La banque mobile a enregistré une perte nette consolidée de 166 millions d’euros en 2021. Elle veut développer le multi-équipement de sa clientèle pour atteindre l'équilibre.
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Aurélie Abadie
Orange Bank compte accélérer son développement sur le continent africain.
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Photo Orange.
Orange avait promis de « réduire substantiellement les pertes »de sa banque mobile en 2021. De fait, sa perte nette a été réduite de 13,5% l’an dernier, révèlent les comptes consolidés de la Compagnie Financière d’Orange Bank, holding détenant la banque de l’opérateur télécoms et la néo-banque pour les professionnels Anytime rachetée en janvier 2021. Elle s’élève à 166,2 millions d’euros pour l’année 2021, un montant dévoilé sur le Bulletin des annonces légales obligatoires (BALO) du 5 août. Depuis son lancement en 2017 grâce à l’acquisition d’une participation majoritaire dans Groupama Banque, la banque d’Orange n’a cessé d’accumuler les pertes. Sur les quatre derniers exercices, elles ressortent à 809 millions d’euros.
Autant de capital injecté que de pertes
Pourtant, Orange continue d’investir dans sa banque mobile. En incluant la dernière augmentation de capital en octobre 2021, l’opérateur télécoms aura, au total, injecté 847 millions d’euros dans Orange Bank. Presque autant que ses pertes.
Le groupe de télécoms vise à atteindre le point mort dans les services financiers en 2024, révèle son rapport annuel. Orange Bank revendique, à fin juin, 1,9 million de clients en France et en Espagne (en excluant un stock résiduel de 250 000 clients de Groupama Banque n’ayant pas migré vers l’offre Orange Bank) et 800 000 clients en Côte d’Ivoire où elle a lancé en juillet 2020 une offre de micro-crédit et d’assurance. L’opérateur télécoms, qui s’est développé sur le paiement mobile en Afrique via Orange Money, compte d’ailleurs accélérer sur le continent. Orange Bank Africa, une entité régulée en Afrique de l’Ouest avec un agrément local, a « vocation à s’étendre au Sénégal, au Mali et au Burkina Faso », affirme Orange.
En Europe, le projet One bank vise à unifier les banques française et espagnole. Cela permettra de faire des économies substantielles sur l’informatique mais aussi de se rendre «plus agile» pour «mieux développer l’offre de produits», explique une source proche à L’Agefi. C’est précisément en multi-équipant sa clientèle pour doper ses revenus que Orange Bank veut atteindre l'équilibre.
Après le rachat d’Anytime et le partenariat avec la fintech Younited sur le crédit à la consommation, elle se cherche un nouveau partenaire… dans l’assurance, pour élargir la gamme. Groupama a souhaité, de son côté, se désengager du capital de la banque. L’assureur mutualiste, qui a revendu sa part de 22% à Orange, maintient toutefois son partenariat commercial. Il prolonge jusqu’en 2028 l’exclusivité accordée à Orange Bank pour la banque au quotidien et le crédit à la consommation.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
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