De 22,6 % en 2006, elles ont grimpé à 24,8 % pour les fusions-acquisitions annoncées début 2008, selon des données de Thomson Financial. Dans le cas de Reed Elsevier, qui a annoncé hier le rachat de ChoicePoint pour 4,1 milliards de dollars, la prime se monte même à 50 %.
Les événements récents ont ainsi montré que les stress tests devraient aussi prendre en compte les implications liées à de plus fortes turbulences, par exemple des événements affectant plusieurs marchés ou devises simultanément, ainsi que «la combinaison de chocs spécifiques et de marchés qui intègrent les réponses comportementales des autres banques touchées». Le rapport souligne en outre la nécessité d’une meilleure prise en compte des stress tests dans les plans de financement de crise qui devront néanmoins être modifiés, entre autres en ce qui concerne le choix des instruments (l'évaluation de la liquidité de certains produits structurés a été « excessivement optimiste ») et la préparation des plans (dans certains cas, la documentation juridique n’était pas en place). Le rapport relève toutefois que les plans ont souvent bien fonctionné dans les grands établissements en raison de la diversité de leurs sources de financement.
Troisième opération de mezzanine « sponsorless » (sans recours aux fonds propres d’un fonds de LBO) pour ActoMezzanine, dont le premier véhicule est déjà investi à près de 40 %. La filiale de Finama Private Equity a apporté à Vignal Systems une douzaine de millions en fonds propres (contrôlant ainsi 40 % du capital), permettant à Jean-Louis Coutin de reprendre le contrôle de son entreprise avec l’aide d’une demi-douzaine de cadres dirigeants. La valeur d’entreprise est comprise entre 35 et 40 millions d’euros. La dette, qui représente entre 60 % et 65 % de ce montant, comprend un financement mezzanine de 12 à 13 millions d’euros. Celui-ci est composé d’une mezzanine senior, remboursable in fine, et d’une mezzanine junior, dont les intérêts sont pay in kind (payables en cash ou en titres). Les deux bénéficient également de bons de souscription en action.
En acquérant SGCC, MSC (principale société de la holding Tiama, aux côtés d’Edixia) a permis à LBO France de refinancer la dette de Tiama (qui présente désormais un levier inférieur). Aujourd’hui, les dirigeants des trois spécialistes dans les instruments de contrôle dans l’industrie du verre en détiennent 30%. L’opération fut «sportive» : au moment où LBO France acquérait MSC-Tiama auprès de 3i durant l’été 2007, plusieurs fonds ayant échoué à cet appel d’offres proposèrent à Atria de céder SGCC. Ne voulant pas rater l’occasion mais accaparés par leur propre opération, les dirigeants de MSC et LBO France ont redoublé d’efforts et finalement déposé une offre, deux mois après les autres prétendants. Concurrents mais ayant des objectifs complémentaires, MSC et SGCC ont dû mettre en place un processus de dataroom dans lequel les protagonistes s’échangeaient simultanément le même niveau d’information.
L'établissement français veut développer sa présence en Europe, au moment où on lui prête de nouvelles dépréciations. Une stratégie qui ne fait pas l'unanimité
Dans le cadre d’un appel d’offres pour lequel étaient en lice fonds d’investissement et acteurs industriels, Spef LBO, filiale de Natixis Private Equity, a remporté la mise et réalisé une opération de management buy-in sur CFCA, groupe spécialisé dans la conception et la fabrication de câblages et faisceaux. Le fonds d’investissement a acquis auprès des deux précédents actionnaires (deux anciens cadres de CFCA) une part majoritaire dans la société, aux côtés d’un industriel, Oliver Schmeer. La banque Esperito Santo et de la Vénétie (BESV) a structuré l’ensemble de l’opération, l’option d’une syndication ayant été donnée mais n’étant pour l’heure pas prévue. A la suite de la restructuration de son capital, CFCA, qui enregistre une croissance à deux chiffres de son activité, bénéficiera d’une nouvelle impulsion pour poursuivre son expansion sur le marché de l’Europe de l’Est.
