Le développement de PriceMinister pourrait passer par la Bourse
Le groupe de commerce en ligne veut accélérer sa politique de croissance externe. Pour cela, il réfléchit activement à sa prochaine introduction
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L’année 2008 devrait marquer un tournant dans l’histoire de PriceMinister. Après plus de sept années passées aux côtés de business angels et de fonds de capital-investissement, le groupe de commerce en ligne, leader européen de l’achat-vente garanti sur internet, pourrait se frotter aux marchés financiers dès cette année. Ce alors que Pierre Kosciusko-Morizet, cofondateur et PDG de PriceMinister, entend «accélérer» sa politique de croissance externe amorcée l’an dernier.
En 2007, le groupe a procédé à quatre acquisitions. A commencer au mois de mars par Mixad, opérateur du réseau de diffusion de petites annonces du même nom, et éditeur des sites 321auto.com, 321moto.com et auto-evasion.com.
PriceMinister s’est ensuite porté acquéreur, en juin, de Groupe A Vendre A Louer, l’un des leaders de la communication immobilière. Il s’est enfin positionné sur le marché du voyage et du tourisme en rachetant coup sur coup Planetanoo en août, puis Voyagermoinscher.com en décembre.
Diversifiées, toutes ces opérations de croissance externe ont pourtant de nombreux points communs. «Le métier de ces sociétés repose sur une logique d’intermédiation, avec une mise en relation où la dimension grand public est centrale, une absence de stocks et des coûts essentiellement fixes», résume Pierre Kosciusko-Morizet. Elles permettent également d’intégrer des managers expérimentés sur leurs domaines de compétences respectifs : ainsi, Patrick Touzé, président de Mixad, a pris la direction du pôle automobile de PriceMinister. De la même manière, Olivier Seners, PDG du Groupe A Vendre A Louer, s’est vu confier la tête du pôle immobilier du groupe et Elie Curetti, président-fondateur de Planetanoo, celle du pôle voyages.
Ces transactions, dont les détails n’ont pas été dévoilés, ont été financées de façon mixte, par le cash-flow généré par PriceMinister, recours à l’endettement et échange de titres.
Pour l’avenir, la logique d’acquisitions devrait rester la même, toujours centrée sur des métiers d’intermédiation et sur de nouvelles thématiques. «Il s’agit d’exploiter les synergies d’audience dont peuvent bénéficier les sites acquis grâce au trafic de PriceMinister, qui rassemble plus de 1,5 million de visites par jour en France», précise Pierre Kosciusko-Morizet.
Financièrement, «trois possibilités se présentent à nous : soit la vente de la société, soit le recours au LBO (leveraged buy-out), soit l’introduction en Bourse», expose le dirigeant. Or, cette dernière, qui permettrait de préserver l’indépendance de PriceMinister (les quatre fondateurs détiennent environ un tiers du capital) semble être privilégiée, malgré les conditions de marché. «Je ne peux pas confirmer ou infirmer notre projet d’introduction en Bourse, mais je peux confirmer que nous y réfléchissons activement», abonde le PDG, qui précise qu’en cas de lancement de l’opération, elle se déroulerait «sur EurolistB».
Si PriceMinister fait le choix de la Bourse, l’opération s’effectuerait principalement au travers d’une augmentation de capital. La Lettre de l’Expansion rapportait récemment que l’opération, qui pourrait avoir lieu en avril ou mai, permettrait de lever de 300 à 500 millions d’euros. Ce qui en ferait l’une des opérations les plus remarquées de l’année sur un marché, pour l’heure, au ralenti.
Le schéma pourrait aussi inclure une cession de titres. PriceMinister compte parmi ses actionnaires les fonds Atlas, investisseur historique de Mixad, 3i et Quilvest, capital-investisseurs entrés en février 2005 dans PriceMinister, ainsi que des personnes physiques comme Nicolas Dufourcq, ex-PDG de Wanadoo et directeur financier de CapGemini, lui aussi entré il y a bientôt trois ans. Lors de cette opération, le groupe était déjà présenté comme un «candidat naturel à une entrée en Bourse».
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