La dégradation de la conjoncture économique et les ventes forcées de certains opérateurs conduiront à un nouvel écartement des marges. Après une fin d’année très dynamique, le marché primaire obligataire sera plus que jamais dépendant des conditions de marché.
Quand on lui demandait pourquoi il avait nommé comme premier président de la SEC Joseph Kennedy, expert en hautes et basses spéculations, Franklin Roosevelt répondait: «Il m’en fallait un de cette sorte pour attraper les autres.» De fait, le père du futur président assassiné allait faire remettre de l’ordre sur un marché dont il connaissait toutes les roueries. Hélas, ce temps n’est plus. Si l’affaire Madoff est un désastre pour l’industrie de la gestion, elle achève de déconsidérer cette tour de contrôle du marché. Pour rater un éléphant de cette taille s’ébrouant dans le corridor, il faut croire soit qu’elle est désormais peuplée d’enfants de chœur, soit déplorer sa malchance inouïe, soit admettre que son exceptionnel talent à regarder ailleurs, alors qu’elle a été plusieurs fois, et de sources variées, mise en garde sur le caractère anormal des performances affichées par Bernard Madoff, est suspect. Faut-il y voir l’effet d’une complaisance inavouée à l’égard d’un ancien président du Nasdaq que ses compétences et son entregent avaient mis dans les petits papiers du régulateur? Faut-il redouter pis? Quoi qu’il en soit, les investisseurs du monde entier, qu’ils aient ou non fait les frais de cette déconfiture, constatent que la première Place du monde dispose d’un système de régulation digne des meilleures années de la rue Quincampoix. Le tandem Obama-Geithner n’a pas de chantier de reconstruction plus important ni plus urgent.
Le groupe diversifié a mis en avant la faiblesse de ses stocks de ferrailles et l’effet des restructurations attendu sur les activités françaises de son pôle aéroportuaire
Selon le quotidien, France Télévisions prévoit dans son budget 2009 une perte nette de 94,6 millions d’euros pour des ressources publiques de 2,4 milliards, qui inclut 450 millions de compensation par l’Etat en lien avec la suppression des recettes publicitaires. A ce déficit s’ajouteront 40 millions d’euros de charges de transition qui concernent la transformation du groupe en entreprise unique.
Bank of America (BofA), qui achève à l’heure actuelle l’acquisition de Merrill Lynch, a remercié une vingtaine de hauts responsables, dans le cadre du plan annoncé de suppressions d’environ 30.000 à 35.000 postes. Le responsable des affaires juridiques Tim Mayopoulos ainsi que le patron des activités de particuliers de la Côte Ouest, Brad Dinsmore, ont fait les frais de ce projet.
Dans un entretien au journal, Thierry Breton, président du directoire d’Atos Origin, déclare qu’il veut ramener la SSII parmi les meilleures du secteur en termes de marge opérationnelle. Thierry Breton précise également que les conclusions de son plan d’amélioration des performances opérationnelles d’Atos seront connues au plus tard lors de la publication des résultats annuels le 18 février 2009.
Le gouvernement belge confirme la poursuite du projet avec BNP Paribas. En réponse à la décision de justice qui gèle l’opération, le gouvernement introduira une tierce opposition contre l’arrêt de la cour d’appel de Bruxelles. Il reste une question, quelle sera l’attitude des actionnaires?
Selon journal, qui cite des analystes de JP Morgan, les banques d’investissement, et principalement les groupes européens, pourraient faire face à 11,5 milliards de dollars de pertes liées à opérations avec des assureurs obligataires opérant sur des marchés de dérivés. Parmi les principales banques concernées figurent Royal Bank of Scotland, Natixis, Barclays, le Crédit Agricole et KBC.
Selon le quotidien, une part du capital de l’exploitant postal public britannique pourrait être cédée à un opérateur étranger, par exemple TNT ou DHL. Une participation d’« au moins un tiers » vaudrait probablement 3 milliards de livres, l’équivalent de 3,35 milliards d’euros. L’opération pourrait être annoncée aujourd’hui même.
S’appuyant sur un entretien accordé par le directeur financier du groupe, Brian Gladden, le quotidien rapporte que Dell envisage plusieurs acquisitions possibles, parmi lesquelles figurent des sociétés spécialisées dans les serveurs, les logiciels ou les systèmes de stockage. Le groupe en a les moyens, d’après le journal, qui souligne ses 9 milliards de dollars de trésorerie. D’ailleurs Brian Gladden a clairement expliqué que la taille de la cible n'était pas un problème. Le groupe a ainsi décidé de changer sa politique de croissance en ne comptant plus uniquement sur ses capacités de croissance interne, afin de continuer à concurrencer Hewlett-Packard, précise le journal.
Royal Dutch Shell, Nexen ou Petro-Canada ont ces dernières semaines renoncé ou repoussé des projets d’exploration en raison du repli du prix du baril. Selon Peter Jackson, analyste cité par le quotidien, ces délais pourraient réduire l’offre de quatre millions de barils par jour au cours des cinq prochaines années.
L’action du groupe allemand Siemens était orientée à la hausse (+2,62%) grâce à la perspective d’un règlement plus rapide que prévu et dans de meilleures conditions financières d’un litige aux Etats-Unis portant sur des faits de corruption présumés. Une source du secteur a rapporté vendredi que Siemens devrait débourser environ 800 millions de dollars pour mettre fin aux enquêtes du département américain de la Justice et de la SEC.
Au cours d’un point de presse, Hervé Novelli, secrétaire d’Etat aux PME et René Ricol, médiateur du crédit, ont affirmé que le dispositif en cours de déploiement pour faciliter le financement des PME a pour mission d’assister les entreprises au-delà de la seule problématique du crédit, en les soutenant dans leurs actions de développement à moyen terme. Quelque 2.000 dossiers ont été soumis aux services de ce nouveau personnage institutionnel depuis sa nomination en octobre et 500 d’entre eux ont été traités, dont 62% avec une issue positive. «Sur le terrain on constate un changement d’attitude positif des banques par rapport à la prise de risque vis-à-vis des PME», a estimé René Ricol en soulignant que les dossiers qui lui sont soumis actuellement relèvent de problèmes antérieurs à la crise.
CGG Veritas a annoncé le succès de son offre publique d'échange (OPE) amicale sur Wavefield après avoir obtenu 69,7% du capital de la société norvégienne. L’offre, lancée le 24 novembre, a clôturé le 12 décembre. CGG Veritas précise dans un communiqué avoir renoncé à sa décision de conditionner son offre à l’obtention de 85% du capital de sa cible.
Le distributeur textile suédois Hennes & Mauritz (H&M), a annoncé une baisse, plus marqué que prévu, de 4% de ses ventes d’une année sur l’autre à magasins comparables en novembre.