Preuve que l’industrie du rehaussement de crédit recèle encore des opportunités, Berkshire Hathaway a assuré hier sa première émission, pour le compte de la ville de New York. Le bras armé du milliardaire Warren Buffett, qui a créé à cet effet une filiale, a décroché fin décembre une licence pour entrer sur le marché américain des obligations municipales, cœur de métier des assureurs monoline. La société compte démarrer ses activités dans d’autres Etats américains, mais restera à l'écart du secteur immobilier.
L’opérateur boursier a engagé des discussions en vue du rachat de l’American Stock Exchange pour un montant susceptible d’atteindre 350 millions de dollars (239 millions d’euros), rapporte le journal citant des sources proches du dossier. Un éventuel rachat de l’Amex renforcerait les activités de Nyse Euronext sur le marché en forte croissance des options.
Le fonds de private equity américain a indiqué à la banque d’affaires qu’il était prêt à offrir 1,6 milliard de livres (3,1 milliards de dollars) soit 11 livres sterling par action pour l’acquérir. En novembre, Cenkos Securities n’avait offert que 950 pence par action. Toutefois, les discussions n’en sont qu’à leur stade préliminaire.
Les deux banques américaines, chacune avec un nouveau directeur général à leur tête, négocient l’entrée au sein de leur capital de nouveaux investisseurs stratégiques internationaux. Selon le quotidien, Merrill Lynch pourrait ainsi collecter 3 à 4 milliards de la part d’un fonds gouvernemental moyen-oriental, tandis que Citigroup recevrait quelque 10 milliards de dollars de la part de gouvernements étrangers. Cette injection de capitaux semble devoir attirer l’attention des autorités américaines, du fait d’un contrôle que pourrait conjointement exercer de fait les fonds souverains, une perspective que Washington souhaite écarter.
La banque américaine en difficultés et le gestionnaire alternatif Fortress Investments ont tenu des discussions préliminaires en vue d’un rapprochement au cours des semaines précédant la démission de James Cayne en tant que directeur général de Bear Stearns. Un signe clair selon le quotidien de la pression subie par le dirigeant pour trouver une issue, par le biais notamment d’un partenaire financier.
Le groupe allemand qui a filialisé sa branche tourisme fusionnée avec First Travel réfléchit à se concentrer sur le transport maritime. Selon le journal, Michael Frenzel, négocierait une fusion avec l’armateur de Singapour, Neptune Orient Lines (NOL), qui travaille sous les marques APL et APL Logitics.
La banque d’investissement de Wall Street entend bien investir quelque 300 millions de dollars au sein d’un fonds de private equity de 2 milliards de dollars, Hopu Fund, mis en œuvre avec son partenaire chinois Fang Fenglei, président de la coentreprise locale de Goldman Sachs. Temasek contribuerait à hauteur de 1 milliard de dollars au fonds.
ArcelorMittal a annoncé mercredi un accord en vue d’acquérir Unicon, le premier fabricant de tuyaux en acier soudé du Venezuela.Le montant de la transaction n’a pas été précisé. Dans un communiqué, le numéro un mondial de l’acier a indiqué qu’Unicon était présent dans les secteurs pétrolier, industriel et de la construction, au plan national comme international.
L’indice iTraxx Crossover, un des baromètres du sentiment du marché du crédit, a franchi mercredi le seuil symbolique des 400 points de base après la chute de Wall Street la veille. Vers 11h10, l’indice constitué des 50 titres notés les plus «junks», est monté à 402 points de base, soit 11 points de base de plus que mardi soir, précise un trader. L’indice des obligations notées en catégorie investissement iTraxx Europe était pour sa part en hausse d’environ cinq points de base à 66,25, indique le trader. «On voit passer un volume correct, notamment via les indices. Tout ça, c’est à cause du Dow la nuit dernière. Le Dow a perdu 5,5% sur les cinq dernières séances, ce qui ne s'était jamais vu pour un début d’année», souligne-t-il.
Le déficit commercial de la France s’est creusé de plus d’un milliard d’euros en novembre pour atteindre un record de 4,792 milliards d’euros, sous le coup d’un fléchissement général des exportations et d’une hausse des importations, selon les chiffres publiés mercredi par les Douanes. Ce chiffre, en données corrigées des variations saisonnières, se compare à un solde négatif de 3,626 milliards en octobre (révisé de 3,637 milliards).
