Dreamnex veut poursuivre activement sa politique d’acquisition
La société vise un accroissement de sa rentabilité avec une marge opérationnelle de 18 % en 2007
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Moins d’un an après son introduction sur l’Eurolist C qui lui avait permis de lever 14,5 millions d’euros, le groupe spécialisé dans la vente de produits et de contenu adulte a déjà sensiblement changé de taille grâce à trois acquisitions menées tambour battant. Après le rachat de Think Multimedia et Open Axe pour 8,7 millions d’euros en mai dernier, Dreamnex a réussi une opération significative en mettant la main en décembre sur le belge Enjoy (CA 2007e : 38 millions d’euros, Ebit : 5,5 millions d’euros) pour un prix compris entre 42 et 45 millions d’euros.
A l’occasion de la signature de ce dernier rachat, la direction a précisé disposer d’une « trésorerie confortable qui va lui permettre de poursuivre sa stratégie de consolidation du secteur ». Le PDG Patrice Macar nous a indiqué qu’actuellement son groupe disposait encore de 20 millions d’euros de trésorerie qui sera réduite à 8 millions après le virement cette semaine de 12 millions à Enjoy. Ce rachat lui permet de récupérer les 9 millions d’euros de cash. Patrice Macar devrait encore verser entre 5 et 6 millions l’an prochain et la même somme en 2010, «ce qui correspond au cash que va dégager la structure», précise-t-il. Si la priorité du groupe reste de consacrer 2008 à la mise en place de complémentarités avec Enjoy, Patrice Macar se veut toujours offensif en termes de croissance externe, de nouvelles annonces dans ce sens devraient avoir lieu cette année. « Nous étudions actuellement un dossier dans chacune des catégories que nous couvrons : vente de produits, rencontre, mobile, webcam. » Ainsi, dans le domaine de la rencontre où Dreamnex est déjà présent via son offre Weflirt, le management regarde une société positionnée à la fois sur la rencontre de charme mais aussi plus conventionnelle. Sur le mobile, une société serait considérée comme « très intéressante » par le dirigeant. Ce dernier compte poursuivre sa politique d’un paiement de 2/3 en cash et 1/3 en titre (Enjoy : 67 % en numéraire, et de 33 % en actions) mais la baisse actuelle du cours de son titre l’incite à la prudence, « je réfléchis à laisser du capital aux fondateurs des futures sociétés acquises ». En attendant, Patrice Macar mise toujours sur un exercice marqué par un accroissement de la rentabilité en visant une marge opérationnelle de 18 % en 2007.
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