoir si Pimco a acheté des titres à un prix donnée puis a procédé une valorisation artificiellement élevée lors du calcul des valeurs de ses participations. Bill Gross, qui était alors le directeur des investissements de Pimco, fait partie des dirigeants interrogés par la SEC dans le cadre de cette enquête.
L’assureur américain a fait état hier soir d’un bénéfice trimestriel nettement supérieur aux attentes et annoncé des rachats d’actions supplémentaires à hauteur de 5 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros). Le résultat opérationnel après impôts a atteint 1,9 milliard de dollars, soit 1,39 dollar par action contre 1,8 milliard (1,23 dollar) il y a un an. Le bénéfice a notamment été tiré par la multiplication par deux de la contribution d’AerCap, le loueur d’avions dont AIG s’est largement désengagé en juin. A cela s’ajoute l’impact positif des investissements du groupe en Chine dans People’s Insurance Group of China et sa filiale PICC Property & Casualty. En revanche, le bénéfice tiré des souscriptions d’assurances dommages et intérêts a baissé de 4,3% en raison du bas niveau des taux d’intérêt. Alors que l’assureur a plus que doublé son dividende trimestriel, l’action affichait une infime hausse en après-Bourse.
L’autorité des marchés financiers de Hong-Kong (SFC) a fait savoir hier qu’elle infligeait une amende de 15 millions de dollars de Hong-Kong (1,76 million d’euros) à une division de BNP Paribas à la suite de manquements liés à son activité de dark pool nommée BNP Internal Exchange. Pendant près de 18 mois, les ordres passés à cette plate-forme n’ont pas été exécutés en fonction de critères relatifs au prix comme prévu par sa documentation. BNP Paribas Securities (Asia) a également omis d’informer la SFC de l’interruption de ses activités de dark pool pendant 7 mois.
Grâce à la bonne santé de ses activités de banque de détail, la deuxième banque allemande a annoncé hier un bénéfice net trimestriel de 280 millions d’euros, plus que doublé par rapport au deuxième trimestre 2014 et supérieur aux attentes du consensus. Les analystes financiers anticipaient en moyenne un bénéfice de 256 millions d’euros. Commerzbank prévoit toujours de distribuer un dividende au titre de 2015, ajoutant que son ratio de solvabilité «Core Equity Tier 1» (CET 1) de 10,5% prenait en compte un dividende de 0,10 euro par action au titre du premier semestre de l’exercice. Le directeur financier, Stephan Engels, a précisé que le groupe visait toujours une croissance de ses revenus et de sa part de marché cette année en dépit des vents contraires. «Les conditions d’activité du secteur bancaire sont difficiles et le resteront dans un avenir prévisible», a souligné celui-ci.
La structure cotée du groupe mutualiste va s’organiser autour de pôles métiers plus homogènes et de fonctions transversales. Le projet de réorganisation de l’organe central (ROC) «n’est pas réalisable à ce stade», les échanges avec la BCE ayant conduit à constater «des contraintes non levées à ce jour».
Au moment où les juillettistes reviennent de vacances et où les aoûtiens prennent leurs quartiers d’été, Instit Invest vous a concocté un Best of portraits des dirigeants de mutuelles. Une chose est sûre, Bernard Saguy de Mutac restera dans sa région de cœur, celle de Montpellier pour marier son fils. Il ne manquera pas de déguster une cargolade, un plat typiquement catalan. De son côté, le judoka Christian Marey de Mutex n’oubliera pas de piloter quelques heures son avion afin de contempler les merveilleux jardins de Versailles. L’ancienne directrice financière de Mutlog, Marie-Carmen Cambon vous recommande de découvrir ou redécouvir le Bourbonnais afin de profiter des grands espaces verdoyants. Quant à Christophe Harrigan de La Mutuelle Générale, il consacrera son temps à sa famille sans oublier de faire du sport. Amateur de treck et de golf, vous le croiserez peut-être sur le parcours de l’Opio Valbonne, dans l’arrière-pays cannois.
