Le discours du président américain sur l’état de l’Union avait pour objectif de renverser la tendance des sondages qui ne lui sont pas favorables à huit mois des élections de mi-mandat. Le pouvoir d’achat reste au cœur des préoccupations des Américains.
Entre des spreads records sur les nouvelles émissions et les propositions pour améliorer leur fonctionnement, les dettes Additional Tier 1 (AT1) continuent d’animer les discussions sur les marchés du crédit.
La présidente de la BCE, Christine Lagarde, craint de nouvelles perturbations après la réaction de Donald Trump à la sanction de la Cour suprême. Pour l’Europe, où la ratification de l’accord commercial de 2025 a été gelée, l’effet des tarifs douaniers américains s’apparente à un choc de demande négatif.
L’économie américaine a moins progressé que prévu au quatrième trimestre, sous l’effet particulier de la fermeture de l’administration («shutdown») pendant 43 jours. Le PIB a tout de même progressé de 2,2% en 2025, un rythme annuel encore très correct soutenu principalement par la consommation et les investissements.
En jugeant illégaux les droits de douane réciproques de Donald Trump, la Cour suprême américaine a créé le choc et limité la principale arme de dissuasion économique du président. Washington a annoncé une barrière tarifaire temporaire de 15% pour tous les pays, qui ouvre une nouvelle période d'incertitude.
Après les sommets historiques de 2022-2023, les cours ont connu une phase de normalisation sur le blé et le maïs, et la bonne campagne 2025-2026 continue à tirer les prix vers le bas. Malgré des tensions persistantes sur les marchés plus financiarisés, et un coût des intrants toujours élevé pour les agriculteurs européens.
Un motif de satisfaction provient de la poursuite de la dynamique sur les grandes transactions en janvier. Celles-ci ont également commencé à se reprendre au niveau européen.
L’institution de Francfort a annoncé vouloir proposer au troisième trimestre un dispositif plus efficace et plus flexible des lignes «repo» en euros, avec un accès permanent pour un large éventail de banques centrales. De quoi potentiellement renforcer l’attrait de la monnaie unique.