Dans le cadre d’un appel d’offres pour lequel étaient en lice fonds d’investissement et acteurs industriels, Spef LBO, filiale de Natixis Private Equity, a remporté la mise et réalisé une opération de management buy-in sur CFCA, groupe spécialisé dans la conception et la fabrication de câblages et faisceaux. Le fonds d’investissement a acquis auprès des deux précédents actionnaires (deux anciens cadres de CFCA) une part majoritaire dans la société, aux côtés d’un industriel, Oliver Schmeer. La banque Esperito Santo et de la Vénétie (BESV) a structuré l’ensemble de l’opération, l’option d’une syndication ayant été donnée mais n’étant pour l’heure pas prévue. A la suite de la restructuration de son capital, CFCA, qui enregistre une croissance à deux chiffres de son activité, bénéficiera d’une nouvelle impulsion pour poursuivre son expansion sur le marché de l’Europe de l’Est.
Troisième opération de mezzanine « sponsorless » (sans recours aux fonds propres d’un fonds de LBO) pour ActoMezzanine, dont le premier véhicule est déjà investi à près de 40 %. La filiale de Finama Private Equity a apporté à Vignal Systems une douzaine de millions en fonds propres (contrôlant ainsi 40 % du capital), permettant à Jean-Louis Coutin de reprendre le contrôle de son entreprise avec l’aide d’une demi-douzaine de cadres dirigeants. La valeur d’entreprise est comprise entre 35 et 40 millions d’euros. La dette, qui représente entre 60 % et 65 % de ce montant, comprend un financement mezzanine de 12 à 13 millions d’euros. Celui-ci est composé d’une mezzanine senior, remboursable in fine, et d’une mezzanine junior, dont les intérêts sont pay in kind (payables en cash ou en titres). Les deux bénéficient également de bons de souscription en action.
Pas de surprise pour ce qui est jusqu’à présent la plus grosse opération de LBO depuis le début de l’année en France : pressentis l’année dernière et présélectionnés fin décembre par Kesa Electricals, Colony Capital (spécialisé dans les deals à forte composante immobilière), Goldman Sachs Private Equity et Merchant Equity Partners (fonds britannique spécialisé dans la distribution) ont acquis le français But. La valeur d’entreprise pour la chaîne de 112 magasins d’ameublement, 4.000 salariés et environ 900 millions d’euros de chiffres d’affaires a été fixée à 550 millions d’euros. L’endettement est relativement important eu égard aux conditions de marché actuelles. Mais la composante immobilière marquée de la transaction, facilitant la mise en place de sûretés, est à même de rassurer les financiers. D’autant plus que Goldman Sachs intervient en fonds propres comme en dette…
L'établissement français veut développer sa présence en Europe, au moment où on lui prête de nouvelles dépréciations. Une stratégie qui ne fait pas l'unanimité
En acquérant SGCC, MSC (principale société de la holding Tiama, aux côtés d’Edixia) a permis à LBO France de refinancer la dette de Tiama (qui présente désormais un levier inférieur). Aujourd’hui, les dirigeants des trois spécialistes dans les instruments de contrôle dans l’industrie du verre en détiennent 30%. L’opération fut «sportive» : au moment où LBO France acquérait MSC-Tiama auprès de 3i durant l’été 2007, plusieurs fonds ayant échoué à cet appel d’offres proposèrent à Atria de céder SGCC. Ne voulant pas rater l’occasion mais accaparés par leur propre opération, les dirigeants de MSC et LBO France ont redoublé d’efforts et finalement déposé une offre, deux mois après les autres prétendants. Concurrents mais ayant des objectifs complémentaires, MSC et SGCC ont dû mettre en place un processus de dataroom dans lequel les protagonistes s’échangeaient simultanément le même niveau d’information.
La France «n’a pas une croissance suffisante. […] Seule une croissance soutenue et régulièrement forte peut permettre à notre pays de rester un pays riche» a indiqué la présidente du Medef sur RMC et BFM TV
La croissance pour la zone euro en 2008, est désormais estimée à 1,8% du PIB contre 2,2% prévus en novembre dernier, mais elle envisage un rebond au second semestre 2008. La France connaîtrait une croissance d'à peine 1,7% en 2008, contre 2,0% prévus en novembre, et l’Allemagne enregistrerait une décélération encore plus marquée, à 1,6% contre 2,1% prévus.
Le producteur de nickel, de managanèse et d’aciers spéciaux a annoncé une hausse de 82% de son résultat net à 582 millions d’euros l’an dernier et un quasi-doublement de son résultat opérationnel courant à 1,2 milliard sur un chiffre d’affaires de près de 3,8 milliards (+24%), soit une marge de 32% contre 20% un an auparavant.
