Quand on lui demandait pourquoi il avait nommé comme premier président de la SEC Joseph Kennedy, expert en hautes et basses spéculations, Franklin Roosevelt répondait: «Il m’en fallait un de cette sorte pour attraper les autres.» De fait, le père du futur président assassiné allait faire remettre de l’ordre sur un marché dont il connaissait toutes les roueries. Hélas, ce temps n’est plus. Si l’affaire Madoff est un désastre pour l’industrie de la gestion, elle achève de déconsidérer cette tour de contrôle du marché. Pour rater un éléphant de cette taille s’ébrouant dans le corridor, il faut croire soit qu’elle est désormais peuplée d’enfants de chœur, soit déplorer sa malchance inouïe, soit admettre que son exceptionnel talent à regarder ailleurs, alors qu’elle a été plusieurs fois, et de sources variées, mise en garde sur le caractère anormal des performances affichées par Bernard Madoff, est suspect. Faut-il y voir l’effet d’une complaisance inavouée à l’égard d’un ancien président du Nasdaq que ses compétences et son entregent avaient mis dans les petits papiers du régulateur? Faut-il redouter pis? Quoi qu’il en soit, les investisseurs du monde entier, qu’ils aient ou non fait les frais de cette déconfiture, constatent que la première Place du monde dispose d’un système de régulation digne des meilleures années de la rue Quincampoix. Le tandem Obama-Geithner n’a pas de chantier de reconstruction plus important ni plus urgent.
La société de gestion fondée par Edouard Carmignac aborde une nouvelle phase de développement après l'arrivée récente de Christophe Arzano. Cette activité, qui pèse près d'un milliard d'encours, compte une dizaine de collaborateurs, dont trois ont été recrutés sur les douze derniers mois.
Le géant de l’intelligence artificielle va émettre de nouvelles actions via diverses opérations, y compris la création de nouveaux titres de dépôt. Berkshire Hathaway investira pour 10 milliards de dollars.
Luc Bigel, Hamza Akli, Adeline Le Bihan - DLA Piper France
Le marché de la cyberassurance a besoin de règles claires, pour conjuguer trois impératifs : la rapidité de la réponse opérationnelle, la loyauté de l’information transmise aux autorités et la prévisibilité de l’indemnisation, estiment les avocats de DLA Piper.
La société d’investissement boucle son septième fonds à 3,9 milliards d’euros, contre 3 milliards initialement visé. Il succède à un vintage de 2,3 milliards en 2023.
Avec 314 milliards d'euros d'actifs hors unités de compte, CNP Assurances maintient une exposition délibérément contenue à la dette privée, autour de 4% de son allocation. Sa directrice des investissements France défend une approche pragmatique sur une classe d'actifs qu'elle juge mal servie par les débats récents.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
La loi d'urgence agricole, texte à haut risque pour le gouvernement, a franchi la première étape de son parcours parlementaire dans les temps. L'exécutif assure que le projet de loi en ressort plutôt préservé, malgré des réécritures d'ampleur dictées par LFI et le RN
Selon plusieurs sources américaines citées par Axios, Donald Trump aurait reproché à Benjamin Netanyahu l'escalade militaire menée par Israël au Liban, lundi 1er juin. Celle-ci pourrait mettre en péril les négociations en cours avec l'Iran
Si le philosophe et psychanalyste Cornelius Castoriadis critiquait en août 1998 les Balladur, Bérégovoy et autres Chirac en pointant le « devenir nul de la politique », que dirait-il aujourd'hui de la trentaine de candidats à l'élection présidentielle ?