La liste des candidats à la tête de BPCE s’allonge

le 21/09/2022

Le directeur général de la Bred, Olivier Klein, brigue le poste de président du groupe mutualiste.

BPCE va devoir mettre en oeuvre de nombreuses réorganisations internes.
L’actuel président, Laurent Mignon, quittera ses fonctions d’ici janvier.
(RK)

Le départ de Laurent Mignon de la tête de BPCE a ravivé des ambitions. Olivier Klein, l’actuel directeur général de la Bred a l’intention de briguer le poste, a appris L’Agefi. Cette candidature est une surprise car les statuts de BPCE fixent à 65 ans l’âge maximum du président du directoire, un âge que vient tout juste d’atteindre Olivier Klein. Ce point n’est cependant pas rédhibitoire et il est tout à fait possible d’aménager les statuts de la banque en cas de besoin.

Ce n’est pas la première fois que le dirigeant de la Bred est donné candidat pour cette fonction, mais ses arguments pourraient, cette fois, être écoutés. Avant de diriger la plus grande banque commerciale du groupe BPCE, Olivier Klein a en effet occupé des postes aux Caisses d’Epargne puis à l’organe central où il a été directeur général en charge de la banque commerciale et des assurances. Il connait donc très bien toute la complexité du groupe. Formé à l’Ensae, professeur à HEC où il a aussi été élève, il bénéficie d’une expérience aussi bien sur le plan organisationnel que sur des sujets beaucoup plus macroéconomiques. Un avantage à l’heure où la récession menace en zone euro.

Un siège à la Bred

Les autres candidats à la présidence de BPCE vont devoir se déclarer dans les prochains jours pour présenter leur projet pour la banque au Conseil de surveillance. En interne, certains noms circulent depuis les premières heures qui ont suivi le départ de l’actuel président. Nicolas Namias, directeur général de Natixis, membre du directoire de BPCE et Daniel Karyotis, directeur général de la Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes, et ancien directeur financier du groupe BPCE – un poste que Nicolas Namias a aussi occupé – font figure de favoris. « Mais un retournement de situation n’est pas impossible », déclare une source à L’Agefi.

Les grandes manœuvres ont donc bel et bien commencé dans la banque mutualiste. Et même si son président est choisi rapidement, elles pourraient ne pas s’arrêter de sitôt. La candidature d’Olivier Klein ne fait en effet pas oublier que le mandat de celui-ci à la tête de la Bred s’achève en mai 2023. Le poste attire et des candidats pourraient bien avoir envie de sortir du bois.  

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