Les assureurs doivent mieux communiquer sur leur gestion des risques
Dans une étude, KPMG souligne la très grande diversité existant en la matière, mais compte sur la réglementation pour l’homogénéiser
Publié le
Alexandre Boksenbaum
De l’hétérogénéité avérée à l’homogénéité espérée. Pour sa 21e étude portant sur la communication financière des groupes d’assurance (à lire dans l’onglet «Aller plus loin»), KPMG a analysé l’information concernant la gestion des risques. Pour cela, le cabinet a étudié la communication de 24 groupes, dans leur ensemble ou comme simple filiale, ayant différentes natures d’activités, et obéissant à différentes réglementations.
Cette étude, qui ne prend pas en compte les éléments de la crise financière publiés cette année puisqu’elle ne s’appuie que sur les états financiers de 2007, fait état de la très grande diversité qui règne en la matière, quantitativement comme qualitativement. Une hétérogénéité renforcée par les obligations pesant sur les sociétés selon qu’elles sont cotées ou non, qu’elles répondent ou non aux normes comptables IFRS, ou qu’elles publient en français ou en anglais. Seul point de convergence, la définition des risques qui reprend pour beaucoup celle liée à Solvabilité 2, à l’exception de risques portant sur des activités particulières comme l’assurance crédit ou pour le risque opérationnel.
La diversité reste toutefois de mise et se retrouve jusque dans les fonctions. S’il y a eu une forte évolution organisationnelle dans les sociétés, les intitulés comme les missions ne sont pas les mêmes. De fait, on retrouve des fonctions allant de la seule gestion des risques au contrôle interne.
En outre, les groupes qui communiquent le plus en matière de gestion des risques sont davantage ceux qui maîtrisent cette question et certains modèles d’évaluation. Ils cherchent ainsi à mettre en avant leurs propres forces. En la matière, KPMG croit que la communication autour de la gestion des risques sera un élément de différenciation par rapport à la concurrence et un moyen de rassurer les investisseurs et les partenaires, plus qu’une simple réponse aux nouvelles réglementations.
La réglementation est d’ailleurs au cœur des préoccupations et des projets des groupes, car s’il y a une volonté réelle pour les sociétés de communiquer sur leur gestion des risques, cela reste une amorce et doit encore être affinée. En l’espèce, Solvabilité 2 devrait permettre, d’après le cabinet, d’homogénéiser l’ensemble de cette communication, tandis que la crise actuelle devrait assurer le développement de la quantité et de la qualité de ce type d’information.
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