L’Agence France Trésor annonce l’adjudication, le lundi 25 février, d’un montant global de 5,1 milliards d’euros de bons du Trésor (BTF). Cette opération portera sur 1,0 milliard d’euros de bons à 10 semaines qui arriveront à échéance le 07/05/08, 2,5 milliards d’euros de bons à 13 semaines, à échéance du 29/05/08, et sur 1,6 milliard d’euros de bons à 50 semaines, à échéance du 12/02/09.
La crise qui continue de secouer la finance mondiale illustre le rôle crucial du risque de liquidité pour le secteur bancaire. La Banque des règlements internationaux (BRI), qui travaille sur le sujet depuis la fin 2006, estime notamment que les banques ont très largement sous-estimé le risque de liquidité et qu’elles doivent en conséquence renforcer la gestion de ce risque, notamment en mettant en place des stress tests beaucoup plus sophistiqués. «Définir un niveau approprié de stress constitue un formidable défi à la fois pour les banques et les superviseurs», souligne le rapport de la Banque (Liquidity risk: management and supervisory challenges)
Dresdner Bank, filiale d’Allianz, annonce qu’elle se voit contrainte de consentir un prêt à l’un de ses véhicules d’investissements structurés (SIV), K2, fort de près de 19 milliards de dollars d’actifs, pour lui permettre de refinancer sa dette senior.
La résultat net de l’assureur s'élève à 793 millions d’euros contre 600 millionss pour 2007 en progression de 32,2%. Le chiffre d’affaires est lui en hausse de 5,7% à 12,133 milliards. L’assureur précise qu'à périmètre et changes constants, il a progressé de 2,2% (+1,7% pour les seules activités d’assurance). Groupama indique n’avoir aucune exposition au subprime ni aux assureurs monoline.
L’assureur allemand a fait état jeudi d’une baisse de plus de moitié de son bénéfice net au titre du quatrième trimestre 2007, il s’est élevé à 665 millions d’euros après un profit net de 1,372 milliard du quatrième trimestre 2006. Dresdner Bank a accusé une perte d’exploitation de 453 millions d’euros au quatrième trimestre sous l’effet des dépréciations d’actifs. Au total sur l’ensemble de 2007, Dresdner a dû passer pour 1,5 milliard d’euros de dépréciations liées aux subprime.
La Société générale a publié jeudi un bénéfice net, part du groupe, de 947 millions d’euros au titre de 2007. Le résultat intègre l’impact de dépréciations liées à la crise des marchés du crédit et du débouclement de positions accumulées frauduleusement par un trader. Le président de la Société générale, Daniel Bouton, a indiqué ne pas envisager d’importantes acquisitions en 2008 après la prise de contrôle de la banque russe Rosbank, fin 2007. «Le modèle de développement de la Société générale est tellement solide que, malgré le cumul de la fraude et des dépréciations ( 2,6 milliards d’euros liées à la crise financière), elle est restée profitable et même substantiellement», a dit le président. Concernant la BFI, Daniel Bouton a confirmé que le premier semestre 2008 serait en retrait, le temps qu’un renforcement du contrôle du risque opérationnel.Mais il s’est dit confiant que cette banque de financement et d’investissement serait à nouveau très compétitive pour atteindre les nouveaux objectifs fixés à l’horizon 2009-2010.
Alors que la Société Générale lance aujourd’hui une augmentation de capital de 5,5 milliards d’euros dont le succès s’avère crucial pour la banque, nos lecteurs sont une large majorité à considérer d’un œil favorable le déroulement de l’opération. Trois quarts d’entre eux jugent la décote suffisamment importante pour faire oublier les incertitudes qui pèsent sur le secteur bancaire.
Depuis plusieurs jours, les marchés de crédit bruissent en effet de rumeurs de liquidation de structures à fort effet de levier (L’Agefi Edition de 7h du 12 février). En première ligne, les CDO synthétiques (collateralized debt obligations) mais aussi les CPDO (constant proportion debt obligations), dont l’agence S&P a encore dégradé hier 28 exemplaires. Ces produits structurés vendent de la protection en échange d’une prime à travers des credit default swaps (CDS), en utilisant un effet de levier pouvant aller jusqu’à 15 fois dans le cas des CPDO.
Le groupe anticipe néanmoins un milliard d’euros d’Ebitda additionnel d’ici à 2010. Les investissements progresseront de 7,5 à 10 milliards d’euros cette année
La banque a détaillé sa stratégie dans chacun de ses métiers, mais s’est gardée de faire des prévisions dans la banque de financement et d’investissement
Peu affectée par la crise, la banque a donné des prévisions pour chacun de ses métiers à l’horizon 2010 et juge «pas illogique» un rachat des banques régionales de HSBC France. Elle ne s’est toutefois pas prononcée sur le développement de la banque de financement et d’investissement au-delà de la fin de l’année