A l’occasion de l’actualisation semestrielle de son document de référence, le groupe pointe en particulier l’incertitude sur les réponses des régulateurs.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Julien Beauvieux
En mai 2018, les salariés d’Arkéa manifestaient pour demander leur indépendance par rapport au Crédit Mutuel.
-
JaimeArkea/Isabelle
Deux mois après avoir présenté son schéma de sortie du groupe Crédit Mutuel, Arkéa s’est plié au traditionnel exercice d’actualisation de son document de référence. Alors que les conseils d’administration de chacune des caisses locales devront se prononcer cette automne sur la désaffiliation du reste du groupe, Arkéa y liste les différents risques théoriques liés à l’exécution de ce projet. Le document, qui intègre aussi une présentation des solides résultats du premier semestre 2018, pointe en particulier l’incertitude sur l’obtention et le délai des réponses des régulateurs.
«Du fait de son caractère inédit, Crédit Mutuel Arkéa ne peut garantir que le projet sera conduit à son terme, qu’il ne devra pas faire l’objet de modifications majeures par rapport à ce qui était initialement prévu ou [si] des difficultés nouvelles émergent lors de sa mise en œuvre», résume le document. Dans le cadre de sa nouvelle organisation, qui remplacera les caisses locales par des sociétés coopératives locales sans prérogatives bancaires, jumelées avec des agences bancaires dépendant de l’entité centrale Arkéa, le groupe devra mettre à jour son agrément bancaire auprès de l’ACPR et de la BCE. Arkéa devra aussi faire homologuer son modèle interne par la BCE, et éventuellement gérer la transition en revenant à un modèle standard, plus coûteux en capital.
Le document aborde aussi les risques sur les parts sociales, que le groupe Arkéa émet pour se financer en tant que groupe bancaire coopératif. Si les parts émises par le passé ne pourront pas faire l’objet d’un remboursement anticipé, la perte de l’agrément bancaire collectif de chacune des anciennes caisses locales pourrait les mettre dans l’incapacité d’émissions futures. «Un schéma d’émission est en cours d’étude avec l’ACPR et la BCE. Il n’existe aucune certitude sur le fait que le schéma proposé soit accepté par les autorités», indique le document de référence.
Le document liste par ailleurs plusieurs incertitudes concernant le vote à venir des conseils d’administration des caisses locales, qui doit ensuite ouvrir la voie à un vote de leurs sociétaires pour modifier les statuts. Les caisses locales qui décideraient de rester dans l’aventure Crédit Mutuel pourraient, de leur côté, prétendre à un remboursement des actions qu’elles détiennent dans le capital social d’Arkéa, au nominal. Le document mentionne enfin des risques de contentieux, le groupe Crédit Mutuel exigeant notamment la rétrocession «d’une partie» des 3,5 milliards d’euros de réserves d’Arkéa.
Le conseil d’administration de la banque siennoise a approuvé une double offre visant Banca Generali et Banco BPM, afin de contre-attaquer l’OPA de sa concurrente Intesa Sanpaolo. Le nouveau groupe aurait une capitalisation de 70 milliards d’euros.
Le rachat de la banque régionale américaine sera finalisé ce jeudi 20 août. Avec cette opération, Santander entend changer d’échelle et rivaliser avec les géants du secteur.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon