La Société Générale donne un tour de vis pour soigner sa solvabilité
La Société Générale entend donner des gages sur sa solidité financière. Alors qu’elle a dégagé au deuxième trimestre un profit en hausse de 25,2%, à 1,35 milliard d’euros, la banque a relevé de 10% à 11% son ratio de solvabilité CET1 cible à fin 2016. Cet objectif est complété par un ratio global de solvabilité prévisionnel porté à 18% à fin 2017, afin d’anticiper les échéances réglementaires liées au TLAC, tandis que celui du ratio de levier à fin 2016 a été relevé de 4% dans une fourchette de 4 à 4,5%.
Son directeur général, Frédéric Oudéa, a rappelé que l’essentiel des capitaux générés par l’activité serait consacré à la croissance organique, aux dividendes, dont le taux de distribution est maintenu à 50%, et à la consolidation des ratios prudentiels. Afin de renforcer la capacité du groupe à générer des fonds propres et à financer sa croissance, la Société Générale a ainsi annoncé un plan d’économies de 850 millions d’euros à horizon 2017 en sus de celui de 900 millions décidé en 2012.
«Cette nouvelle tranche permettra de financer le développement digital de tous nos métiers et de couvrir les surcoûts réglementaires», a indiqué Philippe Heim, le directeur financier du groupe. «Bien plus qu’un plan de réduction de coûts, il s’agit d’un plan de simplification opérationnelle», a-t-il ajouté en référence au plan 2013-2015, qui misait notamment sur la révision des processus clients et dont 97% des économies sont désormais sécurisées.
Nettement supérieur aux 950 millions d’euros prévus par le consensus, le résultat de la Société Générale a pourtant intégré une provision pour litiges de 200 millions. Retraité de cet élément, le coût du risque a fondu de 13 points de base (pb), à 44 pb, tandis que le coefficient d’exploitation a baissé de 0,9 pb. Le ratio CET1 s’est lui amélioré de 31 pb, à 10,4%, alors même que l’impact positif de 20 pb de l’IPO d’Amundi n’est pas comptabilisé.
La performance du groupe a été portée par la BFI, notamment par les activités de marché sur les actions, dont les revenus ont bondi de 61,1%, à 799 millions d’euros. La forte hausse des originations de prêts a gonflé de 25,5% les revenus de financement et de conseil. Si la banque de détail s’est aussi révélée dynamique en France et à l’international, la Russie a continué de peser. Les pertes de SG Russie ont néanmoins diminué de moitié, à 45 millions d’euros au deuxième trimestre.
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