Pardus accroît son exposition à Valeo, sans toutefois monter au capital
Pour couper court à toute rumeur de difficultés financières à la suite de la crise des subprimes et de sortie partielle ou totale de Valeo, Pardus vient de réaffirmer son intérêt pour l’équipementier automobile.
Le fonds d’investissement américain, premier actionnaire de Valeo avec 19,7 % du capital, a décidé de renforcer son « exposition économique », « convaincu du potentiel de l’entreprise et considérant le cours de Bourse actuel de l’action ». Une bonne nouvelle pour l’action Valeo. Mais surtout pour Pardus. Alors que le titre Valeo évolue autour de 25 euros, proche de ses plus bas historiques, le fonds pourrait ainsi réduire ses pertes. « Pardus est déjà en perte de 25 % sur son investissement dans Valeo », confie un analyste. Sans compter qu’au niveau actuel, « d’autres actionnaires activistes, tel Guy Wyser-Pratte, pourraient monter au capital », ajoute un expert.
Plutôt que d’accroître sa participation au capital, Pardus a choisi « des options dont le règlement ne peut intervenir qu’en numéraire (cash settled options) portant sur approximativement 10 % du capital de Valeo ». Un choix qui laisse croire à un manque de capacité de financement de Pardus, même s’il devra payer un coût pour l’opération. « Ces options, conclues avec Morgan Stanley, ne donnent à Pardus aucun droit sur les titres sous-jacents », précise Pardus. Morgan Stanley a franchi en hausse le 19 décembre dernier le seuil de 10 % du capital de Valeo et détient 11,11 % du capital et 10,90 % des droits de vote. La banque américaine a déclaré ne pas avoir l’intention d’acquérir le contrôle de Valeo, ni même d’obtenir une représentation au conseil.
« Si jamais le titre Valeo continuait à baisser, le coût serait élevé pour Pardus, avec un risque de cessions de blocs d’actions, entrainant la chute du titre Valeo, échafaude un analyste. En cas contraire, Pardus pourrait racheter les titres à Morgan Stanley avant l’AG ». D’ailleurs, « plus on va se rapprocher de l’assemblée générale de Valeo en mai prochain, plus on va entendre parler de Pardus », anticipe un expert. De fait, l’an dernier, le fonds d’investissement s’était vu refuser les huit sièges demandés. En novembre dernier, il était reparti à l’attaque en demandant un siège au conseil et une réunion sur les orientations stratégiques de l’équipementier.
Si Pardus assure réitérer ainsi sa confiance dans Valeo, ce dernier se refuse à tout commentaire.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIATETF : une croissance record portée par les ETF actifs
Le marché européen des ETF confirme son dynamisme début 2026. La montée en puissance des ETF actifs illustre des allocations de plus en plus différenciées. -
Le projet de Bill Ackman pour Universal Music semble mort-né
Pershing Square, le fonds du milliardaire, a cédé pour 250 millions d’euros de titres de la major musicale et aurait mis en vente la totalité de sa participation après que son offre a été rejetée par Bolloré. -
Elis fait évoluer son directoire
L'actuel directeur général ajdoint en charge des opérations, Yann Michel, prendra en septembre la place de Matthieu Lecharny, ce dernier n'ayant pas sollicité le renouvellement de son mandat. -
SpaceX veut se valoriser à plus de 1.750 milliards de dollars
Le groupe a fixé à 135 dollars par action le prix de son introduction en Bourse, une opération pour laquelle il prévoit de lever 75 milliards de dollars. La taille de l'IPO pourrait même être portée à 86 milliards en cas de souscription d’une option de surallocation. -
Le risque pays fait tache d’huile du Golfe persique au reste du monde
Le baromètre d’AU Group pointe qu’en l’absence de perspectives de résolution du conflit, « le risque d'une crise financière d'ampleur ne peut plus être écarté ». -
Avec Ona Therapeutics, Mérieux Equity Partners parie sur la nouvelle vague anticancer
Le gérant soutenu par l'Institut Mérieux co-dirige une levée de 86,6 millions de dollars pour financer la biotech barcelonaise Ona Therapeutics, qui développe de nouveaux conjugués anticorps-médicament (ADC) - un domaine très recherché par les grands laboratoires.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond en mai
- L’AMF s’apprête à clarifier les obligations des sociétés de gestion en matière de rémunération des distributeurs
- LBP AM et La Financière de l’Echiquier annoncent leur projet de fusion
- Sanso Longchamp AM gagne pour la première fois l'Alpha League Table
- La BCE s’inquiète du levier des hedge funds sur les marchés obligataires
- James Reynolds (GSAM International) : «Il y aura une dispersion croissante des performances en crédit privé»
Contenu de nos partenaires
-
HorlogerieLes horlogers jouent les outsiders à la Milan Design Week
De nombreuses marques de montres se sont invitées au dernier Salone del Mobile, habituellement la chasse gardée des fabricants de meubles. -
Le cercle des initiésIA : l'argent coule à flots, une concentration inédite
L’Agefi et l’Opinion passent toutes les semaines au laser des entreprises ou des secteurs qui ont fait l’actualité -
HorlogerieMontblanc ou l’art d’écrire le temps
Fondée à Hambourg en 1906, la Maison s’est rendue célèbre grâce à un stylo plume révolutionnaire avant de s'imposer comme une marque de luxe globale. Avec la création de sa division horlogère en 1996, Montblanc a aboli les frontières entre ses différents univers d’excellence pour inventer de nouveaux garde-temps et continue d’écrire sa success-story.