La perspective d’un accord pour mettre fin à la paralysie budgétaire aux Etats-Unis a ravivé l’appétit pour le risque, notamment sur la Bourse new-yorkaise après une semaine volatile en raison des craintes relatives aux valorisations dans la tech et à la rentabilité des investissements dans l’IA. La bulle peut gonfler avant d’éclater.
Avec les émissions d’Alphabet et de Bristol Myers Squibb, les groupes américains ont bouclé une semaine record et confortent leur place de premier émetteur sur ce marché, où les conditions de financement restent favorables.
Les Etats, les groupes financiers et les corporates ont émis 6.000 milliards de dollars d’obligations cette année sur les marchés publics, dépassant déjà le précédent record de 2024. Les investissements dans l’intelligence artificielle et le retour des fusions-acquisitions ont soutenu l’activité.
Après l’Angola et le Kenya en octobre, le Nigeria a émis cette semaine 2,35 milliards de dollars d’obligations. Le Congo a placé une obligation avec un rendement de près de 14%. Ces émetteurs souverains profitent de la forte demande des investisseurs dans un contexte de spreads serrés.
L’institution monétaire a laissé son taux directeur inchangé à 4%, comme attendu, lors d’une réunion plus disputée que prévu, mais elle a ouvert la voie à une prochaine baisse si la désinflation se confirmait.
Le crédit est devenu très sensible aux mouvements marqués sur les actions, notamment lors des publications de résultats. Ce n’est pas toujours justifié. Les valorisations serrées et les stratégies de couverture contribuent à cette plus grande corrélation.
La maison mère de Google a réalisé une deuxième transaction obligataire de 6,5 milliards d’euros cette année sur le marché euro, en parallèle d’une émission de 15 milliards de dollars. La forte demande de crédit connaît aussi son «moment IA».
Après un début de mois chaotique, et en dépit de nombreux risques, nouveaux ou déjà présents, la plupart des actifs financiers ont progressé le mois dernier.
Le Panel Crédit de L’Agefi reste neutre alors que les spreads sont historiquement serrés sur le segment investment grade. L’objectif est désormais de conserver les gains de l’année.