Les emplettes des assureurs japonais hors de leurs frontières se poursuivent. Mitsui Sumitomo Insurance serait proche d’un accord pour le rachat de l’assureur britannique Amlin, rapporte le principal quotidien économique japonais. Les négociations sont en phase terminale et pourraient déboucher sur une transaction d’environ 500 milliards de yens (soit 3,76 milliards d’euros). Mitsui Sumitomo Insurance financerait l’essentiel de l’opération avec sa trésorerie et aurait recours à des prêts bancaires pour le complément, toujours selon le quotidien, qui ajoute que l’actuelle direction d’Amlin resterait vraisemblablement en place après l’opération.
La firme de private equity a recruté Bertrand Julien-Laferrière, l’ancien PDG de SFL, pour monter une équipe spécialisée dans l’immobilier commercial. Ardian Real Estate ciblera principalement l’immobilier de bureaux et vise 2 milliards d’euros d’actifs sous gestion d’ici à cinq ans.
« Je rêvais toutes les nuits que j’amputais le doigt de quelqu’un », raconte Pascale Seni-Lapp, directrice générale de la mutuelle d’assurance des armées. Ne pouvant supporter plus longtemps la salle de dissection, Pascale arrête subitement ses études de médecine en 1979 pour se diriger vers une carrière a priori moins sanglante. Elle opte pour une fac de droit, à Montpellier. Elle se spécialisera quelques temps plus tard en droit des affaires, une véritable révélation pour elle.
Créée le 15 mars 1931, la Mutuelle d’Assurance des Armées (MAA) réunit aujourd’hui près de 75 000 adhérents. « Nous assurons tous ceux qui portent l’uniforme, les militaires, les pompiers, les policiers… et leur famille », explique Pascale Seni-Lapp, directrice générale de l’institution. Cette dernière supervise la gestion financière de la MAA, dont l’encours s’élève à 18 millions d’euros, en « bon père de famille », comme l’ont toujours fait les militaires depuis les origines de la mutuelle.
La banque britannique Barclays a vendu un portefeuille de prêts au Royaume-Uni d’une valeur de 1,6 milliard de livres sterling (2,19 milliards d’euros) à un groupe d’investisseurs emmené par l’américain Goldman Sachs. Ces prêts figurent parmi un ensemble de 110 milliards de livres d’actifs que Barclays a qualifiés de «non essentiels» et dont elle entend se séparer. Barclays avait réduit le poids de ces actifs non-essentiels à 57 milliards de livres à fin juin, avec l’objectif de le ramener à une vingtaine de milliards fin 2017. Leur valeur nominale est de 1,6 milliard de livres et de 1,2 milliard, ajustée des risques.
Le conseil de surveillance prudentielle de la Banque centrale européenne (BCE) a établi les coefficients de fonds propres que les plus grandes banques de la zone euro devront respecter. Elle leur communiquera ses propositions provisoires sous peu, ont déclaré à Reuters lundi trois sources au fait du dossier. Le projet provisoire élaboré la semaine passée concerne la plus grande partie des 123 banques surveillées par la BCE, selon l’une des sources.
L’Autorité bancaire européenne (ABE) a rendu son deuxième benchmark européen des pratiques du secteur bancaire en matière de bonus, pour l’exercice 2013. La deuxième mouture, après celle publiée l’an dernier pour les données 2010-2012, souligne les progrès accomplis par les banques, même si d’importantes divergences persistent. «Le rapport moyen entre les rémunérations fixes et variables pour le personnel identifié (les individus ayant un impact sur le prise de risque de l’institution bancaire, ndlr) a encore diminué et s’établissait à 104%», souligne l’ABE. De 204% en 2010, le ratio avait décliné à 127% en 2011, puis 108% en 2012. «Dans de nombreuses banques et de nombreux métiers, il demeure au-dessus du seuil de 100% (200% avec l’accord des actionnaires), qui s’applique à partir de 2014», constate pourtant l’ABE.
