Avec une perte de près de 75% de leur capitalisation depuis le début de l’année, le renflouement des grandes banques grecques est inévitable. Il pourrait intervenir avant le calcul des besoins du secteur par la BCE en octobre.
Le secteur bancaire du pays pourrait recevoir une première aide de 10 milliards d’euros avant même les conclusions des stress tests de la BCE en octobre.
Le projet du gouvernement suédois de réformer les fonds de pension du pays a été fermement condamné par des personnalités qui craignent que la proposition ne mette en danger le système entier des retraites, rapporte le Financial Times fund management. La proposition conduirait à la fermeture de deux des six fonds de pension publics connus sous le nom AP funds. Deux des huit partis politiques en Suède s’opposent à la réforme, de même que la patronne d’AP2, Eva Halvarsson. Cette dernière indique : « les fonds suédois AP fonctionnent bien et sont efficients en termes de coûts. Il est important qu’il y ait plusieurs fonds indépendants poursuivant des stratégies différentes. Si elles sont mises en place, les réformes vont réduire cette répartition du risque et l’indépendance relative dont profitent les fonds AP. Pour les retraités suédois, les réformes vont coûter davantage qu’elles ne rapporteront ».
Le groupe poursuit la réallocation de son capital en vendant pour un montant de 190,8 millions d’euros ses filiales d’assurance vie, dommages et d’assurance directe à son concurrent belge Ageas, qui donne un coup d’accélérateur à son implantation sur le marché lusitanien. L’opération devrait avoir un impact positif d’environ 0,1 milliard sur le résultat net d’Axa.
Le Trésor britannique envisage de vendre 10% du capital de RBS avant la fin de l’année, après avoir cédé le 3 août dernier -avec une décote- une participation de 5,4% dans la banque écossaise, nationalisée pendant la crise financière, indique le Mail on Sunday. Mais il devra attendre les résultats des tests de résistance des banques britanniques, qui seront publiés par la Banque d’Angleterre le 1er décembre. L’Etat contrôle aujourd’hui 72,9% du capital de RBS.
Le spécialiste de la gestion des cartes de crédit Capital One Financial est en discussions exclusives en vue du rachat de la filiale de crédit aux entreprises de General Electric spécialisée dans le financement du matériel médical, affirme Reuters de sources proches du dossier. Cette transaction dépasserait probablement 10 milliards de dollars. Capital One aurait remporté l’appel d’offres organisées par GE. Les protagonistes n’ont pas fait de commentaire.
La Banque du Portugal a annoncé vendredi avoir reçu une offre améliorée de reprise de Novo Banco. Le 7 août était la date limite pour que les trois candidats ayant soumis en juin des offres pour Novo Banco (née de la restructuration de Banco Espirito Santo après sa nationalisation en 2014) présentent des offres améliorées. Les offres non améliorées demeurent valables et seront étudiées dans les semaines qui viennent.
UniCredit a annoncé vendredi être en discussions exclusives avec le groupe ABH Holdings (ABHH), basé au Luxembourg, pour la vente de sa filiale ukrainienne JSC Ukrsotsbank en échange d’une participation minoritaire dans ABHH. ABHH est contrôlé par le groupe russe Alfa Group, dont ses actionnaires comptent parmi eux le milliardaire russe Mikhaïl Fridman et son associé German Khan. JSC devrait rester déficitaire cette année.
Sumitomo Life Insurance négocie le rachat de l’assureur vie américain Symetra Financial Corporation, indiquait hier Reuters, citant une source proche des discussions. L’agence de presse confirme ainsi une information du journal japonais Nikkei. Symetra, détenu en partie par White Mountains Insurance, capitalise en Bourse 3,1 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros). Reuters avait révélé deux jous plus tôt que la société envisageait sa vente, possiblement à un Japonais, ce qui a fait bondir son cours de Bourse de 9,4% à Wall Street, à 26,77 dollars. Sumitomo Life, le quatrième assureur-vie japonais par les actifs, cherche à se faire une place sur le premier marché mondial de l’assurance-vie, où ses concurrents Meiji Yasuda et Dai-ichi viennent de réaliser d’importantes acquisitions. Le premier a acheté en juillet StanCorp pour cinq milliards de dollars et Dai-Ichi a acquis Protective Life pour 5,6 milliards, la plus importante acquisition jamais effectuée par un assureur vie japonais.
Malgré la hausse des coûts réglementaires et des provisions pour litiges, les dix plus importants groupes de la zone euro ont engrangé un profit global de 11,4 milliards d’euros au deuxième trimestre. Une première depuis 2011, soutenue par un regain d’activité et consolidée par les plans d'économies menés ces derniers trimestres.