Eurotunnel a demandé à ses banquiers de préparer des documents pour une augmentation de capital d’un milliard d’euros, rapporte le Daily Telegraph. L’opérateur du tunnel sous la Manche a engagé Goldman Sachs et Lazard, précise le quotidien britannique.
ERDF, détenue à 100% par EDF, gère de manière autonome, depuis le 1er janvier, les activités de distribution et doit, aux termes de la loi, garantir l’accès au réseau pour les clients, qui sont 32 millions, comme pour les producteurs d'électricité, qui sont au nombre de 5.000. Son chiffre d’affaires est d’environ 11 milliards d’euros.
Le Centre technique des institutions de prévoyance communiquera d’ici fin janvier à ses membres des recommandations ayant trait à la gouvernance des groupes de protection sociale. Le texte, qui fait suite au rapport Laigre-Langlois, porte notamment sur le fonctionnement du conseil d’administration.
Marks & Spencer, premier distributeur textile britannique, voit son cours dévisser en Bourse ( -16,2% à 422 pence en fin de matinée) après l’annonce de ventes décevantes durant son troisième trimestre. M&S a fait état d’une baisse de 2,2% de ses ventes en Grande-Bretagne pour la période de trois mois close le 29 décembre à nombre de magasins comparable. Les ventes hors rayons alimentaires ont reculé de 3,2% et l’alimentaire a fléchi de 1,5%. «Le marché a ralenti et nous sommes préoccupés par l’atonie du marché. Nous pensons que 2008, et peut-être aussi la première moitié de 2009, vont être difficiles», a déclaré le patron du groupe, Stuart Rose. Les ventes au détail britanniques ont connu en décembre leur rythme le plus faible depuis mars 2006. Il s’agit du plus mauvais Noël pour la distribution depuis trois ans.
Siemens est en baisse en Bourse sur des rumeurs de «profit warning» pourtant démenties par le groupe.En fin de matinée, la valeur perd 4,9% à 98,55 euros dans un marché en repli de 0,4%.
Lenovo, qui a racheté l’activité ordinateurs personnels de l’américain IBM en 2005, s’est dit à l’abri du ralentissement économique aux Etats-Unis, ce qui ne l’a pas empêché de chuter à la Bourse de Hong Kong. Lenovo, qui a perdu 35% de sa valeur boursière depuis novembre, a fini en repli de 10,37% à 5,88 dollars de Hong Kong.
Sodexho a annoncé mercredi des ventes meilleures que prévu sur son premier trimestre de l’exercice 2007-2008 mais, en Bourse, son titre dévisse car l’exposition du groupe aux Etats-Unis, où il réalise 40% de ses ventes, inquiète le marché. En fin de matinée il perdait 4,14% à 36,36 euros.
Les ventes au détail en Allemagne ont baissé en novembre pour le deuxième mois consécutif, alors que les économistes avaient tablé sur un rebond, selon les chiffres provisoires publiés mercredi par l’Office de la statistique. Elles ont baissé de 1,3% en novembre sur un mois en données réelles CVS/CJO et elles affichent un recul de 3,2% en rythme annuel, précise l’OFT.
En effet, si la volonté du président de la République est claire, les modalités pratiques le sont beaucoup moins. « Cette déclaration d’intention, sur une des priorités du gouvernement, constitue une bonne nouvelle, confie un expert. Toutefois, il faut laisser le temps de la législation et de la clarification ». D’ailleurs, en l’absence de précisions, les analystes peinent à chiffrer le gain potentiel pour les chaînes de télévision privées.
Moody’s, Standard & Poor’s et DBRS ont annoncé d’importantes suppressions d’effectifs. La conséquence de la crise de crédit et du fort ralentissement qu’elle entraîne sur les émissions de produits structurés complexes dont les agences de notation avaient fait le moteur de leur croissance.
Malgré l’affaire EADS, l’Elysée veut faire de la Caisse des dépôts le bras armé du patriotisme économique pour défendre les entreprises face aux fonds.
La société regroupe ses activités françaises avec son intermédiaire Europay France, détenu majoritairement par le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel. MasterCard souhaite agrandir sa part de marché en proposant des produits monétiques innovants et internationaux.