La crise et la réglementation sont passées par là. Selon l’Autorité bancaire européenne (EBA), le nombre de banquiers millionaires a baissé entre 2012 et 2013. Dans un long rapport, l’organisation note que les banquiers riches étaient 3.178 en 2013 contre 3.530 en 2012, soit près de 10% de moins.
Le régulateur européen des marchés (Esma) a fait un pas en direction de son homologue américain (la CFTC) qui pourrait mettre fin aux débats acharnés sur la régulation des produits dérivés, selon L’Agefi. L’Esma a publié une consultation dans laquelle elle propose de s’aligner sur les textes américains en matière de règles pour la compensation des dérivés listés. Depuis des mois, Américains et Européens sont divisés sur le montant des marges qui doivent être envoyées à la chambre de compensation (CCP), pour qu’en cas de défaut d’une contrepartie, elle soit couverte le temps de la liquidation des positions de l’acteur défaillant (période de liquidation). Dans sa consultation, l’Esma propose d’accepter une période de liquidation d’un jour lorsque les marges sont calculées en brut, comme aux Etats-Unis.
Credit Suisse n’en a pas encore terminé avec les procédures liées à la crise du subprime aux Etats-Unis. Un tribunal de Dallas, dans l’Etat du Texas, a condamné le numéro deux bancaire helvétique à verser 287,5 millions de dollars (276 millions de francs suisses), rapporte L’Agefi suisse. La cour a donné raison au plaignant, la société de gestion alternative Highland Capital, laquelle reprochait à Credit Suisse d’avoir surévalué un projet immobilier appelé «Lake Las Vegas», dans lequel la société américaine avait investi en 2007. Un an plus tard, son promoteur avait fait faillite. Confirmant dans un courriel l’information publiée à l’origine par la SonntagsZeitung, Credit Suisse a indiqué vouloir s’opposer par «tous les moyens» au jugement. L’établissement doit faire face à plusieurs procédures judicaires concernant des investissements immobiliers aux Etats-Unis en lien avec la crise du subprime. Pour mémoire, Credit Suisse a provisionné 124 millions de francs suisses au deuxième trimestre pour régler d’éventuels litiges juridiques
Standard & Poor’s a relevé lundi la note de solidité financière de Scor de A+ à AA-, assortie d’une perspective stable, ainsi que sa note de crédit de A+ à AA-. L’agence de notation indique que le réassureur affiche une forte rentabilité en dépit de conditions de marché peu dynamiques dans le secteur de la réassurance non-vie et ajoute qu’il a renforcé sa position de leader sur celui de la réassurance vie aux Etats-Unis.
L’assureur français Axa met sur pied Kamet, un incubateur assurtech doté de 100 millions d’euros. Dirigé par Stéphane Guinet, il aura pour objectif «d’imaginer, initier, lancer et accompagner plusieurs projets disruptifs de l’assurtech», selon un communiqué. Kamet viendra compléter le dispositif déjà consacré à l’innovation, au travers notament d’Axa Strategic Ventures et des Axa Lab. Le groupe Axa a par ailleurs annoncé ce matin le lancement d’Axa Partners, une structure consacrée au développement des partenariats internationaux, dans des domaines aussi divers que l’automobile, la banque, la distribution ou encore le numérique. L’entité sera dirigée à compter du 1er janvier par Jérôme Droesch, actuellement directeur général d’Axa Golfe. Ce dernier sera secondé par Serge Morelli qui conserve ses responsabilités de PDG d’Axa Assistance.
Des banques japonaises figurent parmi les candidats à la reprise de la filiale de crédit et crédit-bail de General Electric dans l’archipel, ont indiqué à Reuters des sources proches. Orix Corp, Sumitomo Mitsui Financial Group, Mitsubishi UFJ Financial Group et Sumitomo Mitsui Trust, figurent parmi les candidats. Le Wall Street Journal, qui a révélé le premier l’information, indique que GE en attendrait environ 5 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros).
