Axa commence à se tourner vers son nouveau plan quinquennal
Même si le secteur de l’assurance connaît depuis quelques mois un mouvement de consolidation nourri, Axa ne se lancera pas dans une opération de fusion-acquisition d’envergure. Henri de Castries, le PDG de l’assureur, l’a une nouvelle fois répété hier, lors de l’annonce des résultats semestriels. «Nous n’avons pas besoin de faire des opérations de croissance massives. Ce que nous faisons de façon régulière, ce sont des opérations ciblées et nous entendons bien continuer à le faire», a insisté le dirigeant.
Cette stratégie de développement par petites touches vise notamment à accroître la présence d’Axa dans les pays émergents. Le groupe a par exemple annoncé début juillet le rachat à 100% de Commercial International Life Insurance Company (CIL), filiale commune du britannique Legal & General, qui en détenait 55%, et de Commercial International Bank, la première banque égyptienne du secteur privé en termes de prêts et de dépôts, pour un montant de 88 millions d’euros. Les nouvelles technologies, qui bousculent de plus en plus les modes de consommation des assurés et des épargnants, font également partie des priorités de l’assureur.
Les marchés en croissance et les nouvelles technologies devraient constituer la colonne vertébrale du nouveau plan stratégique quinquennal 2016-2020 que le groupe prévoit de dévoiler en juin 2016. Le précédent, Ambition Axa, s’éteindra en fin d’année. Ses objectifs paraissent aujourd’hui largement à portée de main de l’assureur. A six mois de l’échéance, le groupe a par exemple réalisé 1,8 milliard des 1,9 milliard d’euros d’économies visées au lancement du plan en 2011. De même, le RoE, qui était attendu entre 13% et 15% s’élevait à 16,1% à la fin du premier semestre 2015.
«Bien que reconnaissant que la croissance de 12% des résultats sous-jacents au premier semestre 2015 vient de la faiblesse de l’euro [hors effet de change, la hausse retombe à 2%], nous estimons que la stratégie de croissance d’Axa est en avance sur celles de la plupart de ses concurrents, grâce à l’attention portée sur les marchés émergents, l’innovation produit et la réduction des coûts», admettent les analystes de Société Générale.
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