Le groupe diversifié a mis en avant la faiblesse de ses stocks de ferrailles et l’effet des restructurations attendu sur les activités françaises de son pôle aéroportuaire
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Derichebourg reste confiant dans le caractère structurel de la demande de ferrailles. «La reprise de la demande des matières premières secondaires, notamment ferreuses devrait intervenir à la fin du premier semestre, compte tenu des besoins d’infrastructure des pays émergents, de la Chine en particulier », explique Bernard Régis, directeur général du groupe diversifié opérant dans le recyclage des métaux, les services aéroportuaires et aux entreprises. A court terme l’activité Services à l’environnement du groupe (recyclage, 81% de l’EBE hors holding en 2007-2008) doit tout de même faire face à une chute «d’environ un tiers de ses volumes» au premier trimestre doublée d’un dégonflement des prix qui avait culminé au-delà de 400 euros la tonne de ferrailles cet été pour atteindre 165 euros aujourd’hui. Le dirigeant estime que ces niveaux ne sont pas préoccupants, le groupe ayant déjà connu des prix inférieurs à 100 euros et affichant des stocks structurellement faibles, inférieurs à dix jours. Il s’est également voulu rassurant sur la capacité du pôle services aéroportuaires (Servisair, 15% de l’EBE) à faire face à la conjoncture.
«Servisair bénéficiera des restructurations faites en France», annonce Bernard Régis, faisant référence à l’arrêt de l’activité de Servisair Roissy en février dernier, à la liquidation de Servisair Escales en avril et à la mise en œuvre actuellement négociée d’un plan social chez Servisair Assistance Pise Orly permettant d’économiser 2,1 millions d’euros en année pleine pour un coût déjà provisionné à hauteur de 1,7 million d’euros. Hors France, l’Ebitda du pôle aurait atteint 7,5% au cours de l’exercice 2007-2008 contre 6% publié et 3,8% sur l’exercice précédent. Interrogé sur l’éventualité de la cession du pôle services aéroportuaires eu égard au redressement opéré, le dirigeant a éludé la question.
Celui-ci estime que le point bas a été atteint pour le pôle Multiservices (4% de l’EBE). Globalement, le groupe a mis en avant sa capacité à traverser la crise, ainsi que le respect de ses covenants et de ses échéances bancaires. Signe de sa relative confiance, le conseil d’administration proposera à l’assemblée générale la distribution d’un dividende de 0,08 euro par action, contre 0,09 euro l’an passé.
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Luc Bigel, Hamza Akli, Adeline Le Bihan - DLA Piper France
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