Josh Witz, co-responsable des marchés de dette (DCM) américains à la Société Générale, aurait quitté la banque, indique Bloomberg en citant des sources internes. Andrew Menzies sera désormais seul aux manettes de la division, alors qu’il avait obtenu cette responsabilité en tandem l’été dernier, après avoir géré le marché obligataire pour le Royaume-Uni et l’Europe du Nord.
Le groupe britannique aurait contacté les banques turques Garanti et Yapi Kredi en vue de leur céder sa filiale locale, rapporte Bloomberg, alors que les discussions avec ING semblent dans l’impasse. HSBC, dont la filiale est en perte, offrirait à l’acquéreur de reprendre la banque à la moitié de sa valeur comptable, qui atteignait l'équivalent de 970 millions de dollars fin juin.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) du G20 a proposé un plan en deux étapes pour permettre aux banques de lever les fonds propres nécessaires pour se conformer à la nouvelle règle internationale visant à épargner aux contribuables le prix du renflouement d'établissements en difficulté. La règle dite TLAC, pour Total Loss Absorption Capacity, doit s’appliquer à partir de 2019 aux 30 principales banques du monde. Les propositions du FSB consisteraient à instaurer en deux étapes à partir de 2019 le TLAC, dette susceptible d'être convertie en capital ou effacée en cas de besoin. Le TLAC serait fixé à 16% des actifs pondérés des risques dans un premier temps, puis à 20% à partir de 2022. Aucun compromis n’est pour l’instant trouvé.
Le gouvernement italien envisage de recapitaliser trois petites banques actuellement sous tutelle des pouvoirs publics par le biais du fonds de garantie des dépôts alimenté par l’ensemble des établissements financiers du pays. Le montant de l’opération n’aurait pas encore été déterminé mais les données disponibles sur les établissements concernés suggèrent qu’il pourrait dépasser 1,4 milliard d’euros. Les détenteurs de dette subordonnée émise par les trois banques à renflouer pourraient être mis à contribution par le biais d’une conversion de leur dette en actions. Les trois banques sont Cassa di Risparmio di Ferrara (Carife), Banca Marche et Banca Popolare dell’Etruria.
Le groupe britannique aurait contacté les banques turques Garanti et Yapi Kredi en vue de leur céder sa filiale locale, rapporte Bloomberg, alors que les discussions avec ING semblent dans l’impasse. HSBC, dont la filiale est en perte, offrirait à l’acquéreur de reprendre la banque à la moitié de sa valeur comptable, qui atteignait l'équivalent de 970 millions de dollars fin juin.
Josh Witz, co-responsable des marchés de dette (DCM) américains à la Société Générale, aurait quitté la banque, indique Bloomberg en citant selon des sources internes. Andrew Menzies sera désormais seul aux manettes de la division, alors qu’il avait obtenu cette responsabilité en tandem l’été dernier après avoir géré le marché obligataire pour le Royaume-Uni et l’Europe du Nord.
Des banques japonaises figurent parmi les candidats à la reprise de la filiale de crédit et crédit-bail de General Electric dans l’archipel, ont indiqué des sources proches du dossier. Selon ces sources, Orix Corp ainsi que les divisions de crédit-bail de Sumitomo Mitsui Financial Group, de Mitsubishi UFJ Financial Group et de Sumitomo Mitsui Trust Holdings, figurent parmi les repreneurs potentiels. Le Wall Street Journal, qui a diffusé le premier cette information, indique que la valeur des actifs de cette filiale s'élève à environ 5 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros).
Le montant total des pertes économiques liées à la sécheresse dans le monde va probablement dépasser huit milliards de dollars (7,2 milliards d’euros) au cours des prochains mois avec l’intensification du phénomène El Niño, a estimé jeudi le courtier en réassurance Aon Benfield. Aux Etats-Unis, le coût de la sécheresse devrait atteindre au moins 3 milliards, principalement en raison des dommages subis par l’agriculture en Californie, a-t-il précisé dans son rapport mensuel sur les catastrophes.
