Le FMI toujours sourcilleux face aux déséquilibres du commerce mondial
La voie choisie semble bien être la bonne, mais le chemin à parcourir est encore long et sinueux. Selon le Fonds monétaire international (FMI), le montant total des déséquilibres commerciaux, soit environ 5% de la richesse mondiale, a atteint des plus hauts en 2006 et 2007. Las, beaucoup reste encore à faire pour y remettre de l’ordre.
Au regard des récents événements ayant secoué les marchés financiers, le FMI a publié une étude de suivi d’une consultation menée depuis deux ans en relation avec les principales économies concernées, à savoir les Etats-Unis, la zone euro, le Japon, la Chine et l’Arabie Saoudite.
Le Fonds entend, dans ce cadre, promouvoir des mesures visant à la réduction sereine et progressive de déséquilibres commerciaux jugés «préoccupants», sans mettre à mal le ressort de la croissance économique. Cette double attention est bien le «défi majeur» pour les dirigeants mondiaux, selon le directeur général adjoint du FMI, John Lipsky. L’hypothèse de tout ajustement désordonné du fait d’une confiance encore «fragile» demeure une «réelle inquiétude» pour le Fonds.
L’an passé, le ralentissement économique aux Etats-Unis et la faiblesse du dollar ont largement soutenu le repli du déficit du pays. Mais en dépit de réalisations encourageantes, il en faudra davantage pour pérenniser la tendance. Le FMI revient notamment sur l’impérieuse nécessité à ses yeux d’une plus grande flexibilité accordée par Pékin au yuan. Au sein de l’autre économie nettement excédentaire scrutée par l’institution internationale, l’Arabie Saoudite, les dépenses publiques doivent encore être accrues, notamment dans le domaine des infrastructures, cela au regard de pressions inflationnistes persistantes.
En parallèle, le FMI préconise la poursuite naturellement au Japon de mesures susceptibles de dynamiser la demande intérieure. Sur le Vieux Continent, les répercussions sur les résultats des acteurs du secteur bancaire ont clairement souligné l’exigence d’une intégration financière européenne renforcée. Aux Etats-Unis enfin, le nécessaire plan de soutien à l’économie ne doit être que «temporaire et ciblé» pour espérer respecter les objectifs budgétaires à moyen terme.
Pour autant, le FMI tient à s’inquiéter à nouveau de la volatilité des prix pétroliers, dont la hausse pourrait mettre à mal la normalisation des balances commerciales.
Plus d'articles du même thème
-
Airbus se dirige vers un deuxième trimestre réjouissant
Si la menace du chinois Comac plane toujours à l'horizon, l'amélioration du rythme de livraisons en fin de trimestre dissipe les doutes du début d'exercice. -
Partisan du "gating", Partners Group n'en subit pas moins le contrecoup en Bourse
Partie de la dette privée, la vague des demandes de rachats s'étend aux véhicules de private equity. Partners Group a beau avoir largement averti qu'il limiterait le cas échéant les possibilités de sortie des investisseurs pour protéger la capacité d'investissement de ses fonds evergreen, l'activation du "gating" de son fonds Global Value fait plonger son cours de Bourse. -
L’OCDE revoit à la marge ses prévisions mais craint un conflit long au Moyen-Orient
L’institution anticipe désormais une croissance de 2,8% cette année avec une forte hausse de l’inflation, dans son scénario central d’une résolution rapide du conflit. S’il dure, la croissance pourrait chuter à des niveaux observés pendant les crises majeures. -
L'activité s'est moins contractée que prévu dans la zone euro en mai
L'indice PMI composite de la région a nettement moins baissé le mois dernier qu'anticipé par une première estimation publiée le 21 mai. La dégradation reste particulièrement marquée en France. -
Tuttle Capital introduit sur la Bourse américaine un ETF dédié à la mémoire IA
Tuttle Capital mise sur un secteur stratégique, sous tension depuis 2025, où la mémoire HBM est le pilier des accélérateurs d’intelligence artificielle. -
Le déploiement de l’IA en entreprise reste à la merci d’une maîtrise de la donnée
L’enquête OneStream relève que la culture française du strict contrôle en amont freine la valorisation opérationnelle.
ETF à la Une
WisdomTree commercialise WDIG pour investir dans les métaux stratégiques clés
- L’AMF s’apprête à clarifier les obligations des sociétés de gestion en matière de rémunération des distributeurs
- LBP AM et La Financière de l’Echiquier annoncent leur projet de fusion
- Sanso Longchamp AM gagne pour la première fois l'Alpha League Table
- James Reynolds (GSAM International) : «Il y aura une dispersion croissante des performances en crédit privé»
- Des investisseurs nordiques veulent empêcher le retour des forages arctiques
Contenu de nos partenaires
-
A l’attaqueLes chinois Anta et Li-Ning prêts à tacler Adidas et Nike
Après avoir consolidé leur place sur leur propre marché, les équipementiers chinois prennent pied aux Etats-Unis -
Les Etats-Unis veulent instaurer de nouveaux droits de douane, au nom de la lutte contre le travail forcé
Désavouée par la justice, l'administration Trump souhaite imposer de nouveaux droits de douane de 10 à 12,5 % à une soixantaine de partenaires commerciaux, dont l'Union européenne. Washington leur reproche de ne pas s'attaquer au problème du travail forcé -
Market logicPlacements : ignorez le bruit des tarifs douaniers, les valeurs boursières le feront
Rien n’influence davantage les marchés actions que les surprises. Or, la terreur des tarifs douaniers a perdu son effet de surprise, quoi que décide Donald Trump à l’avenir