Les événements récents ont ainsi montré que les stress tests devraient aussi prendre en compte les implications liées à de plus fortes turbulences, par exemple des événements affectant plusieurs marchés ou devises simultanément, ainsi que «la combinaison de chocs spécifiques et de marchés qui intègrent les réponses comportementales des autres banques touchées». Le rapport souligne en outre la nécessité d’une meilleure prise en compte des stress tests dans les plans de financement de crise qui devront néanmoins être modifiés, entre autres en ce qui concerne le choix des instruments (l'évaluation de la liquidité de certains produits structurés a été « excessivement optimiste ») et la préparation des plans (dans certains cas, la documentation juridique n’était pas en place). Le rapport relève toutefois que les plans ont souvent bien fonctionné dans les grands établissements en raison de la diversité de leurs sources de financement.
Les stress tests ont également sous-estimé les risques liés à l’apport de liquidités aux conduits et aux véhicules hors bilan. Les banques ont souvent oublié d’intégrer dans leur approche le risque de réputation qui les a parfois poussées à soutenir leurs véhicules d’investissement affiliés alors qu’elles n’y étaient pas obligées contractuellement parlant.
Le rapport souligne aussi la nécessité d’une meilleure coordination entre les fonctions de trésorerie et les lignes métiers afin d’assurer une meilleure appréciation des risques de liquidité potentiels.
De leur côté, les superviseurs ont un énorme chantier à mettre en œuvre, tant en termes de communication que de coopération. Le groupe de travail insiste sur l’importance d’une approche très déliée de la part des superviseurs afin de recueillir et d’analyser rapidement l’information supplémentaire une fois identifiés les points de stress. Les dispositifs de reporting en place pour le suivi du risque de liquidité sont en tout cas inadaptés en termes de contenu, de comparabilité et de timing. Outre la révision des recommandations mises en place en 2000, le groupe d’experts va poursuivre ses travaux et se pencher notamment sur les implications de la diversité des régimes nationaux de supervision de la liquidité.
Pour accéder au rapport de la BRI, cliquer sur le lien suivant :
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