Londres entend clarifier les règles de cotation pour tenir son rang
En termes de transparence financière, les règles de cotation se doivent de répondre aux attentes à la fois des émetteurs et des investisseurs, dont les souhaits de communication peuvent parfois diverger. La Financial Services Authority (FSA) se penche sur ce dilemme, renforcé par l’orientation internationale de la Bourse de Londres. L’autorité de marché a lancé cette semaine une consultation publique, pour laquelle les commentaires sont les bienvenus pendant trois mois, concernant une prochaine évolution de la classification de cotation au sein du London Stock Exchange (LSE).
La consultation doit, dans ce contexte, insiste la FSA, mettre en évidence « comment les règles de cotation peuvent soutenir au mieux la compétitivité des marchés de capitaux britanniques, tout en assurant de façon appropriée la protection des investisseurs ». Il s’agit notamment de mettre en question les appellations de marchés « primaire » et « secondaire ». Les règles d’accession au premier apparaissent plus strictes que les normes européennes, alors que le second impose les minima européens. Les sociétés britanniques ont l’obligation d’entrer au marché primaire, alors que les sociétés étrangères ont le choix.
Sur ce marché même, ces dernières ne répondent pas aux mêmes règles que les britanniques. Elles doivent dire si elles répondent aux règles de leur pays d’origine et expliquer comment ces règles diffèrent de la réglementation outre-Manche. La FSA pourrait par ailleurs renoncer à une classification « officielle » des GDR (global depositary receipt).
Autant de suggestions visant à restaurer la totale crédibilité du marché et poursuivre la marche en avant avec des émetteurs de tous horizons géographiques conscients des règles du jeu et n’optant en aucune manière pour Londres par défaut. Le responsable de la réglementation au LSE, Adam Kinsley, s’est félicité de constater que la FSA reconnaissait l’attrait que peut constituer pour les groupes internationaux l’existence de règles distinctes, répondant à divers degrés d’acceptation du risque. Il est vrai que la place de New York a pâti d’une réglementation Sarbanes-Oxley contraignante, au bénéfice de Londres, première destination des IPO étrangères. Un obstacle que le Nyse a cherché en partie à surmonter en acquérant Euronext, alors que le Nasdaq a échoué aux portes du LSE pour finalement s’engager auprès de l’OMX scandinave.
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