Barclays boucle la cession de l’essentiel de ses activités portugaises
Barclays poursuit son désengagement de la péninsule ibérique. Un an après avoir annoncé la vente de l’essentiel de ses activités espagnoles à Caixabank, la banque britannique a bouclé la cession pour environ 100 millions d’euros de sa banque de détail, de sa gestion d’actifs et de fortune, ainsi qu’une partie de sa banque commerciale au Portugal à Bankinter. Associée à l’assureur Mapfre, la banque ibérique a en outre racheté ses assurance lusitaniennes pour 75 millions d’euros.
Annoncée depuis plusieurs semaines, la transaction a été bouclée à un «bon prix» pour Bankinter, estime Citi. Alors que le Sunday Times évoquait un prix global de 300 millions d’euros, soit un peu moins d’une fois la valeur comptable, l’opération sur la partie bancaire a été conclue à un multiple de 0,4, précise Bankinter. La cession, qui comprend un portefeuille de prêts de 4,9 milliards d’euros, engendrera une perte de 200 millions de livres (146 millions d’euros) pour Barclays.
La banque, qui enregistrera cette perte au troisième trimestre, a par ailleurs précisé que la transaction devrait se traduire par une «petite hausse» de son ratio CET1, qui est ressorti en hausse à 11,1% à fin juin 2015. La cession devrait en outre générer une baisse de 1,7 milliard de livres des actifs pondérés du risque (RWA). Les RWA des portefeuilles jugés inutiles ou hérités de la crise («non-core») avaient baissé de 2,7 milliards de livres au premier semestre, à 57 milliards.
Cette annonce intervient alors que le président de Barclays, John MacFarlane, a indiqué fin juillet vouloir accélérer la restructuration pour doubler le cours de Bourse d’ici trois ou quatre ans. Début juillet, le directeur général Antony Jenkins a été renvoyé pour ne pas avoir assez réduit les actifs «non-core», qui culminaient à 110 milliards de livres fin 2013. Après les cessions ibériques, qui libèrent près de 10 milliards de livres de RWA, Barclays cherche actuellement un repreneur pour sa branche italienne.
Si l’Europe continentale n’est pas considérée comme une zone prioritaire, certaines activités y demeurent stratégiques. A l’instar de la cession en Espagne, Barclays conservera au Portugal Barclaycard, son activité très rentable de carte de crédit, ainsi que les grands comptes de sa banque commerciale. Le groupe y maintiendra aussi sa BFI, dont les activités en Europe sont stratégiques contrairement à l’Asie et au Moyen-Orient.
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