Le régulateur britannique des marchés financiers, la Financial Conduct Authority (FCA) a nommé Megan Butler au poste de directrice de la supervision en remplacement de Tracey McDermott qui va assumer la fonction de directeur général par intérim à compter du 12 septembre à la suite de la démission de Martin Wheatley. L’intéressée prendra ses fonctions à compter du 1er septembre et s’engagera auprès de la FCA pour une durée d’un an. Megan Butler est actuellement «executive director» du «International Banks Directorate» au sein de la Prudential Regulation Authority (PRA). Elle a rejoint la Banque d’Angleterre en avril 2013 en provenance de la Financial Services Authority (FSA), devenue depuis la FCA. Elle a été superviseur depuis 2008, quand elle est devenue responsable du département en charge de la supervision des opérations britanniques des grandes banques d’investissement. Avant cela, elle avait été responsable «Enforcement Law and Policy» au sein de la FSA.
La banque a déjà atteint au deuxième trimestre plusieurs objectifs économiques et financiers de son plan stratégique, mais elle prépare un nouveau plan d'économies pour sa BFI. Il sera dévoilé avec ses résultats annuels.
Lloyds Banking Group a annoncé vendredi avoir passé 1,4 milliard de livres (2 milliards d’euros) de provisions supplémentaires pour faire face aux coûts potentiels de dédommagements liés à la commercialisation de produits d’assurance-emprunteur dans des conditions litigieuses. Cela porte à 13,4 milliards de livres le total des provisions passées dans ce dossier par la banque britannique qui a fait état pour le premier semestre 2015 d’un bénéfice en hausse de 38%, à 1,2 milliard de livres, un niveau inférieur de 37% au consensus.
HSBC est proche d’un accord sur la vente de sa filiale brésilienne à Banco Bradesco, numéro deux de la banque privée au Brésil, pour près de 4 milliards de dollars, rapportait vendredi le Financial Times de sources proches des négociations. La banque britannique pourrait officialiser la transaction dès aujourd’hui lors de la publication de ses résultats trimestriels, ajoute le quotidien.
Intesa Sanpaolo a publié vendredi son meilleur résultat du premier semestre en sept ans et précisé que les provisions pour créances douteuses et irrécouvrables étaient les plus faibles depuis 2011 grâce à la reprise économique de l’Italie. Ces provisions étaient de 1,6 milliard d’euros sur les six premiers mois de l’année, en baisse de 29%. Le bénéfice net semestriel de la première banque de dépôt italienne est légèrement supérieur à deux milliards d’euros, dont 940 millions sur le deuxième trimestre, un niveau bien plus élevé que le consensus des analystes qui donnait 735 millions. Le produit net bancaire (PNB) a augmenté de 10% grâce à de solides revenus de trading et à un bond de 42,5% du bénéfice imposable du segment gestion de fortune. Les commissions qui atteignent 3,8 milliards d’euros représentent 40% du PNB contre 30% voici trois ans et le ratio de fonds propres CET 1 a progressé à 13,3% contre 13,2% au 31 mars 2015.
Le régulateur européen des marchés, l’Esma, a publié ses recommandations sur la possibilité de donner accès au passeport européen AIFM à des gérants issus de pays hors Union européenne. L’autorité a examiné la situation de 6 places (Guernsey, Hong Kong, Jersey, Singapour, la Suisse et les Etats-Unis). L’Esma propose pour le moment que les gérants basés dans les îles de Jersey et Guernesey ainsi qu’en Suisse puissent bénéficier du passeport instauré par la directive européenne sur les gestionnaires de fonds alternatifs (AIFM) en vigueur depuis 2013, et qui pourrait faciliter l’extension de leur activité en Europe. L’Esma précise que la Suisse est sur le point d’adopter les changements réglementaires nécessaires à l’obtention du passeport. Concernant les réglementations de Hong Kong, de Singapour et des Etats-Unis, l’Esma déclare ne pas avoir de «vues définitives» sur ces trois juridictions, «en raisons de préoccupations sur la concurrence et les questions réglementaires».