Pas de surprise pour ce qui est jusqu’à présent la plus grosse opération de LBO depuis le début de l’année en France : pressentis l’année dernière et présélectionnés fin décembre par Kesa Electricals, Colony Capital (spécialisé dans les deals à forte composante immobilière), Goldman Sachs Private Equity et Merchant Equity Partners (fonds britannique spécialisé dans la distribution) ont acquis le français But. La valeur d’entreprise pour la chaîne de 112 magasins d’ameublement, 4.000 salariés et environ 900 millions d’euros de chiffres d’affaires a été fixée à 550 millions d’euros. L’endettement est relativement important eu égard aux conditions de marché actuelles. Mais la composante immobilière marquée de la transaction, facilitant la mise en place de sûretés, est à même de rassurer les financiers. D’autant plus que Goldman Sachs intervient en fonds propres comme en dette…
Le bancassureur reste optimiste pour 2008, mais s’interroge sur les perspectives de sa filiale bancaire, en perte au quatrième trimestre sur fond de crise du crédit. Dresdner a d’ailleurs dû apporter hier son soutien à son conduit hors bilan K2, dont les actifs s'élèvent à 13,5 milliards d’euros.
Le journal rapporte ce matin que la banque suisse a contacté les dirigeants de plusieurs autres banques pour qu’ils rejoignent son conseil d’administration, et qu'éventuellement l’un d’entre eux remplace son actuel PDG, Marcel Ospel. Parmi les personnes contactées, il y a notamment le président de Barclays Michael Cohrs, le chef de la banque au niveau mondial de Deutsche Bank, ou bien encore le directeur général de Blackstone John Studzinski. Le journal précise que ces trois personnes ont décliné l’offre. Des investisseurs ont également indiqué au quotidien qu’UBS manquait de dirigeants avec une expérience dans le secteur des services financiers.
Le groupe de télécommunications allemand a finalisé la recherche d’un remplaçant à Klaus Zumwinkel en tant que Président de son Conseil de surveillance. Le poste serait confié à Ulrich Lehner, actuellement directeur général de Henkel. Une recherche qui avait été entamée bien avant l’annonce des soucis judiciaires la semaine passée de Klaus Zumwinkel, dont la retraite était proche.
D’après le journal économique, l’organisation allemande de régulation financière, la BaFin, a placé sous surveillance le Liechtenstein, à la suite des informations bancaires révélées aux authoritées allemandes faisant état de fuites fiscales. la BaFin s’intéresserait plus particulièrement au comportement des dirigeants des sociétés afin de savoir si celui-ci était convenable.
Le journal indique que le Conseil de surveillance du groupe allemand a acepté la proposition d’augmentation de capital qui lui avait été présentée. Par cette opération RWE espère financer de nouvelles acquisitions.
Le président du directoire d’Infineon, Wolfgang Ziebart, est sur le point d'être remplacé, rapporte le quotidien citant des sources non identifiées au sein du Conseil de surveillance du groupe allemand de semi-conducteurs. Le groupe a annoncé au début du mois que son activité de puces pour téléphones resterait déficitaire sur l’ensemble de l’exercice en cours. Son directeur financier Peter Fischl a en outre reconnu qu’Infineon pourrait être contraint de déprécier la valeur de sa filiale de mémoires Qimonda, déficitaire.
Selon le journal, les discussions entre les deux banques concernant une possible coopération ont cessé. La crise que traversent les marchés financiers actuellement et les changements de direction chez DNB NOR seraient les causes de cet arrêt, croit savoir le quotidien allemand.
La chaîne télévisée américaine a avancé que la banque serait sur le point d’annoncer la suppression de 10 % de ses effectifs en banque d’investissement, soit environ 200 personnes. Sans chiffrer son annonce, CNC a par ailleurs évoqué une opération similaire envisagée par Merrill Lynch, là encore dans le sillage de la crise des crédits hypothécaires à risque.
D’après le journal économique, l’organisation allemande de régulation financière, la BaFin, a placé sous surveillance le Liechtenstein, à la suite des informations bancaires révélées aux authoritées allemandes faisant état de fuites fiscales. la BaFin s’intéresserait plus particulièrement au comportement des dirigeants des sociétés afin de savoir si celui-ci était convenable.
Le journal indique que le Conseil de surveillance du groupe allemand a acepté la proposition d’augmentation de capital qui lui avait été présentée. Par cette opération RWE espère financer de nouvelles acquisitions.