ING moins touchée par la crise du subprime que ne le craignait le marché
Comparée à d’autres banques, ING se veut rassurante quant à son exposition à la crise du subprime. La banque néerlandaise, dans sa présentation, a d’ailleurs cherché à rassurer les investisseurs. Le groupe a ainsi fait état d’une charge avant impôt pour dépréciation en rapport avec la crise du subprime de 194 millions d’euros au dernier trimestre 2007, qui a été compensée par la plus-value de 1,03 milliard d’euros liée à la cession de sa participation dans ABN Amro. Par ailleurs, ING a souligné qu’elle n’a pas eu à enregistrer de dépréciation sur ses portefeuilles dits Alt-A portant sur des titres adossés à des crédits hypothécaires résidentiels (RMBS). Le groupe a tout de même dû enregistrer une réévaluation négative de 751 millions d’euros sur ses investissements dans le subprime, le Alt-A, et les collateralized debt obligations (CDO), mais qui n’a pas été directement comptabilisée comme une perte. La banque a cependant tenu à préciser que la crise du crédit avait eu un impact limité sur ses comptes en raison de son «profil et de sa solidité en matière de gestion des risques». En outre, ING a expliqué ne pas être exposée aux problèmes actuels des monolines et qu’il n’y a pas de risque résiduel. Ainsi, la banque a pu afficher un bénéfice net de 2,48 milliards d’euros pour le quatrième trimestre 2007, soit 18% de plus qu’en 2006 et 6% de mieux que le consensus.
Les analystes devraient donc se montrer satisfaits de ces annonces, d’autant plus qu’ils s’attendaient à des dépréciations beaucoup plus lourdes, entre 200 millions et 1 milliard d’euros selon Reuters, avec notamment des charges liées aux Alt-A RMBS. D’ailleurs, Paul Beijsens, analyste chez Theodoor Gilissen Bankiers, a déclaré qu’ING était «une bonne et solide société car elle sait bien profiter des opportunités sur les marchés émergents, particulièrement en Amérique latine et en Asie».
Pour l’exercice en cours, ING se dit en position de réaliser de nouvelles acquisitions et d’assurer sa croissance organique, l’objectif étant de renforcer sa présence et de se concentrer sur la banque, l’investissement, l’assurance vie et les produits liés aux retraites.
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