Les résultats de Genentech soutiendront ceux de Roche, sa maison mère
Déception et interrogations : Genentech, la filiale américaine de Roche a publié des résultats mitigés pour le quatrième trimestre 2007. Comme toujours, les observateurs se sont focalisés sur les ventes de l’Avastin - le traitement des cancers du côlon et des poumons - qui représentent 20 % du chiffre d’affaires global de la biotech. Or, ces ventes sont ressorties en hausse de 23 % à 603 millions de dollars, en deçà des 616 millions anticipé par le consensus.
« Ce que tout le monde regarde c’est le chiffre de l’Avastin et il a été plutôt léger, commente Chris Raymond, analyste chez Robert Baird. Mais cela reste encore un médicament à forte croissance, le moindre petit raté tend à provoquer des réactions disproportionnées ». Pourtant, les doutes pèsent sur ce traitement du cancer. Le comité d’experts de la FDA avait rejeté début décembre (à cinq voix contre quatre) la demande d’homologation de l’Avastin contre les cancers du sein à un stade avancé. La FDA doit se prononcer avant la fin février. De plus, les analystes soulignent la croissance limitée à 7 % des ventes américaines de Genentech, « la première croissance à un chiffre depuis plusieurs années », rappellent les analystes de Raymond James.
Néanmoins, sur le quatrième trimestre 2007, le chiffre d’affaires de Genentech a crû de 9 % à 2,96 milliards de dollars, et le bénéfice net de 6,4 % à 632 millions. Cette publication « constitue un signal positif pour l’amélioration de la marge opérationnelle du suisse (+3,7 points attendus soutenus par l’amélioration de 2,1 points de Genentech en année pleine) », souligne Aurel. Le courtier rappelle que Genentech représente 26 % de la capitalisation de Roche, 27 % de son chiffre d’affaires pharma et 35 % de son résultat opérationnel pharma. D’ailleurs, CM-CIC Securities juge la « bonne publication avec des ventes d’Avastin toujours soutenues et une nouvelle amélioration de la profitabilité […] plutôt de bon augure pour Roche », qui publiera ses résultats le 30 janvier prochain.
« Le problème est que Genentech n’est pas en mesure aujourd’hui de prédire un redressement, notamment face à l’inconnue » de l’homologation pour le traitement du cancer du sein pour Avastin, écrit Raymond James. « Un condensé des questions qui se posent également pour Roche dans son ensemble : quelles marges et quels résultats face à une décélération quasi inéluctable des revenus et quel bilan ? »
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