L’assureur a dégagé un chiffre d’affaires consolidé de 401,7 millions d’euros au premier semestre, en progression de 3,7% à périmètre et taux de change constants. Le résultat opérationnel courant ressort à 43,7 millions d’euros, en repli de 1,1 million d’euros sur un an. Quant au résultat net, il progresse de 2,5%, à 27,3 millions d’euros.
Depuis le 10 août 2015, Véronique Lozac’h-Diacquenod est directeur Financier du Crédit Agricole d’Ile-de-France. Elle occupait précédemment le poste de responsable des fonctions supports à la direction de la Gestion Financière de Crédit Agricole S.A. Entrée au Crédit Lyonnais en 1990 après des expériences de longue durée à l’étranger, Véronique Lozac’h-Diacquenod a exercé dans plusieurs activités du groupe Crédit Agricole : banque de proximité, gestion d’actifs ou encore banque de financement et d’investissement ; à Paris, Marseille et Londres. Dans ces différents environnements financiers, elle a occupé des fonctions en Risques, Finances et Gestion de projets. Entre 1996 et 1999, elle est directeur Financier de la direction régionale Méditerranée du Crédit Lyonnais. Après un poste de responsable du suivi des filiales de Gestion d’actifs et d’Assurances à la direction des Risques Groupe Crédit Agricole S.A., elle est nommée en 2005 adjoint du directeur des Risques d’Amundi Asset Management. Puis, elle rejoint en 2010 la direction de la Gestion Financière (ALM) de Crédit Agricole S.A. en qualité de responsable des fonctions supports (back-office, contrôle de gestion, maîtrise d’ouvrage). Véronique Lozac’h-Diacquenod est Ingénieur des Mines de Paris
L’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV/Iosco) a publié le 2 septembre son rapport de synthèse sur la réglementation des fonds monétaires («Peer Review of Regulation of Money Market Funds»), qui fait un point d'étape sur la mise en œuvre des réglementations relatives aux fonds monétaires dans 31 juridictions. L’OICV s’est concentré sur huit domaines de réformes : définition des fonds monétaires et véhicules présentant des caractéristiques et des objectifs d’investissement similaires, périmètre des catégories d’actifs éligibles et risques liés, méthodes de valorisation, gestion de la liquidité, risques et problèmes pouvant affecter la stabilité des fonds monétaires offrant une NAV constante, utilisation des notations, informations et pratiques de fonds sur les transactions de prise en pension. Seuls les Etats-Unis ont mis en place des mesures d’application pour l’ensemble de ces domaines. La Chine et les Etats membres de l’Union européenne n’ont pas encore «complètement arrêté leur dispositif sur tous ces points». L’OICV souligne que près de 90% des actifs gérés dans les fonds monétaires se trouvent aux Etats-Unis, en France, au Luxembourg, en Irlande et en Chine.
L’Autorité des marchés financiers a mis à jour mercredi 2 septembre la liste des sites internet non autorisés proposant du trading d’options binaires. La nouvelle liste annule et remplace celle publiée le 13 mai 2015.La liste des sites en question figure ci-joint :http://www.amf-france.org/Actualites/Communiques-de-presse/AMF/annee-2015.html?docId=workspace%3A%2F%2FSpacesStore%2F2adeb92d-1023-4172-af00-7c0af9915233
L’adoption par la France de la Directive européenne sur le redressement et la résolution des crises bancaires (BRRD) est négative pour les investisseurs dans les banques françaises car, dès le 1er janvier 2016, elle permettra aux autorités nationales ou européennes d’imposer un «bail-in» sur les créanciers seniors des banques francaises, estime l’agence d'évaluation financière Moody’s dans une étude publiée le 31 août («France Adopts European Bank Recovery and Resolution Directive, a Credit Negative»). L'étude relève les divergences d’application de cette directive entre l’Allemagne qui propose une mise en œuvre différente de celle de la directive alors que les autorités françaises, tout en reconnaissant les mérites de la proposition allemande, n’ont pas suivi cette voie et semblent vouloir amender la directive plutôt que de s’en écarter.