Le premier réassureur mondial anticipe dorénavant un bénéfice net d’au moins 3,3 milliards d’euros cette année en dépit d’une forte concurrence et d’un environnement économique incertain, alors qu’il projetait auparavant 2,5 à 3 milliards. Il perçoit aussi des signes de stabilisation des tarifs de réassurance. Le bénéfice net du deuxième trimestre, supérieur au consensus, a atteint 1,07 milliard grâce à une diminution des indemnisations et à un bond du résultat des investissements.
Les créances douteuses des banques chinoises ont augmenté de 35,7% à 1.800 milliards de yuans (266 milliards d’euros) au premier semestre dans un contexte de tassement de la croissance et de difficultés du secteur industriel, rapportait hier Reuters en citant Shang Fulin, président de la Commission de réglementation bancaire chinoise (CBRC). Selon une transcription dont l’agence a pris connaissance, celui-ci a aussi observé que la hausse des bénéfices bancaires avait chuté de 13,03 points d’un an sur l’autre, avec un bénéfice net semestriel total de 1.100 milliards.
La banque italienne a enregistré au premier semestre 2015 un bénéfice net de 193,6 millions d’euros, confirmant ainsi le retour dans le vert opéré au premier trimestre.
L’établissement de crédit affiche un résultat net semestriel ajusté en progression de 22,5% à 197,4 millions d’euros, ayant notamment tiré parti d’une forte baisse du coût du risque sur le marché des entreprises et d’une maîtrise de ses frais généraux. La bonne collecte des dépôts, la production soutenue de crédits immobiliers et la reprise des crédits d’équipements ont contribué à la hausse de 4,9% du produit net bancaire à 982,8 millions.
Alors qu’elle a dégagé au deuxième trimestre un profit en hausse de 25%, la banque a relevé ses objectifs de solvabilité et annoncé un nouveau plan d’économies.
Grâce à une croissance respective de 4% et 10% du revenu des intérêts et des commissions, la banque d’investissement milanaise a publié hier un bénéfice net en hausse de 79%, à 124,2 millions d’euros au titre du quatrième trimestre de son exercice 2014-2015. Le ratio de fonds propres «Common Equity Tier 1» s’est amélioré à 13,2% à fin juin contre 12,7% trois mois plus tôt, malgré une hausse de 13,4 millions des provisions pour créances douteuses à 122,7 millions. Le directeur général Alberto Nagel s’attend à la poursuite des tendances positives observées lors des derniers trimestres, sans modifier les objectifs fixés pour le plan triennal courant jusqu’en juin 2016. Le groupe propose un dividende de 25 centimes par action, en hausse de 67% sur l’exercice précédent. Il a par ailleurs annoncé l’acquisition, pour un montant non dévoilé, d’une participation majoritaire dans la société de gestion londonienne Cairn Capital.
Le numéro trois mondial de la réassurance table désormais sur un bénéfice net d’environ 950 millions d’euros pour son exercice 2015, au lieu de 875 millions auparavant. Cette nouvelle prévision reste cependant en deçà du consensus qui est actuellement à 966 millions. Quelques gros contrats, une sinistralité peu élevée et une hausse du revenu de ses investissements ont permis à Hannover Re d’afficher au deuxième trimestre une croissance de 18,9% de son bénéfice net à 252 millions.
La banque néerlandaise a fait état mercredi d’une progression, conforme aux attentes, de 21,3% de son résultat trimestriel récurrent à 1,12 milliard d’euros, grâce à une hausse des prêts et des dépôts dans un contexte de reprise de la croissance en Europe. Le groupe a gagné 600.000 nouveaux clients au deuxième trimestre. Le dividende intermédiaire a été proposé à 0,24 euro pour le premier semestre 2015, ce qui représente 922 millions d’euros, soit 40% du bénéfice courant. Il s’agit du premier dividende versé depuis sept ans par le groupe. De son côté, NN, l’ancienne branche assurance d’ING, a indiqué que son bénéfice tiré des activités poursuivies avait bondi sur la période de 90%, à 488 millions d’euros, grâce à un gain exceptionnel sur un investissement et à une accélération des réductions de coûts. Fin mai, ING a cédé une nouvelle tranche d’actions de NN Group dont il ne détient plus que 37,6% du capital.
Henri de Castries a indiqué hier dans un entretien aux Echos qu’il ne demanderait pas le renouvellement de son mandat comme PDG d’Axa à l’expiration de celui-ci en 2018. A la tête du groupe d’assurance depuis 2000, d’abord comme président du directoire jusqu’en 2010 puis comme PDG, il a été reconduit l’an dernier pour 4 ans. Le dirigeant, qui fêtera ses 61 ans le 15 août, laisse entendre que le choix de son remplaçant se fera au sein même d’Axa et pas à l’extérieur du groupe.