UniCredit réorganise sa direction sur fond de désaccords stratégiques
Le divorce à l’amiable est acté. Alors qu’UniCredit est sous pression pour revoir son plan stratégique quinquennal, tout juste adopté début 2014, la banque italienne a annoncé à l’occasion de ses résultats trimestriels le départ de Roberto Nicastro, le bras droit de Federico Ghizzoni, l’administrateur délégué du groupe (l’équivalent du directeur général en Italie), sur fond de désaccords.
«A la suite de divergences d’opinion quant à la stratégie et l’organisation du groupe, ainsi que la volonté de simplifier son modèle économique, UniCredit et Roberto Nicastro ont mutuellement décidé de se séparer à compter du 1er octobre», indique la banque italienne, qui précise que le poste de «general manager» du dirigeant ne sera pas reconduit. Les responsabilités de Roberto Nicastro, qui empochera des indemnités de départ de 5,4 millions d’euros, seront désormais assumées par un triumvirat, constitué autour de trois «deputy general managers». L’actuelle directrice financière, Marina Natale, y sera promue pour l’occasion.
Outre le départ de Roberto Nicastro, qui travaillait pour UniCredit depuis dix-huit ans, dont quatre aux côtés de Federico Ghizzoni, la direction de la banque italienne enregistra également le départ du directeur des risques, Alessandro Decio. Ce dernier prendra de nouvelles responsabilités dans le groupe et sera remplacé par Massimiliano Fossati, qui couvrait ce poste pour l’Italie.
Bien que le rebond de 2% de ses bénéfices au deuxième trimestre se soit traduit par un renforcement de son ratio CET1 à 10,37%, qui a pour l’heure éloigné la perspective d’une augmentation de capital, UniCredit demeure à la traîne en termes de rentabilité. Selon les calculs de CreditSights, son ROE annualisé s’établissait ainsi à 4,1% au premier trimestre, bien loin de ses concurrents européens et des 9,4% affichés par sa consœur italienne Intesa Sanpaolo.
Fin juin, Federico Ghizzoni avait indiqué que la banque étudiait «plusieurs plans d’actions en raison du nouveau scénario macroéconomique», en particulier en raison de la faiblesse persistante des taux d’intérêts. Selon des sources proches du dossier, des réductions de coûts sont notamment à l’étude. Du fait de la conjoncture toujours morose, en particulier en Italie, le groupe fait également face à d’importantes créances douteuses, qui ont diminué de 0,2% sur le trimestre, à 51,3 milliards d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
Les pétroliers américains préparent le terrain à des périodes moins fastes
Exxon Mobil et Chevron ont tous deux consacré une partie de leur excédent de trésorerie à la diminution de leur endettement au deuxième trimestre 2026. -
La baisse du bitcoin continue d'affecter les bénéfices de Coinbase
La plateforme d'échanges de cryptomonnaies multiplie les initiatives pour diversifier son offre. Toutefois, ses résultats financiers restent à la merci du cycle de la première des cryptomonnaies. -
En août, vos opérations de change peuvent vous coûter beaucoup plus cher
Comme chaque semaine, retrouvez le coup d’oeil de DeftHedge sur le marché des changes.
ETF à la Une
Pimco lance un nouvel ETF Ucits
- La Société Générale augmente sa cible de rentabilité et va racheter 1,5 milliard d'euros d'actions
- La Société Générale affiche une forme olympique avant un nouveau plan à trois ans
- Les investisseurs troquent leurs carrés Hermès contre des sacs Gucci
- L’IA irrigue la croissance des entreprises du CAC 40
- Clap de fin pour plusieurs plateformes historiques d'échange crypto
Contenu de nos partenaires
-
Choix publicsFinances publiques et élection présidentielle : le mauvais espoir de la Troïka BCE-UE-FMI
Ici ou là, poind le souhait d’une intervention des trois institutions internationales, afin que s’impose par la contrainte ce que la France ne saurait accomplir par choix. L’hypothèse est, en réalité, périlleuse. Il est rare que du pire jaillisse le meilleur. -
Guerre au Moyen-Orient : plusieurs ambassades américaines appellent leurs ressortissants à « envisager de quitter » la région
Les représentations américaines en Jordanie, en Israël et en Irak ont demandé samedi à leurs ressortissants de se préparer à quitter la région en cas d'escalade. L'avertissement intervient alors que Donald Trump menace de frapper l'Iran « très fort » et que de nouvelles attaques touchent le Koweït et le détroit d'Ormuz -
Perte sècheA cause des effets des canicules sur le Rhin et le Danube, le prix du transport fluvial explose en Allemagne
Les longues barges transportant des matières premières doivent réduire drastiquement leur chargement pour pouvoir circuler dans de faibles niveaux d'eau.